maternale 1103

MATERNALE

Giovanna Gagliardo

0h 1min
1978
Story of MATERNALE
MATERNALE Une mère et sa fille - La fille qui ne peut pas marcher au début du film, reprend peu à peu l'usage de ses jambes et ce,  jusqu'à pouvoir courir, danser et peut-être même… partir ? Cette indépendance, remet en question la protection que la mère assure à sa fille. Si la fille guérit, la mère ne peut survivre. Alors, ces deux personnages entrent en conflit dans un véritable jeu de massacre.   1960. La date est simplement l’indication d’une époque qui n’est pas aujourd’hui, ni hier non plus. C’est seulement un jour quelconque suspendu dans un temps apparemment heureux et révolu. Dans cet "Eden" réservé se produisent des monstruosités à peine perceptibles. Si la fille guérit, la mère tombe malade, si la mère tombe malade, la fille se sent coupable, si la fille se sent coupable, la mère la dévore. Dans le paradis familial, il y a un "neo" passé qui nous rend monstrueusement cannibales. Nourricière et dévoreuse, la mère est Reine et Victime de son propre règne. Figure symbolique, représentation abstraite d’une histoire d’amour oubliée, la mère exprime inconsciemment son désir réprimé par des signes quotidiens. Je voudrais essayer de retrouver à travers ce récit un vieux "souvenir oublié" : ce corps qui a été le "premier amour", et dans ce corps, il y a pour ce qui est de nous, les femmes, un fragment de notre identité. Giovanna GAGLIARDO, Festival de Cannes 1978, quinzaine-realisateurs.com   « J’ai préféré partir de la fin : m’asseoir à ma table, et repenser le film, scène après scène. Il en est sorti un texte étrange qui est un peu mon interprétation personnelle de l’histoire… Ce n’est plus un canevas, pas non plus un récit. Il est très fidèle au film : il rend très précisément compte des cadrages, des mouvements de caméra, des dialogues, de la musique, des bruitages, etc. […] Dans le film, il est question d’un rapport entre deux femmes (mère-fille) dont le combat métaphorique est presque mortel… Je commence à comprendre maintenant, le film terminé, que cette ambivalence maternelle… au fond, ce pourrait être ma mauvaise foi inconsciente… […] J’ai voulu faire un film sur la subjectivité maternelle, et, ce qui est apparu, c’est une mère, vue à travers les yeux d’une fille. […] Carla Gravina a interprété le rôle féminin de la mère… Nous avons fait ensemble un travail « sur le féminin », et elle est l’auteure de cette mère souterraine autant que moi. » Giovanna GAGLIARDO, 1979 - desfemmes.fr    
    • MATERNALE

      Une mère et sa fille - La fille qui ne peut pas marcher au début du film, reprend peu à peu l'usage de ses jambes et ce,  jusqu'à pouvoir courir, danser et peut-être même… partir ?

      Cette indépendance, remet en question la protection que la mère assure à sa fille. Si la fille guérit, la mère ne peut survivre.

      Alors, ces deux personnages entrent en conflit dans un véritable jeu de massacre.

       

      1960. La date est simplement l’indication d’une époque qui n’est pas aujourd’hui, ni hier non plus. C’est seulement un jour quelconque suspendu dans un temps apparemment heureux et révolu. Dans cet "Eden" réservé se produisent des monstruosités à peine perceptibles. Si la fille guérit, la mère tombe malade, si la mère tombe malade, la fille se sent coupable, si la fille se sent coupable, la mère la dévore. Dans le paradis familial, il y a un "neo" passé qui nous rend monstrueusement cannibales. Nourricière et dévoreuse, la mère est Reine et Victime de son propre règne. Figure symbolique, représentation abstraite d’une histoire d’amour oubliée, la mère exprime inconsciemment son désir réprimé par des signes quotidiens. Je voudrais essayer de retrouver à travers ce récit un vieux "souvenir oublié" : ce corps qui a été le "premier amour", et dans ce corps, il y a pour ce qui est de nous, les femmes, un fragment de notre identité.

      Giovanna GAGLIARDO, Festival de Cannes 1978, quinzaine-realisateurs.com

       

      « J’ai préféré partir de la fin : m’asseoir à ma table, et repenser le film, scène après scène. Il en est sorti un texte étrange qui est un peu mon interprétation personnelle de l’histoire… Ce n’est plus un canevas, pas non plus un récit. Il est très fidèle au film : il rend très précisément compte des cadrages, des mouvements de caméra, des dialogues, de la musique, des bruitages, etc. […] Dans le film, il est question d’un rapport entre deux femmes (mère-fille) dont le combat métaphorique est presque mortel… Je commence à comprendre maintenant, le film terminé, que cette ambivalence maternelle… au fond, ce pourrait être ma mauvaise foi inconsciente… […] J’ai voulu faire un film sur la subjectivité maternelle, et, ce qui est apparu, c’est une mère, vue à travers les yeux d’une fille. […] Carla Gravina a interprété le rôle féminin de la mère… Nous avons fait ensemble un travail « sur le féminin », et elle est l’auteure de cette mère souterraine autant que moi. »

      Giovanna GAGLIARDO, 1979 - desfemmes.fr

       

       

    • Réalisation
      Giovanna Gagliardo
    • Scénario
      Giovanna Gagliardo
    • Image
      Giuseppe Lanci
    • Montage
      Roberto Perpignani
    • Musique
      Stelvio Cipriani
    • Producteur (s)
      Grazia Volpi
    • Productions
      Cooperativa Autori Attori Tecnici Associati (AATA) Pantheon 1, RAI
    • Interprètes
      Carla Gravina, Anna Maria Gherardi,, Antonio Masè, Francesca Muzio
    • Année
      1978
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VO
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