GLI INDESIDERABILI

0h 1min
2021
Story of GLI INDESIDERABILI
GLI INDESIDERABILI

Après la fin de la guerre, se déroule à New York un procès où comparaissent plusieurs italo-américains accusés de gangstérisme. Ils ont purgé des peines de prison, ils ont payé leur dette à la société, néanmoins le gou­vernement américain veut les expul­ser vers l'Italie. Ce ne sont que des seconds couteaux, des petits malfrats sans envergure, les fantassins de l'ar­mée du crime, qui rêvaient de faire for­tune et de devenir des hommes res­pectés. Mais pour eux le rêve améri­cain tourne court.

C'est ainsi qu'un certain nombre de ces déclassés débarquent à Gênes et font connaissance avec un pays que certains d'entre eux n'avaient même jamais vu, où ils n'ont pas d'attaches mais où il leur faudra survivre.

Un journaliste, Gian Carlo Fusco, s'intéresse à eux. Il rencontre d'abord Frigenti qui propose de lui vendre ses archives personnelles, une valise de documents soi-disant explosifs. Au milieu de divers documents sans valeur, Fusco déniche une photo de groupe, plusieurs hommes dans des attitudes plus mafieuses que nature, autour d'une automobile. Fusco les recherche et s'entretient avec eux. Après quelques réticences, ils com­mencent à raconter.

De leurs histoires sort un portrait de la société italo-américaine des années 30, marquée par l'ambition et la violence. Dans leurs récits, ils se donnent parfois le beau rôle : certains se disent victimes de la fatalité, d'autres se créent des personnages bien plus importants que sans doute ils n'avaient été, tous trouvent le ton de l'épopée pour raconter leurs vies. Pasquale Scimeca traduit cette envie de gloire et ces récits épiques en projet de cinéma et il rejoint le film noir américain. Il s'amuse à recréer les ambiances et les stéréotypes du genre, avec une veine ironique qui serait parodique si la plupart des meurtres nombreux qui émaillent le film ne se référaient pas à des crimes réellement commis.

   

« C'est une fresque puissante, volontairement fragmentaire, qui n'offre aucune conclusion après que chacun des Indésirables a raconté son his­toire au journaliste. On garde en mémoire les gestes de Lily Valentine (une interprétation pleine d'intensité de Marcello Mazzarella), devenu gangster malgré lui pour venger la mort de son père, l'histoire de promesses non tenues et de vengeances mafieuses de Vincent Gallo, ainsi que la solitu­de crépusculaire de Peppe Lanzetta, ou encore l'intense mélancolie de Vincent Schiavelli, le vieux gangster sans patrie. Le film a été tourné en studio, la reconstitution est sobre tout en créant le parfum d'une époque. La version internationale de Gli Indesiderabili est encore plus puissante car elle montre tous les protagonistes aux prises avec l'anglais: une sorte de symbole de l'émancipation impossible. »

II giornale di Vicenza, 17 août 2003

    • GLI INDESIDERABILI

      Après la fin de la guerre, se déroule à New York un procès où comparaissent plusieurs italo-américains accusés de gangstérisme. Ils ont purgé des peines de prison, ils ont payé leur dette à la société, néanmoins le gou­vernement américain veut les expul­ser vers l'Italie. Ce ne sont que des seconds couteaux, des petits malfrats sans envergure, les fantassins de l'ar­mée du crime, qui rêvaient de faire for­tune et de devenir des hommes res­pectés. Mais pour eux le rêve améri­cain tourne court.

      C'est ainsi qu'un certain nombre de ces déclassés débarquent à Gênes et font connaissance avec un pays que certains d'entre eux n'avaient même jamais vu, où ils n'ont pas d'attaches mais où il leur faudra survivre.

      Un journaliste, Gian Carlo Fusco, s'intéresse à eux. Il rencontre d'abord Frigenti qui propose de lui vendre ses archives personnelles, une valise de documents soi-disant explosifs. Au milieu de divers documents sans valeur, Fusco déniche une photo de groupe, plusieurs hommes dans des attitudes plus mafieuses que nature, autour d'une automobile. Fusco les recherche et s'entretient avec eux. Après quelques réticences, ils com­mencent à raconter.

      De leurs histoires sort un portrait de la société italo-américaine des années 30, marquée par l'ambition et la violence. Dans leurs récits, ils se donnent parfois le beau rôle : certains se disent victimes de la fatalité, d'autres se créent des personnages bien plus importants que sans doute ils n'avaient été, tous trouvent le ton de l'épopée pour raconter leurs vies. Pasquale Scimeca traduit cette envie de gloire et ces récits épiques en projet de cinéma et il rejoint le film noir américain. Il s'amuse à recréer les ambiances et les stéréotypes du genre, avec une veine ironique qui serait parodique si la plupart des meurtres nombreux qui émaillent le film ne se référaient pas à des crimes réellement commis.

       

       

      « C'est une fresque puissante, volontairement fragmentaire, qui n'offre aucune conclusion après que chacun des Indésirables a raconté son his­toire au journaliste. On garde en mémoire les gestes de Lily Valentine (une interprétation pleine d'intensité de Marcello Mazzarella), devenu gangster malgré lui pour venger la mort de son père, l'histoire de promesses non tenues et de vengeances mafieuses de Vincent Gallo, ainsi que la solitu­de crépusculaire de Peppe Lanzetta, ou encore l'intense mélancolie de Vincent Schiavelli, le vieux gangster sans patrie. Le film a été tourné en studio, la reconstitution est sobre tout en créant le parfum d'une époque. La version internationale de Gli Indesiderabili est encore plus puissante car elle montre tous les protagonistes aux prises avec l'anglais: une sorte de symbole de l'émancipation impossible. »

      II giornale di Vicenza, 17 août 2003

    • Réalisation
      Pasquale Scimeca
    • Scenario
      Pasquale Scimeca, Nennella Bonaiuto
    • Image
      Pasquale Mari
    • Montage
      Babak Karimi
    • Musique
      Nicola Piovani
    • Producer (s)
      Galliano Juso
    • Productions
      Digital Film, Rodeo Drive avec le soutien du MiBAC
    • Vente à l’étranger
      Intramovies
    • Interprètes
      Marcello Mazzarella, Vincent Gallo, Peppe Lanzetta, lynda Steadman, Vincent Schiavelli, Antonio Catania, Vincenzo Albanese
    • Année
      2003
    • Durée
      1h 34
    • Pays de production
      Italie
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