PÈRE ET FILS

PADRE E FIGLIO

0h 1min
1994
Story of PADRE E FIGLIO
PADRE E FIGLIO PÈRE ET FILS Gênes, siège de l’Ansaldo et de l’Italsider, deux importantes sociétés industrielles ; un lieu où se consume la crise matérielle et idéologique de la classe ouvrière. Dans ce cadre se développe le classique conflit entre un père et un fils. Corrado, la cinquantaine, est originaire du Sud. Il est arrivé à Gênes dans les années soixante. Ouvrier au passé de militant politique tourmenté, il a connu le licenciement et le chômage. Il travaille maintenant comme veilleur de nuit dans un dépôt du port. Il vit avec Angela, sa seconde femme et leur fille. Son fils aîné, Gabriele, vingt ans, vient de terminer son service militaire dans la marine et n’a aucune perspective de travail en vue. Corrado essaie de lui trouver un emploi dans une usine, mais il découvre avec désillusion que son fils se fait licencier avec une grande désinvolture. Gabriele vit sa jeunesse avec angoisse et avec rage ; une jeunesse faite de brèves rencontres amoureuses et de violents contrastes avec le père. Son goût pour la moto et la vitesse, sa relation à l’argent facile et illégal ne font qu’exacerber le malaise et l’incompréhension entre le fils et le père. Et pourtant Corrado ne perd pas l’espoir de rétablir le contact avec son fils.   Gabriele ressemble à Eugenio, l’exclu malheureux de Verso Sud (également interprété par Stefano Dionisi, Prix du Jury à Villerupt en 1992). Dans Padre e figlio le voyage se fait en sens contraire, de la Sardaigne, où il a purgé son service militaire vers le riche Nord avec l’espoir que quelque chose ait changé. Mais Gabriele n’arrive pas à rétablir les rapports avec son père et avec son ancienne amie, il n’échange qu’un peu de sexe. Il tente bien de communiquer avec sa sœur et avec Angela, mais seule Valeria, un travesti, l’invite au voyage, réel pour elle, métamorphique et intérieur pour lui. Sur sa moto, Gabriele défoule sa rage de vivre et son malaise existentiel, dans Gênes, ex-pointe sud du triangle industriel de l’époque du boom économique, carrefour d’ethnies, de langues et de cultures, fausse ouverture sur la mer, dont elle conserve cependant la magie et le mystère, le désir de fuite et l’urgence des mirages. Segno cinema, juillet-août 1994      
    • PADRE E FIGLIO

      PÈRE ET FILS

      Gênes, siège de l’Ansaldo et de l’Italsider, deux importantes sociétés industrielles ; un lieu où se consume la crise matérielle et idéologique de la classe ouvrière. Dans ce cadre se développe le classique conflit entre un père et un fils. Corrado, la cinquantaine, est originaire du Sud. Il est arrivé à Gênes dans les années soixante. Ouvrier au passé de militant politique tourmenté, il a connu le licenciement et le chômage. Il travaille maintenant comme veilleur de nuit dans un dépôt du port. Il vit avec Angela, sa seconde femme et leur fille. Son fils aîné, Gabriele, vingt ans, vient de terminer son service militaire dans la marine et n’a aucune perspective de travail en vue. Corrado essaie de lui trouver un emploi dans une usine, mais il découvre avec désillusion que son fils se fait licencier avec une grande désinvolture. Gabriele vit sa jeunesse avec angoisse et avec rage ; une jeunesse faite de brèves rencontres amoureuses et de violents contrastes avec le père. Son goût pour la moto et la vitesse, sa relation à l’argent facile et illégal ne font qu’exacerber le malaise et l’incompréhension entre le fils et le père. Et pourtant Corrado ne perd pas l’espoir de rétablir le contact avec son fils.

       

      Gabriele ressemble à Eugenio, l’exclu malheureux de Verso Sud (également interprété par Stefano Dionisi, Prix du Jury à Villerupt en 1992). Dans Padre e figlio le voyage se fait en sens contraire, de la Sardaigne, où il a purgé son service militaire vers le riche Nord avec l’espoir que quelque chose ait changé. Mais Gabriele n’arrive pas à rétablir les rapports avec son père et avec son ancienne amie, il n’échange qu’un peu de sexe. Il tente bien de communiquer avec sa sœur et avec Angela, mais seule Valeria, un travesti, l’invite au voyage, réel pour elle, métamorphique et intérieur pour lui. Sur sa moto, Gabriele défoule sa rage de vivre et son malaise existentiel, dans Gênes, ex-pointe sud du triangle industriel de l’époque du boom économique, carrefour d’ethnies, de langues et de cultures, fausse ouverture sur la mer, dont elle conserve cependant la magie et le mystère, le désir de fuite et l’urgence des mirages.

      Segno cinema, juillet-août 1994

       

       

       

    • Réalisation
      Pasquale Pozzessere
    • Scenario
      Pasquale Pozzessere, Roberto Tiraboschi
    • Image
      Bruno Cascio
    • Montage
      Carlo Valerio
    • Producer (s)
      Angelo Rizzoli
    • Productions
      Erre Cinematografica, Rete Italia, Flach Film (France), K2Two
    • Distribution France
      Tamasa
    • Interprètes
      Michele Placido, Stfano Dionisi, Enrica Origo, Giusi Consoli, Carlotta Jazzetti, Claudia Gerini, Luciano Federico, Mauro Pirovano, Francesco Origo
    • Année
      1994
    • Durée
      1h 35
    • Pays de production
      Italie, France, Belgique
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