UNA VITA DIFFICILE

UNA VITA DIFFICILE

UNE VIE DIFFICILE

Dino Risi

Story of UNA VITA DIFFICILE
UNA VITA DIFFICILE UNE VIE DIFFICILE Italie du Nord, fin 1943. Rédacteur d'un journal clandestin, Silvio Magnozzi (Alberto Sordi) est poursuivi par les allemands. Une jeune fille, Elena (Lea Massari), le cache et le séduit, mais un soir il s'enfuit rejoindre ses amis de la Résistance. À la fin de la guerre, alors qu’il enquête pour son journal, Il Lavoratore, Silvio retrouve Elena qui le suit à Rome. Les temps sont durs pour les deux jeunes gens. Silvio, idéaliste exalté, refuse de se laisser acheter et Elena lui reproche amèrement leur vie misérable. Mariage, naissance d’un garçon, deux ans de prison pour participation à une manifestation qui a dégénéré, Silvio reste fidèle à ses principes. Sur les conseils de sa mère, Elena le quitte et s’installe à Viareggio. Silvio s'attèle à l'écriture du roman de sa vie, mais aucun éditeur n'en veut. Il tente également sa chance à Cinecittà. En vain. Aux funérailles de la mère d’Elena il fait une apparition remarquée à bord d'une magnifique voiture américaine. Pour la reconquérir, désenchanté, il s'est mis au service d'un puissant industriel. Ce dernier, au cours d'une soirée mondaine, l’humilie devant Elena. Silvio se rebiffe, gifle son patron et quitte les lieux, au bras de sa femme, pour une vie encore plus difficile. Les vicissitudes exemplaires du journaliste Silvio Magnozzi (Alberto Sordi), un ancien résistant idéaliste, honnête et d’un engagement social sans faille (le scénario de Rodolfo Sonego est nettement autobiographique). Son intégrité se heurte à la course au bien-être, aux compromis et au cynisme amoral d’un pays qui a maintenant le mythe de l’argent facile et qui veut se développer et oublier la plus rapidement possible. Des 187 films dans lesquels il a joué, Une vie difficile était le film préféré d’Alberto Sordi et peut-être le meilleur de tous ceux réalisés par Risi. C’est une sorte d’essai historique rigoureux coulé dans une comédie amère sur l’Italie en cours de reconstruction, de la Libération au début des années 60. Le macrocosme de l’Histoire et le microcosme des événements individuels sont étroitement liés. Fabrizio Corallo, réalisateur Rétrospective Dino Risi – Villerupt, octobre 2021
  « Sonego et moi-même nous cherchions une histoire pour Sordi. Il y avait déjà eu en Amérique, si je ne me trompe, un film qui s’intitulait Cavalcade (ndlr : film de Frank Lloyd, 1933) et qui couvrait une période de dix ou vingt ans. Nous avons eu l’idée de faire une "cavalcade italienne" allant de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux premières années du boom économique. Le film était centré sur un problème qui n’est pas exclusivement italien : celui du compromis. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, il est toujours d’actualité ! A mon avis, Une Vie difficile, Le Fanfaron, Rapt à l’italienne, Au nom du peuple italien sont des films politiques. […] Il me semble que toute une période de l’histoire italienne est représentée à travers ces quatre films. » Dino Risi, propos recueillis par Aldo Tassone Le Cinéma italien parle, Aldo Tassone, Edilig, 1982  
Depuis que les Français ont, tardivement, reconnu en Dino Risi l'un des meilleurs réalisateurs italiens, nous redécouvrons (un peu dans le désordre) certains de ses anciens films. Son préféré, Une vie difficile, date de 1961 et c'est un vrai chef-d'œuvre de sarcasme politique, féroce et par moment poignant. Risi y témoigne de cet art typiquement italien qui consiste à faire vivre un héros au travers de plusieurs décen­nies. L'Italie est ici fustigée, du fascisme à la "dolce vita" par un superbe comédien qu'est Alberto Sordi, comique numéro un de l'Italie. Risi brode avec un humour impitoyable sur les tribulations de ce cari­catural Monsieur Tout-le-Monde, qui, redevenu chômeur, hante les coulisses de Cinecittà pendant le règne des péplum. Risi sait rendre drôles les épisodes historiques les plus graves : caché par une jeune femme possessive qui le garde chez elle, au lit, Silvio, vaguement hon­teux de ne pas avoir rejoint ses camarades de la Résistance, écoute douillettement les explosions lointaines : "ils viennent de faire sauter la centrale, salope !". C'est ce ton de dérision humaine qui transforme le pamphlet social en une farce universelle où le mélange des genres nous soumet à une perpétuelle douche écossaise". R.B.-Le Point-(1976)
  • UNA VITA DIFFICILE

