UN HÉROS ORDINAIRE

UN EROE BORGHESE

0h 1min
1995
Story of UN EROE BORGHESE
UN EROE BORGHESE UN HÉROS ORDINAIRE — S'il vous plaît, l'avocat Ambrosoli ? — C'est moi. Trois coups de Smith et Wesson éclatent brièvement, dans un quartier de Milan, le soir du 12 juillet 1979. Giorgio Ambrosoli tombe à terre, foudroyé, tout près du portail de sa maison. Celui qui a tiré, est William Joseph Arico, le tueur envoyé d'Amérique. En septembre 1974, Giorgio Ambrosoli, jeune avocat milanais, marié, trois enfants, est nommé administrateur judiciaire de la Banca Privata Italiana, dont le propriétaire, Michele Sindona, est responsable de la faillite évaluée à plus de deux cents milliards de lires de l'époque. Un défi professionnel contraignant mais flatteur pour le jeune avocat. Il ne sait pas encore dans quel obscur tourbillon d'intérêts et de sang il met les pieds. Pointilleux, obstiné, incorruptible, Ambrosoli entre dans un conflit dur et âpre avec Sindona. Très vite, Ambrosoli se rend compte de la corruption et des trafics louches de Sindona, de ses magouilles avec des hommes politiques, des militaires, des hauts prélats membres de la mafia. Sindona tente de l'arrêter par tous les moyens, et Ambrosoli reste seul, avec pour unique aide celle de Silvio Novembre, un inspecteur de la brigade financière. Avec son témoignage face aux juges américains, l'avocat accomplit son dernier acte courageux. Après un dîner chez des amis, il rentre chez lui. Arico le tueur engagé par Sindona, l'attend.   Une histoire à ne pas oublier. Voilà pourquoi, quinze plus tard, Michele PLACIDO (troisième réalisateur après Pummaro et Le amiche del cuore) nous raconte avec Un eroe borghese la vie et l'expérience professionnelle d'Ambrosoli, un Di Pietro avant la lettre, qui ne trouva cependant pas autour de lui l'appui moral que le juge "Mani Pulite " a trouvé vingt ans après.   "Film politique, de dénonciation ou histoire intimiste ?", se demande Michele Placido. "J'ai voulu traiter le sujet sur deux plans de lecture : d'une part j'ai raconté, comme l'aurait fait un journaliste, fixant sur l'image le parcours professionnel d'Ambrosoli et les événements dont il a été le protagoniste, sans toutefois prétendre devenir un Francesco Rosi ou un Elio Pétri, auteurs magistraux de films de dénonciation ; d'autre part je suis entré dans la vie privée, dans l'intimité de l'avocat milanais, grâce au récit que l'en ont fait da femme Annalori Gorla, ses amis et collaborateurs, révélant ainsi ses comportements, ses angoisses, ses peurs, ses tourments d'homme de loi et de véritable et authentique serviteur de l'Etat italien. Etat qui ne l'a jamais protégé et qui l'a envoyé au massacre. "En ce qui concerne la vie privée d'Abrosoli, souligne Placido, j'ai essayé de reconstruire la vie de famille de l'avocat avec sa femme et ses fils et au contact de ses amis et collaborateurs, en soulignant ses réactions face à toutes les forces qui lui étaient hostiles et, dans le même temps, en mettant en évidence ses rêves et ses attentes." Dans le film nous voyons défiler les personnages célèbres de l'affaire : Roberto Calvi (Giuliano MONTALDO), Sindona (Omero ANTONUTTI), le tueur Arico (Daan HUGAERT), Sarcinelli (Ricky TOGNAZZI) et les différents "intouchables" de l'époque. Michele PLACIDO est Silvio Novembre, collaborateur et ami d'Ambrosoli, qui protéga l'avocat quand ce dernier fut abandonné par l'Etat (qui lui enleva même son escorte) ; Ambrosoli est un Fabrizio BENTIVOGLIO sobre, mesuré et qui a cherché à faire revivre la figure de l'avocat avec une grande humanité ; c'est Philippine LEROY-BEAULIEU qui interprète le rôle d'Annalori, l'épouse d'Ambrosoli. Ettore Nuara, Ciak, février 1995
    • UN EROE BORGHESE

