LES CANNIBALES

I CANNIBALI

0h 1min
1969
Story of I CANNIBALI
I CANNIBALI LES CANNIBALES Une ville dont les rues sont jonchés de cadavres ! Les passants n'y prêtent pas attention. Défense d'y toucher et de les ensevelir. Ils sont là pour donner l'exemple. L'Etat dont ils étaient les ennemis s'en chargera plus tard.    Versée dans la culture antique par sa formation littéraire classique au sein de l’université de Bologne, Liliana Cavani, après avoir signé de nombreux documentaires historiques pour la RAI et avoir connu des problèmes de censure pour son Galileo (1968), décide de s’emparer d’un classique de la tragédie et de l’adapter à l’époque contemporaine. Elle choisit donc de reprendre l’argument principal d’Antigone, la tragédie de Sophocle écrite au 5ème siècle avant Jésus-Christ. La pièce d’origine évoque la tyrannie qui sévit dans la cité de Thèbes où le roi Créon interdit d’accomplir les rites funéraires pour le frère d’Antigone. Celle-ci s’oppose à cette décision et encourt donc la mort pour oser défier l’autorité de son oncle. Liliana Cavani transpose donc cet argument à une époque et un lieu tous deux indéterminés que l’on pourrait qualifier d’univers dystopique. Elle nous y plonge sans prendre de gants dès la première séquence, totalement hallucinante. Sur une plage apparemment déserte, des gamins recueillent un corps inanimé qui s’avère être celui d’un étranger incarné avec charisme par Pierre Clementi. Tout à coup, des soldats débarquent et tuent tous les enfants dont les corps sans vie restent exposés au soleil. Commence alors un magnifique générique où la réalisatrice filme des espaces urbains modernes au milieu desquels gisent des corps sans vie. On apprend assez rapidement que ces cadavres sont ainsi exposés à la vue de tous par le pouvoir en place qui tient à affermir son autorité en montrant à la populace ce qui arrive aux opposants. Dès lors, la réalisatrice nous met en présence du personnage d’Antigone, incarnée avec fraîcheur par Britt Ekland. Celle-ci ne veut pas obéir à la loi et tient à enterrer son frère. La suite du film sert avant tout à décrire un système politique totalitaire où toute forme d’opposition semble vouée à l’échec. Cela rejoint bien entendu la thématique centrale des documentaires de Liliana Cavani sur le fascisme et le nazisme, mais également une certaine contre-culture européenne qui accuse les forces conservatrices au pouvoir d’autoritarisme. Virgile Dumez, cinedweller.com   Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 1970
    • I CANNIBALI

      LES CANNIBALES

      Une ville dont les rues sont jonchés de cadavres ! Les passants n'y prêtent pas attention. Défense d'y toucher et de les ensevelir. Ils sont là pour donner l'exemple. L'Etat dont ils étaient les ennemis s'en chargera plus tard. 

       

      Versée dans la culture antique par sa formation littéraire classique au sein de l’université de Bologne, Liliana Cavani, après avoir signé de nombreux documentaires historiques pour la RAI et avoir connu des problèmes de censure pour son Galileo (1968), décide de s’emparer d’un classique de la tragédie et de l’adapter à l’époque contemporaine. Elle choisit donc de reprendre l’argument principal d’Antigone, la tragédie de Sophocle écrite au 5ème siècle avant Jésus-Christ. La pièce d’origine évoque la tyrannie qui sévit dans la cité de Thèbes où le roi Créon interdit d’accomplir les rites funéraires pour le frère d’Antigone. Celle-ci s’oppose à cette décision et encourt donc la mort pour oser défier l’autorité de son oncle.

      Liliana Cavani transpose donc cet argument à une époque et un lieu tous deux indéterminés que l’on pourrait qualifier d’univers dystopique. Elle nous y plonge sans prendre de gants dès la première séquence, totalement hallucinante. Sur une plage apparemment déserte, des gamins recueillent un corps inanimé qui s’avère être celui d’un étranger incarné avec charisme par Pierre Clementi. Tout à coup, des soldats débarquent et tuent tous les enfants dont les corps sans vie restent exposés au soleil. Commence alors un magnifique générique où la réalisatrice filme des espaces urbains modernes au milieu desquels gisent des corps sans vie. On apprend assez rapidement que ces cadavres sont ainsi exposés à la vue de tous par le pouvoir en place qui tient à affermir son autorité en montrant à la populace ce qui arrive aux opposants.

      Dès lors, la réalisatrice nous met en présence du personnage d’Antigone, incarnée avec fraîcheur par Britt Ekland. Celle-ci ne veut pas obéir à la loi et tient à enterrer son frère. La suite du film sert avant tout à décrire un système politique totalitaire où toute forme d’opposition semble vouée à l’échec. Cela rejoint bien entendu la thématique centrale des documentaires de Liliana Cavani sur le fascisme et le nazisme, mais également une certaine contre-culture européenne qui accuse les forces conservatrices au pouvoir d’autoritarisme.

      Virgile Dumez, cinedweller.com

       

      Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 1970

    • Réalisation
      Liliane Cavani
    • Scenario
      Fabrizio Onofri, Italo Moscati, Liliana Cavani
    • Image
      Giulio Albonico
    • Montage
      Nino Baragli
    • Musique
      Ennio Morricone
    • Producer (s)
      Bino Cicogna, Enzo Doria
    • Productions
      San Marco Produzione, Produzione Doria
    • Interprètes
      Pierre Clémenti, Britt Ekland, Tomas Millian,, Francesco Leonetti, Delia Boccardo, Marino Masé
    • Année
      1969
    • Durée
      1h 28
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VO
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