    UNE VIE DIFFICILE

    Italie du Nord, fin 1943. Rédacteur d'un journal clandestin, Silvio Magnozzi (Alberto Sordi) est poursuivi par les allemands. Une jeune fille, Elena (Lea Massari), le cache et le séduit, mais un soir il s'enfuit rejoindre ses amis de la Résistance.
    À la fin de la guerre, alors qu’il enquête pour son journal, Il Lavoratore, Silvio retrouve Elena qui le suit à Rome. Les temps sont durs pour les deux jeunes gens. Silvio, idéaliste exalté, refuse de se laisser acheter et Elena lui reproche amèrement leur vie misérable. Mariage, naissance d’un garçon, deux ans de prison pour participation à une manifestation qui a dégénéré, Silvio reste fidèle à ses principes. Sur les conseils de sa mère, Elena le quitte et s’installe à Viareggio.
    Silvio s'attèle à l'écriture du roman de sa vie, mais aucun éditeur n'en veut. Il tente également sa chance à Cinecittà. En vain. Aux funérailles de la mère d’Elena il fait une apparition remarquée à bord d'une magnifique voiture américaine. Pour la reconquérir, désenchanté, il s'est mis au service d'un puissant industriel. Ce dernier, au cours d'une soirée mondaine, l’humilie devant Elena. Silvio se rebiffe, gifle son patron et quitte les lieux, au bras de sa femme, pour une vie encore plus difficile.

    Les vicissitudes exemplaires du journaliste Silvio Magnozzi (Alberto Sordi), un ancien résistant idéaliste, honnête et d’un engagement social sans faille (le scénario de Rodolfo Sonego est nettement autobiographique). Son intégrité se heurte à la course au bien-être, aux compromis et au cynisme amoral d’un pays qui a maintenant le mythe de l’argent facile et qui veut se développer et oublier la plus rapidement possible. Des 187 films dans lesquels il a joué, Une vie difficile était le film préféré d’Alberto Sordi et peut-être le meilleur de tous ceux réalisés par Risi. C’est une sorte d’essai historique rigoureux coulé dans une comédie amère sur l’Italie en cours de reconstruction, de la Libération au début des années 60. Le macrocosme de l’Histoire et le microcosme des événements individuels sont étroitement liés.

    Fabrizio Corallo, réalisateur
    Rétrospective Dino Risi – Villerupt, octobre 2021

    « Sonego et moi-même nous cherchions une histoire pour Sordi. Il y avait déjà eu en Amérique, si je ne me trompe, un film qui s’intitulait Cavalcade (ndlr : film de Frank Lloyd, 1933) et qui couvrait une période de dix ou vingt ans. Nous avons eu l’idée de faire une "cavalcade italienne" allant de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux premières années du boom économique. Le film était centré sur un problème qui n’est pas exclusivement italien : celui du compromis. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, il est toujours d’actualité ! A mon avis, Une Vie difficile, Le Fanfaron, Rapt à l’italienne, Au nom du peuple italien sont des films politiques. […] Il me semble que toute une période de l’histoire italienne est représentée à travers ces quatre films. »

    Dino Risi
    Le Cinéma italien parle, Aldo Tassone, Edilig, 1982

     

    Depuis que les Français ont, tardivement, reconnu en Dino Risi l'un des meilleurs réalisateurs italiens, nous redécouvrons (un peu dans le désordre) certains de ses anciens films. Son préféré, Une vie difficile, date de 1961 et c'est un vrai chef-d'œuvre de sarcasme politique, féroce et par moment poignant. Risi y témoigne de cet art typiquement italien qui consiste à faire vivre un héros au travers de plusieurs décen­nies. L'Italie est ici fustigée, du fascisme à la "dolce vita" par un superbe comédien qu'est Alberto Sordi, comique numéro un de l'Italie.
    Risi brode avec un humour impitoyable sur les tribulations de ce cari­catural Monsieur Tout-le-Monde, qui, redevenu chômeur, hante les coulisses de Cinecittà pendant le règne des péplum. Risi sait rendre drôles les épisodes historiques les plus graves : caché par une jeune femme possessive qui le garde chez elle, au lit, Silvio, vaguement hon­teux de ne pas avoir rejoint ses camarades de la Résistance, écoute douillettement les explosions lointaines : "ils viennent de faire sauter la centrale, salope !". C'est ce ton de dérision humaine qui transforme le pamphlet social en une farce universelle où le mélange des genres nous soumet à une perpétuelle douche écossaise".

    R.B.-Le Point-(1976)

     

  • Réalisation
    Dino Risi
  • Scénario
    Rodolfo Sonego
  • Image
    Leonida Barboni
  • Montage
    Tatiana Casini
  • Musique
    Carlo Savina
  • Producteur (s)
    Dino De Laurentiis
  • Productions
    Dino De Laurentiis Cinematografica
  • Distribution France
    Tamasa Diffusion
  • Interprètes
    Alberto Sordi, Lea Massari, Franco Fabrizi, Claudio Gora, Antonio Centa, avec la participation dans leur propre rôle de Vittorio Gassman, Silvana Mangano et Alessandro Blasetti
  • Année
    1961
  • Durée
    118 min
  • Pays de production
    Italie
  • Citation
    « Ils font sauter la centrale et moi je suis au lit avec toi. Salope. »
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