Installé à Salerno, Orlando (Rocco Papaleo) est un homme froid, solitaire et parfois cynique. Il a mal au dos, ce qui le handicape dans son métier d’accordeur de pianos. Un jour, il croise le chemin d’Olga (Giorgia), une charmante physiothérapeute, qui lui diagnostique une contracture "émotionnelle". Elle tient à le soigner et pour cela elle lui demande de revenir la voir avec une photo de lui jeune homme (Simone Corbisiero). Cette demande inhabituelle et quelque peu inattendue pousse Orlando à partir à Lauria en Basilicate, le village de son enfance, en quête de cette photo. Il revit alors les différents évènements de son passé – sa mère Giacomina (Manola Rotunno), sa sœur Rosanna (Angela Curri) - qui l’ont conduit à devenir l’homme qu’il est aujourd’hui.
Un film qui pousse à l’introspection, à la remise en question sur fond de fresque sociale, de drame familial travaillant sur la mémoire, les fractures de jeunesse, une histoire d’acceptation de soi, de pardon, le tout rythmé de façon à être drôle tout en traitant sérieusement les possibles ravages de la solitude et de la mélancolie.« C'est mon film le plus autobiographique, même si c'est celui qui contient le moins d'éléments autobiographiques directs par rapport aux autres que j'ai réalisés.
À l'approche de la soixantaine, avec la conscience que tout n'a pas été parfait dans ma vie, que quelque chose s'est perdu, j'ai imaginé l'histoire d'un homme en décalage avec la réalité. C’est ainsi que je me sentais au moment où j’écrivais le scénario, pendant le confinement dû au Covid.
Et si son jeune moi vient au secours du protagoniste pour le remettre en question, j'espère que ce film m’aidera, ainsi que tous ceux qui le verront, à plus de compréhension et de tendresse, et surtout à retrouver une partie du sentiment de la jeunesse et de la poésie qui s'est perdue chez beaucoup d'entre nous. Après tout, l'homme que j'aimerais être est celui qui, dans la séquence finale, avance avec un bras cassé, mais qui est en paix avec son passé, qui arrive à sourire car il a compris, la nécessité du pardon et l’inutilité de la rancune.
Rocco Papaleo, Dossier de presse
- RéalisationRocco Papaleo
- ScénarioRocco Papaleo, Valter Lupo
- ImageSimone D’Onofrio
- MontageMirko Platania
- MusiqueMichele Braga
- Producteur (s): Marco Cohen, Fabrizio Donvito, Benedetto Habib, Alberto Monte, Daniel Campos Pavoncelli
- ProductionsIndiana Production, Less Is More Produzioni, Vision Distribution, en collaboration avec Sky, avec la contribution du Ministero della Cultura
- Vente à l’étrangerVision distribution
- InterprètesRocco Papaleo, Giorgia, Simone Corbisiero, Angela Curri, Anna Ferraioli Ravel, Manola Rotunno, Eugenie Tamburri, Marco Trotta, Antonio Petrocelli, Guiseppe Ragon, Jerry Potenza, Elisa Gallo, Jacopo Velardi
- Année2023
- Durée104 min
- Pays de productionItalie
- Citation« Je parle au garçon que j'étais. Depuis un certain temps maintenant. Je le vois vraiment. Comme je vous vois en ce moment. »

