Mariano De Santis (Toni Servillo) est le président de la République. Il est veuf et obsédé par le souvenir de son épouse qu’il idéalise malgré sa probable trahison. Avait-elle un amant ? L’ennui et les habitudes de ses journées consacrées à la réflexion sont parfois égayées par la présence de Coco Valori (Milvia Marigliano), une amie très chère et passablement fantasque qui tranche avec son caractère austère. Il passe les derniers mois de son mandat dans un profond dilemme qui bouscule ses convictions personnelles d’ancien magistrat. Il doit décider de deux demandes de grâce délicates et de promulguer la loi sur la fin de vie, portée par sa fille Dorotea (Anna Ferzetti). Qu’en pense le Pape (Rufin Doh Zeyenouin) ? Il se sent incapable de trancher, pourtant il le faut bien.
Austère et pince sans rire , Toni Servillo a remporté le prix d’interprétation à la Biennale de Venise 2025 !
« La Grazia est un film d’amour.
La Grazia est un film sur le doute.
La Grazia est un film sur la responsabilité.
La Grazia est un film sur la paternité.
La Grazia est un film sur un dilemme moral.
Adolescent, j'ai été fasciné par Le Décalogue de Kieslowski. Un chef-d'œuvre entièrement centré sur les dilemmes moraux. L'intrigue par excellence, la seule vraiment passionnante. Plus qu'un thriller.
Je ne pense pas m'être approché ne serait-ce qu'un peu du génie de Kieslowski, de la profondeur avec laquelle il abordait les questions morales, mais j'ai ressenti le besoin de le faire quand même, à un moment historique où l'éthique semble parfois être facultative, évanescente, opaque ou, en tout cas, trop souvent invoquée uniquement pour des raisons instrumentales.
L'éthique est une chose sérieuse. Elle fait tourner le monde.
Et Mariano De Santis est un homme sérieux. »
Paolo Sorrentino, Dossier de presse« Depuis une dizaine d’années, on pensait avoir perdu l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité, fer de lance du renouveau du septième art de son pays. L’homme qui nous a offert l’immense chef-d’œuvre La Grande Bellezza avait tendance à totalement oublier le fond au profit d’une forme malgré tout toujours sublime dans ses dernières œuvres. En retrouvant le grand Toni Servillo, primé à la Mostra de Venise pour ce rôle, il revient en grande forme. La Grazia trace le portrait d’un président italien fictif sur la fin et empoigne des sujets lourds. Il n’oublie cependant pas de nous en mettre plein les yeux, mais aussi plein le cœur, avec une profonde mélancolie qui traverse l’écran et nous envoûte. Du grand cinéma, dialogué à la perfection et filmé comme une œuvre d’art, du cinéma unique tel que seul l’Italien peut nous en offrir. »
Rémy Fiers, lemagducine.fr, 14 octobre 2025
- RéalisationPaolo Sorrentino
- ScénarioPaolo Sorrentino
- ImageDaria D’Antonio
- MontageCristiano Travaglioli
- Producteur (s)Annamaria Morelli, Paolo Sorrentino, Andrea Scrosati, Massimiliano Orfei, Luisa Borella, Davide Novelli
- ProductionsFremantle, The Apartment, Numero 10, Piperfilm
- Distribution FrancePathé
- InterprètesToni Servillo, Anna Ferzetti, Orlando Cinque, Massimo Venturiello, Milvia Marigliano, Giuseppe Gaiani, Giovanna Guida, Alessia Giuliani, Roberto Zibetti, Vasco Mirandola, Linda Messerklinger, Rufin Doh Zeyenouin
- Année2025
- Durée131 min
- Pays de productionItalie
- Citation« Si vous revenez sérieusement sur ces points-là, je peux prendre en considération l’idée de signer. »

