Story of INFANZIA, VOCAZIONE E PRIME ESPERIENZE DI GIACOMO CASANOVA, VENEZIANO
Giacomo Casanova (Claudio De Kunert) est élevé par sa grand-mère dans le misérable quartier de l'Arsenal. Alors qu'il est âgé de huit ans, ses parents, humbles comédiens en tournée, décident de rentrer à Venise. Fatigué de la scène, Gaetano (Mario Peron), le père, a décidé d'ouvrir une boutique d'optique. Zanetta (Maria Grazia Buccella), la mère, une femme exubérante et infidèle, veut continuer à brûler les planches et se fait engager dans une troupe itinérante. Gaetano, tombé dans un canal, meurt après qu'un célèbre chirurgien, le Docteur Zambelli (Mario Scaccia), l'a trépané. Giacomo est confié à un noble et est envoyé pour étudier à Padoue. Il est remarqué par un prêtre, Don Gozzi (Raoul Grassilli), qui l'incite à opter pour la voie sacerdotale.
En 1742, à l'âge de dix-huit ans, le jeune abbé Casanova (Leonard Whiting) revient à Venise, nommé dans la paroisse de San Samuele que dirige Don Tosello (Lionel Stander). Sa beauté tourne la tête à de nombreuses femmes, notamment Angela (Cristina Comencini), enfermée contre sa volonté au couvent. La fréquentation de la courtisane Millescudi (Santa Berger) et une nuit passée avec les deux ravissantes cousines (Tina Aumont, Silvia Dionisio) d'Angela convainquent Casanova d’abandonner la soutane pour suivre les voies du libertinage.
« Un des plus beaux films de Luigi Comencini, selon Suso Cecchi D’Amico, la célèbre scénariste qui avait collaboré avec lui pour l’adaptation des Mémoires de Casanova. Assisté par le décorateur visionnaire Piero Gherardi, Comencini crée une fresque sublime en deux époques sur l’enfance et l’adolescence du Vénitien le plus célèbre de son temps. Un grand spectacle historique qui défie les films anglo-américains du même genre. Clairement le cinéaste se montre plus attaché au Casanova rebelle et naïf de ses vertes années qu’à celui mûr et déjà conscient de ses talents sexuels. À noter que Cristina Comencini, fille de Luigi, débute ici dans le rôle d’Angela : le clan familial est en train d’émerger. »
Lorenzo Codelli, critique cinématographique
Rétrospective Luigi Comencini - Villerupt, octobre 2017« Ce que nous avons voulu dans ce film, c'est souligner les conditions de vie, les coutumes, les mœurs, les rapports sociaux dans la Venise du 18e siècle, à la veille de la décadence, une Venise très différente de l'image édulcorée et conventionnelle. »
Luigi Comencini
INFANZIA, VOCAZIONE E PRIME ESPERIENZE DI GIACOMO CASANOVA, VENEZIANO
CASANOVA, UN ADOLESCENT À VENISEGiacomo Casanova (Claudio De Kunert) est élevé par sa grand-mère dans le misérable quartier de l'Arsenal. Alors qu'il est âgé de huit ans, ses parents, humbles comédiens en tournée, décident de rentrer à Venise. Fatigué de la scène, Gaetano (Mario Peron), le père, a décidé d'ouvrir une boutique d'optique. Zanetta (Maria Grazia Buccella), la mère, une femme exubérante et infidèle, veut continuer à brûler les planches et se fait engager dans une troupe itinérante. Gaetano, tombé dans un canal, meurt après qu'un célèbre chirurgien, le Docteur Zambelli (Mario Scaccia), l'a trépané. Giacomo est confié à un noble et est envoyé pour étudier à Padoue. Il est remarqué par un prêtre, Don Gozzi (Raoul Grassilli), qui l'incite à opter pour la voie sacerdotale.
