GIORNI E NUVOLE

0h 1min
2021
Story of GIORNI E NUVOLE
GIORNI E NUVOLE

Elsa et Michele vivent à Gênes dans un magnifique appartement. Les revenus de Michele, chef d’entreprise, permettent à Elsa de se consacrer à sa passion, la restauration de fresques, sujet sur lequel elle soutient brillamment sa thèse. Seule ombre au tableau, leur fille Alice, vingt ans, qui semble manquer totalement d’ambition et qui végète dans un petit restaurant qu’elle tient avec son compagnon.

Michele réunit tous leurs amis lors d’une magnifique réception pour fêter le succès de sa femme. Le soleil jette ses derniers feux avant que sur leur vie les nuages s’amoncellent. Le lendemain Michele annonce à Elsa que depuis plusieurs mois il est au chômage et que leur compte en banque s’amenuise. Précarité économique, précarité des sentiments : quand Michele s’abîme dans la recherche infructueuse d’un nouvel emploi et qu’Elsa est obligée d’abandonner son travail bénévole de restauratrice pour un emploi de secrétaire, quand leur voiture les abandonne, quand ils doivent quitter le bel appartement, changer de quartier, revoir leur train de vie, éviter les amis d’antan, ils perdent leur identité et leur couple se fissure.

   

« Silvio Soldini met en scène cette situation malheureusement banale et quotidienne, comme s'il s'agissait de faire le deuil d'une vie passée, enterrée, et d'entrer dans une autre vie avec laquelle il va falloir composer.

Autre ville, autre femme Sans avoir recours au moindre rebondissement, au moindre coup de théâtre, il crée une tension sentimentale d'une formidable intensité tout en changeant progressivement le paysage qu'il offre de Gênes, se déplaçant du centre historique vers la périphérie. Elle est nourrie d'espoir et de désespoir, à l'image du long, patient et inconfortable travail de restauration du plafond d'un vieil immeuble du Quattrocento. Que va-t-on découvrir sous le plâtras ? Une fresque de main de maître ? De vagues gribouillis ? Rien du tout ? Une seule chose est sûre, le plafond tel qu'on le connaît va disparaître à jamais. Et on va peut-être gratter, frotter, nettoyer durant des mois, une année, pour pas grand-chose. Soldini, lui, y trouve, en tout cas, un plan final de toute beauté. Inoubliable. Le réalisateur italien poursuit en quelque sorte son tour d'Italie. Après Venise dans Pane e tulipani, le voici donc de retour à Gênes, même si la ville n'était qu'entraperçue dans Agata e la tempesta. Il complète aussi son portrait de la femme à mi-vie, tombée ici du grand train de vie, qui reprend ses esprits et s'adapte à sa situation, alors que son mari ressemble à un moustique dans un bocal. Si les thèmes sont très proches dans Pane e tulipani et Agata e la tempesta, Soldini privilégie ici une formidable tension, délaissant son humour rare et délicat, voire kaurismakien. »

Fernand Denis, LaLibre.be

    • GIORNI E NUVOLE

      Elsa et Michele vivent à Gênes dans un magnifique appartement. Les revenus de Michele, chef d’entreprise, permettent à Elsa de se consacrer à sa passion, la restauration de fresques, sujet sur lequel elle soutient brillamment sa thèse. Seule ombre au tableau, leur fille Alice, vingt ans, qui semble manquer totalement d’ambition et qui végète dans un petit restaurant qu’elle tient avec son compagnon.

      Michele réunit tous leurs amis lors d’une magnifique réception pour fêter le succès de sa femme. Le soleil jette ses derniers feux avant que sur leur vie les nuages s’amoncellent. Le lendemain Michele annonce à Elsa que depuis plusieurs mois il est au chômage et que leur compte en banque s’amenuise. Précarité économique, précarité des sentiments : quand Michele s’abîme dans la recherche infructueuse d’un nouvel emploi et qu’Elsa est obligée d’abandonner son travail bénévole de restauratrice pour un emploi de secrétaire, quand leur voiture les abandonne, quand ils doivent quitter le bel appartement, changer de quartier, revoir leur train de vie, éviter les amis d’antan, ils perdent leur identité et leur couple se fissure.

       

       

      « Silvio Soldini met en scène cette situation malheureusement banale et quotidienne, comme s'il s'agissait de faire le deuil d'une vie passée, enterrée, et d'entrer dans une autre vie avec laquelle il va falloir composer.

      Autre ville, autre femme
      Sans avoir recours au moindre rebondissement, au moindre coup de théâtre, il crée une tension sentimentale d'une formidable intensité tout en changeant progressivement le paysage qu'il offre de Gênes, se déplaçant du centre historique vers la périphérie. Elle est nourrie d'espoir et de désespoir, à l'image du long, patient et inconfortable travail de restauration du plafond d'un vieil immeuble du Quattrocento. Que va-t-on découvrir sous le plâtras ? Une fresque de main de maître ? De vagues gribouillis ? Rien du tout ? Une seule chose est sûre, le plafond tel qu'on le connaît va disparaître à jamais. Et on va peut-être gratter, frotter, nettoyer durant des mois, une année, pour pas grand-chose. Soldini, lui, y trouve, en tout cas, un plan final de toute beauté. Inoubliable. Le réalisateur italien poursuit en quelque sorte son tour d'Italie. Après Venise dans Pane e tulipani, le voici donc de retour à Gênes, même si la ville n'était qu'entraperçue dans Agata e la tempesta. Il complète aussi son portrait de la femme à mi-vie, tombée ici du grand train de vie, qui reprend ses esprits et s'adapte à sa situation, alors que son mari ressemble à un moustique dans un bocal. Si les thèmes sont très proches dans Pane e tulipani et Agata e la tempesta, Soldini privilégie ici une formidable tension, délaissant son humour rare et délicat, voire kaurismakien. »

      Fernand Denis, LaLibre.be

    • Réalisation
      Silvio Soldini
    • Scénario
      Silvio Soldini, Doriana Leondeff, Francesco Piccolo, Federica Pontremoli
    • Image
      Ramiro Civita
    • Montage
      Carlotta Cristiani
    • Musique
      Giovanni Venosta
    • Producteur (s)
      Lionello Cerri, Tiziana Soudani
    • Productions
      Lumière & Co., Amka Films Productions, avec la contribution du MiBAC, RTSI – Télévision suisse, Euroimages
    • Vente à l’étranger
      Adriana Chiesa Enterprises
    • Interprètes
      Margherita Buy, Antonio Albanese, Giuseppe Battiston, Alba Caterina Rohrwacher, Carla Signoris, Fabio Troiano…
    • Année
      2007
    • Durée
      1h 56
    • Pays de production
      Italie, Suisse
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