      UN HÉROS ORDINAIRE

      — S'il vous plaît, l'avocat Ambrosoli ? — C'est moi. Trois coups de Smith et Wesson éclatent brièvement, dans un quartier de Milan, le soir du 12 juillet 1979. Giorgio Ambrosoli tombe à terre, foudroyé, tout près du portail de sa maison. Celui qui a tiré, est William Joseph Arico, le tueur envoyé d'Amérique. En septembre 1974, Giorgio Ambrosoli, jeune avocat milanais, marié, trois enfants, est nommé administrateur judiciaire de la Banca Privata Italiana, dont le propriétaire, Michele Sindona, est responsable de la faillite évaluée à plus de deux cents milliards de lires de l'époque. Un défi professionnel contraignant mais flatteur pour le jeune avocat. Il ne sait pas encore dans quel obscur tourbillon d'intérêts et de sang il met les pieds. Pointilleux, obstiné, incorruptible, Ambrosoli entre dans un conflit dur et âpre avec Sindona. Très vite, Ambrosoli se rend compte de la corruption et des trafics louches de Sindona, de ses magouilles avec des hommes politiques, des militaires, des hauts prélats membres de la mafia. Sindona tente de l'arrêter par tous les moyens, et Ambrosoli reste seul, avec pour unique aide celle de Silvio Novembre, un inspecteur de la brigade financière. Avec son témoignage face aux juges américains, l'avocat accomplit son dernier acte courageux. Après un dîner chez des amis, il rentre chez lui. Arico le tueur engagé par Sindona, l'attend.

       

      Une histoire à ne pas oublier. Voilà pourquoi, quinze plus tard, Michele PLACIDO (troisième réalisateur après Pummaro et Le amiche del cuore) nous raconte avec Un eroe borghese la vie et l'expérience professionnelle d'Ambrosoli, un Di Pietro avant la lettre, qui ne trouva cependant pas autour de lui l'appui moral que le juge "Mani Pulite " a trouvé vingt ans après.

       

      "Film politique, de dénonciation ou histoire intimiste ?", se demande Michele Placido. "J'ai voulu traiter le sujet sur deux plans de lecture : d'une part j'ai raconté, comme l'aurait fait un journaliste, fixant sur l'image le parcours professionnel d'Ambrosoli et les événements dont il a été le protagoniste, sans toutefois prétendre devenir un Francesco Rosi ou un Elio Pétri, auteurs magistraux de films de dénonciation ; d'autre part je suis entré dans la vie privée, dans l'intimité de l'avocat milanais, grâce au récit que l'en ont fait da femme Annalori Gorla, ses amis et collaborateurs, révélant ainsi ses comportements, ses angoisses, ses peurs, ses tourments d'homme de loi et de véritable et authentique serviteur de l'Etat italien. Etat qui ne l'a jamais protégé et qui l'a envoyé au massacre. "En ce qui concerne la vie privée d'Abrosoli, souligne Placido, j'ai essayé de reconstruire la vie de famille de l'avocat avec sa femme et ses fils et au contact de ses amis et collaborateurs, en soulignant ses réactions face à toutes les forces qui lui étaient hostiles et, dans le même temps, en mettant en évidence ses rêves et ses attentes."

      Dans le film nous voyons défiler les personnages célèbres de l'affaire : Roberto Calvi (Giuliano MONTALDO), Sindona (Omero ANTONUTTI), le tueur Arico (Daan HUGAERT), Sarcinelli (Ricky TOGNAZZI) et les différents "intouchables" de l'époque. Michele PLACIDO est Silvio Novembre, collaborateur et ami d'Ambrosoli, qui protéga l'avocat quand ce dernier fut abandonné par l'Etat (qui lui enleva même son escorte) ; Ambrosoli est un Fabrizio BENTIVOGLIO sobre, mesuré et qui a cherché à faire revivre la figure de l'avocat avec une grande humanité ; c'est Philippine LEROY-BEAULIEU qui interprète le rôle d'Annalori, l'épouse d'Ambrosoli.

      Ettore Nuara, Ciak, février 1995

    • Réalisation
      Michèle Placido
    • Scenario
      Graziano Diana, Angelo Pasquini d'après le roman de Corrado Stajano
    • Image
      Luca Bigazzi
    • Montage
      Claudio Di Mauro
    • Musique
      Pino Donaggio
    • Producer (s)
      Pietro Valsecchi
    • Productions
      Taodue, Mact Productions, Istituto Luce, Mediaset, Corsan Productions, Canal+, avec la contribution de Eurimages
    • Distribution France
      Contact France : Mact Production
    • Interprètes
      Fabrizio Bentivoglio, Michele Placido, Omero Antonutti, Philippine Leroy-Beaulieu, Daan Hugaert, Laura Betti, Ricky Tognazzi, Gianpaolo Bonacelli, Laure Killing, Giulano Montaldo
    • Année
      1995
    • Durée
      1h 33
    • Pays de production
      Italie, France, Belgique
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