DRAQUILA – L’ITALIA CHE TREMA

DRAQUILA – L’ITALIA CHE TREMA

DRAQUILA - L'ITALIE QUI TREMBLE

Sabina Guzzanti

0h 1min
2021
Story of DRAQUILA – L’ITALIA CHE TREMA
DRAQUILA - L'ITALIA CHE TREMA DRAQUILA - L'ITALIE QUI TREMBLE

Dans la nuit du 5 au 6 avril 2009, un séisme, devenu tristement célèbre, frappe la région des Abruzzes. Une catastrophe pour beaucoup, une aubaine pour d’autres.

Tandis que la ville de L’Aquila est complètement anéantie, que de nombreux secours viennent soutenir les habitants, un homme y voit l’opportunité de redorer son image et de faire fructifier ses affaires. Si ce documentaire choisit le tremblement de terre comme toile de fond, le véritable épicentre en est Silvio Berlusconi. Sous la cape de ce Draquila, la région des Abruzzes devient le terrain d’une escroquerie menée par l’État, qui vise la mise en place d’un grand projet urbain, longtemps désiré par le Président du Conseil italien. Bénéficiant d’un droit qui permet au gouvernement de déroger aux lois en cas de situation d’urgence, « il Cavaliere » profite de ces événements dramatiques pour utiliser ses pleins pouvoirs. Exclusion des populations sinistrées, réécriture ou interprétations frauduleuses des lois environnementales, implications mafieuses, tous les moyens sont bons pour mener à bien ses desseins.

 

Énième attaque contre le Premier Ministre par le biais du cinéma… L'auteur en est Sabina Guzzanti, Michael Moore en jupon, qui essaye, sans succès et sans satire, de discréditer l'image du Premier Ministre Berlusconi. Déjà par son titre, Draquila - L’Italie qui tremble, ce docu-fiction voudrait souligner que notre Premier Ministre s’est transformé en un vampire qui n'a pas hésité à sucer le sang des victimes du tremblement de terre juste pour accroître sa popularité. […] Au-delà du contenu discutable (et improbable : dans les camps seraient arrivées des ordonnances interdisant de boire du café ou du coca), le film échoue. Il ne révèle rien d'intéressant. C’est mal filmé. C'est ennuyeux et prétentieux. Il voudrait faire passer les Italiens pour des crétins qui voteraient consciemment pour un malandrin.

Dina D’Isa, Il Tempo, 4 mai 2010

 

Draquila - L’Italie qui tremble est une enquête sur la douleur d'une terre dévastée. Un film sérieux. L’art seul est en mesure de communiquer la souffrance d’autrui. Mais c’est aussi un film comique qui fustige ceux qui ont transformé une catastrophe en une superaffaire immobilière afin d’accroître leur popularité et de multiplier leurs bénéfices. C’est un film d'horreur, avec Dracula, ses disciples et leurs valets en quête de sang humain. Un document pétrifiant qui ne concerne pas que « l’invasion des profanateurs » à L'Aquila et aux alentours après le séisme, mais aussi, comme une traînée de poudre, la propagation d’une forme nouvelle et subtile, peu perceptible pour l’instant, d’un État parallèle, voire d’une dictature, déguisée ou en costume trois pièces... Dans Draquila - L’Italie qui tremble, il n’y a pas de quoi rire. Sabina Guzzanti, la Michael Moore italienne, moins journaliste que lui mais plus comique (généralement), se laisse submerger par la douleur.

Roberto Silvestri, Il Manifesto, 4 mai 2010

    • DRAQUILA - L'ITALIA CHE TREMA

      DRAQUILA - L'ITALIE QUI TREMBLE

      Dans la nuit du 5 au 6 avril 2009, un séisme, devenu tristement célèbre, frappe la région des Abruzzes. Une catastrophe pour beaucoup, une aubaine pour d’autres.

      Tandis que la ville de L’Aquila est complètement anéantie, que de nombreux secours viennent soutenir les habitants, un homme y voit l’opportunité de redorer son image et de faire fructifier ses affaires. Si ce documentaire choisit le tremblement de terre comme toile de fond, le véritable épicentre en est Silvio Berlusconi. Sous la cape de ce Draquila, la région des Abruzzes devient le terrain d’une escroquerie menée par l’État, qui vise la mise en place d’un grand projet urbain, longtemps désiré par le Président du Conseil italien. Bénéficiant d’un droit qui permet au gouvernement de déroger aux lois en cas de situation d’urgence, « il Cavaliere » profite de ces événements dramatiques pour utiliser ses pleins pouvoirs. Exclusion des populations sinistrées, réécriture ou interprétations frauduleuses des lois environnementales, implications mafieuses, tous les moyens sont bons pour mener à bien ses desseins.

       

      Énième attaque contre le Premier Ministre par le biais du cinéma… L'auteur en est Sabina Guzzanti, Michael Moore en jupon, qui essaye, sans succès et sans satire, de discréditer l'image du Premier Ministre Berlusconi. Déjà par son titre, Draquila - L’Italie qui tremble, ce docu-fiction voudrait souligner que notre Premier Ministre s’est transformé en un vampire qui n'a pas hésité à sucer le sang des victimes du tremblement de terre juste pour accroître sa popularité. […] Au-delà du contenu discutable (et improbable : dans les camps seraient arrivées des ordonnances interdisant de boire du café ou du coca), le film échoue. Il ne révèle rien d'intéressant. C’est mal filmé. C'est ennuyeux et prétentieux. Il voudrait faire passer les Italiens pour des crétins qui voteraient consciemment pour un malandrin.

      Dina D’Isa, Il Tempo, 4 mai 2010

       

      Draquila - L’Italie qui tremble est une enquête sur la douleur d'une terre dévastée. Un film sérieux. L’art seul est en mesure de communiquer la souffrance d’autrui. Mais c’est aussi un film comique qui fustige ceux qui ont transformé une catastrophe en une superaffaire immobilière afin d’accroître leur popularité et de multiplier leurs bénéfices. C’est un film d'horreur, avec Dracula, ses disciples et leurs valets en quête de sang humain. Un document pétrifiant qui ne concerne pas que « l’invasion des profanateurs » à L'Aquila et aux alentours après le séisme, mais aussi, comme une traînée de poudre, la propagation d’une forme nouvelle et subtile, peu perceptible pour l’instant, d’un État parallèle, voire d’une dictature, déguisée ou en costume trois pièces... Dans Draquila - L’Italie qui tremble, il n’y a pas de quoi rire. Sabina Guzzanti, la Michael Moore italienne, moins journaliste que lui mais plus comique (généralement), se laisse submerger par la douleur.

      Roberto Silvestri, Il Manifesto, 4 mai 2010

    • Réalisation
      Sabina Guzzanti
    • Scénario
      Sabina Guzzanti
    • Image
      Mario Amura, Clarissa Cappellani
    • Montage
      Clelio Benevento
    • Musique
      Riccardo Giagni, Maurizio Rizzuto
    • Producteur (s)
      Sabina Guzzanti, Valerio Terenzio, Simona Banchi, Sergio Bernardi, Sandro Frezza, Ferdinando Vicentini Orgnani
    • Productions
      Secol Superbo, Sciocco Produzioni, Gruppo Ambra, Alba Produzioni, Bim Distribuzione
    • Distribution France
      Bellissima Films
    • Interprètes
      Sabina Guzzanti
    • Année
      2010
    • Durée
      1h 33
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      L’illusion, c’est de croire que ce qui est creux ne dure pas. C’est faux. Ça dure !
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