LE DIABLE AU CORPS

DIAVOLO IN CORPO

0h 1min
1986
Story of DIAVOLO IN CORPO
DIAVOLO IN CORPO LE DIABLE AU CORPS Andrea Raimondi, lycéen romain, contemple avec ses camarades de classe le spectacle d’une femme qui veut se jeter d’un toit voisin : il remarque la belle Giulia Dozza qui assiste à la scène depuis une terrasse proche et en tombe immédiatement amoureux. S’éclipsant de sa classe, il la suit et la retrouve dans un tribunal où elle assiste au procès de membres des Brigades rouges, parmi lesquels son fiancé Giacomo, un repenti qui a accepté de « parler » pour bénéficier de l’indulgence prévue par la loi. Giulia et Andrea deviennent amants et se retrouvent dans l’appartement que la jeune femme doit occuper avec Giacomo après sa libération. Leurs parents s’inquiètent de leur liaison, surtout le père d’Andrea, un psychanalyste qui a eu Giulia comme patiente et la croit folle. Andrea n’a pas négligé ses études et passe brillamment l’oral du baccalauréat tandis que Giulia, délaissant son fiancé qui vient d’être mis en liberté provisoire, assiste à sa prestation avec des larmes de bonheur dans les yeux.   « Cette adaptation très libre du roman de Radiguet (qui n’est pas mentionné au générique) est entourée d’un parfum de "scandale" du fait d’une courte scène de fellation. Mais le film offre tout de même un autre intérêt qu’érotique même si on peut y admirer sous tous les angles la plastique sculpturale de Maruschka Detmers. Reprenant un thème qu’il avait déjà abordé dans Les yeux, la bouche, celui des militants désireux de réinsertion sociale, Bellocchio situe l’amour fou de Giulia et d’Andrea dans l’environnement d’un procès de "brigadistes", le fiancé de la jeune femme étant un "repenti" qui a accepté de parler pour bénéficier de la mansuétude légale. Ce contexte politique arbitraire (mais très important pour le public italien) permet au cinéaste de revenir sur le thème de la désillusion militante (…) L’apolitique, comme le repenti, sont pour lui ce qu’il appelle « l’illustration du réalisme dramatique de l’Italie d’aujourd’hui. Et un autre thème familier se greffe ici, le "famille, je vous hais" des Poings dans les poches, en l’occurrence la révolte d’Andrea contre son père, un psychanalyste beaucoup moins équilibré que lui. Une atmosphère de folie pèse sur le film, Giulia se jetant dans l’amour comme pour se détruire. » Marcel MARTIN, (La Revue du Cinéma)
    • DIAVOLO IN CORPO

      LE DIABLE AU CORPS

      Andrea Raimondi, lycéen romain, contemple avec ses camarades de classe le spectacle d’une femme qui veut se jeter d’un toit voisin : il remarque la belle Giulia Dozza qui assiste à la scène depuis une terrasse proche et en tombe immédiatement amoureux. S’éclipsant de sa classe, il la suit et la retrouve dans un tribunal où elle assiste au procès de membres des Brigades rouges, parmi lesquels son fiancé Giacomo, un repenti qui a accepté de « parler » pour bénéficier de l’indulgence prévue par la loi. Giulia et Andrea deviennent amants et se retrouvent dans l’appartement que la jeune femme doit occuper avec Giacomo après sa libération. Leurs parents s’inquiètent de leur liaison, surtout le père d’Andrea, un psychanalyste qui a eu Giulia comme patiente et la croit folle. Andrea n’a pas négligé ses études et passe brillamment l’oral du baccalauréat tandis que Giulia, délaissant son fiancé qui vient d’être mis en liberté provisoire, assiste à sa prestation avec des larmes de bonheur dans les yeux.

       

      « Cette adaptation très libre du roman de Radiguet (qui n’est pas mentionné au générique) est entourée d’un parfum de "scandale" du fait d’une courte scène de fellation. Mais le film offre tout de même un autre intérêt qu’érotique même si on peut y admirer sous tous les angles la plastique sculpturale de Maruschka Detmers. Reprenant un thème qu’il avait déjà abordé dans Les yeux, la bouche, celui des militants désireux de réinsertion sociale, Bellocchio situe l’amour fou de Giulia et d’Andrea dans l’environnement d’un procès de "brigadistes", le fiancé de la jeune femme étant un "repenti" qui a accepté de parler pour bénéficier de la mansuétude légale. Ce contexte politique arbitraire (mais très important pour le public italien) permet au cinéaste de revenir sur le thème de la désillusion militante (…)

      L’apolitique, comme le repenti, sont pour lui ce qu’il appelle « l’illustration du réalisme dramatique de l’Italie d’aujourd’hui. Et un autre thème familier se greffe ici, le "famille, je vous hais" des Poings dans les poches, en l’occurrence la révolte d’Andrea contre son père, un psychanalyste beaucoup moins équilibré que lui. Une atmosphère de folie pèse sur le film, Giulia se jetant dans l’amour comme pour se détruire. »

      Marcel MARTIN, (La Revue du Cinéma)

    • Réalisation
      Marco Bellochio
    • Scenario
      Marco Bellochio, Enrico Palandri, Ennio De Concini
    • Image
      Giuseppe Lanci
    • Montage
      Mirco Garrone
    • Musique
      Carlo Crivelli
    • Producer (s)
      Leo Pescarolo, Stéphane Sorlat
    • Productions
      LP Film (Rome) – Istituto Luce – Films Sextile (Paris)
    • Interprètes
      Maruschka Detmers, Federico Pitzalis, Anita Laurenzi, Ricardo De Torrebruna, Alberto Di Stasio, Anna Orso, Claudio Botosso
    • Année
      1986
    • Durée
      1h 50
    • Pays de production
      Italie, France
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