En 1742, à l'âge de dix-huit ans, le jeune abbé Casanova (Leonard Whiting) revient à Venise, nommé dans la paroisse de San Samuele que dirige Don Tosello (Lionel Stander). Sa beauté tourne la tête à de nombreuses femmes, notamment Angela (Cristina Comencini), enfermée contre sa volonté au couvent. La fréquentation de la courtisane Millescudi (Santa Berger) et une nuit passée avec les deux ravissantes cousines (Tina Aumont, Silvia Dionisio) d'Angela convainquent Casanova d’abandonner la soutane pour suivre les voies du libertinage.« Un des plus beaux films de Luigi Comencini, selon Suso Cecchi D’Amico, la célèbre scénariste qui avait collaboré avec lui pour l’adaptation des Mémoires de Casanova. Assisté par le décorateur visionnaire Piero Gherardi, Comencini crée une fresque sublime en deux époques sur l’enfance et l’adolescence du Vénitien le plus célèbre de son temps. Un grand spectacle historique qui défie les films anglo-américains du même genre. Clairement le cinéaste se montre plus attaché au Casanova rebelle et naïf de ses vertes années qu’à celui mûr et déjà conscient de ses talents sexuels. À noter que Cristina Comencini, fille de Luigi, débute ici dans le rôle d’Angela : le clan familial est en train d’émerger. »
Lorenzo Codelli, critique cinématographique
Rétrospective Luigi Comencini - Villerupt, octobre 2017« Ce que nous avons voulu dans ce film, c'est souligner les conditions de vie, les coutumes, les mœurs, les rapports sociaux dans la Venise du 18e siècle, à la veille de la décadence, une Venise très différente de l'image édulcorée et conventionnelle. »
Luigi Comencini« Luigi Comencini s'est toujours intéressé à la douleur muette de l'enfance mal-aimée. En 1969, il entreprend de raconter comment un enfant mutique, "hébété", s'est transformé en légendaire amoureux. […]
Plus qu'un personnage, le petit Casanova de Comencini n'est qu'un regard avide, dévorant : un spectateur. Il faut dire que le spectacle alentour ne manque pas d'attraits. C'est la Venise du XVIIIe siècle dans toute sa splendeur un brin fanée, avec débauche et sursauts de piété, parties de cartes et jeux de masques. Une Venise saisie "à la veille de la décadence, (...) très différente de l'image édulcorée et conventionnelle", explique le cinéaste italien en 1975 dans un entretien au Magazine littéraire. Pour la représenter, il puise généreusement dans la peinture de l'époque.
Pas de décors grandioses à la Canaletto : il n'a que faire de ces toiles qui donnent "cette impression d'avoir été construites à l'aide d'une règle", leur préfère les peintres chez qui "les lignes se dissolvent, l'atmosphère devient plus importante que l'intérêt documentaire, l'exactitude dans le détail disparaît au profit d'espaces colorés" (Les Dessous des chefs-d’œuvre, Rose-Marie et Rainer Hagen). "J'ai voulu peindre ici la vie quotidienne d'un jeune Vénitien nommé Casanova", explique Comencini pour présenter son film, joliment intitulé en italien : Enfance, vocation et premières expériences de Giacomo Casanova, vénitien. »
Florence Colombani, Le Monde, 18 août 2005
- RéalisationLuigi Comencini
- ScénarioSuso Cecchi D'Amico, Luigi Comencini, d'après les Mémoires de J. Casanova de Seingalt
- ImageAiace Parolin
- MontageNino Baragli
- MusiqueFiorenzo Carpi
- Producteur (s)Franco Cittadini, Stenio Fiorentini
- ProductionsMega Film
- Distribution FranceLes Acacias
- InterprètesLeonard Whithing, Maria Grazia Buccella, Lionel Stander, Raoul Grassilli, Wilfrid Brambell, Tina Aumont, Mario Scaccia, Claudio De Kunert, Silvia Dionisio, Cristina Comencini, Sara Franchetti, Isabella Savona, Senta Berger, Mario Peron
- Année1969
- Durée2h 03
- Pays de productionItalie
- FormatVOST
- CitationPour être un bon prêtre il faut connaître le péché.

