Trieste, 2007. Fred (Stella Wendick) a 18 ans, elle est suédoise et à la rentrée elle se retrouve dans un lycée italien. Elle a suivi son père (Magnus Krepper), un ingénieur qui a été envoyé par sa société superviser une usine. Elle intègre une classe terminale dans laquelle il n’y a que des garçons. Une Suédoise ! Les élèves, émoustillés, l’accueillent avec des regards appuyés et des plaisanteries fort peu délicates. Mais Fred sait se défendre. Aussi parce qu’elle est douée autant, voire plus qu’Antero (Giacomo Covi), le premier de la classe, un garçon très réservé. Elle sympathise avec lui et intègre le groupe très fermé de ses amis, Pasini (Pietro Giustolisi), séducteur extraverti, et Mitis (Samuel Volturno), qui la considère comme un danger pour leur belle amitié. Le trio devient un quatuor, Fred adopte les habitudes, les comportements et les rituels du groupe, mais finit par se retrouver au milieu d’un tourbillon de sentiments. Mitis avait vu juste. Mais à qui la faute ?
« Il existe une asymétrie profonde et profondément enracinée dans la façon dont nous percevons les hommes et les femmes. Les corps masculins - dans leur conformation, leur démarche et leur habillement - transmettent pouvoir et potentiel, tandis que les corps féminins communiquent ce qu'on peut leur faire ou pas. Cette perception finit souvent par devenir une règle sociale : les hommes agissent, les femmes se contentent d'apparaître. Adolescente, j'ai passé la plupart de mon temps avec un groupe de trois garçons. Être la seule fille me semblait être un privilège, mais cela impliquait aussi des pressions invisibles : ils pouvaient dire tout ce qu'ils voulaient, tandis que mes désirs étaient perçus comme une menace. J'étais confrontée à un choix difficile : exprimer ce que je ressentais, au risque d'être exclue, ou me taire pour être acceptée.
Ce film raconte quels défis sont ceux auxquels une jeune femme est confrontée en grandissant dans un monde dominé par les hommes, où le corps et les désirs peuvent facilement devenir des armes retournées contre soi. »
Laura Samani, Dossier de presse
- RéalisationLaura Samani
- ScénarioElisa Rondi, Laura Samani, d’après le roman éponyme de Giani Stuparich (Une année d’école)
- ImageInès Tabarin
- MontageChiara Dainese
- MusiqueFrancesco Menegat - Operá Music
- Producteur (s)Nadia Trevisan, Alberto Fasulo, Thomas Lambert
- ProductionsNefertiti Film, Rai Cinema, Tomsa Films, Arte France Cinéma, avec la contribution du Ministero della Cultura et les soutiens d’Eurimages, du CNC, de Région Île-de-France, de Creative Europe Media et de Friuli Venezia Giulia Film Commission
- Distribution FranceArizona Distribution
- InterprètesStella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi, Samuel Volturno, Magnus Krepper, Silvia Gallerano, Maurizio Zacchigna, Paolo Fagiolo, Sofia Mercandel, Luna Isabel
- Année2025
- Durée90 min
- Pays de productionItalie - France
- Citation« Alors, ta rentrée, comment ça s’est passé ? – Un peu comme le début d’un film porno. »

