NOUS VOULONS LES COLONELS

VOGLIAMO I COLONNELLI

1h 40min
1973
Story of VOGLIAMO I COLONNELLI
VOGLIAMO I COLONNELLI NOUS VOULONS LES COLONELS Rome, 1970. Pour préserver la patrie des effets désastreux d’une démocratie décadente et obnubilé par la menace communiste, le député d’extrême droite Giuseppe Tritoni (Ugo Tognazzi) projette un coup d’état pour installer une junte militaire avec le soutien d’officiers en mal de carrière ou bien à la retraite, ainsi que de militaires nostalgiques du fascisme. Le plan « Renard noir » est mis en œuvre pour exécution immédiate. Naturellement ça capote : les parachutistes qui doivent s’emparer d’un aéroport se perdent dans la campagne, un peloton équipé de scooters est bloqué dans un embouteillage, le détachement d’assaut qui doit occuper le siège de la télévision est obligé, suite à un accident de la route, de s’y rendre en taxi et arrive après la fin des programmes. Faute d’une organisation rigoureuse et d’appuis matériels et stratégiques suffisants, le plan échoue lamentablement mais il offre l’occasion au ministre de l’Intérieur en place de s’octroyer des pouvoirs spéciaux pour maintenir l’ordre et la sécurité dans le pays. Pour le député Tritoni, il ne reste plus qu’à essayer d’exporter son projet vers d’autres pays avec l’espoir qu’il y fonctionnera mieux.   « Afin de contrecarrer un coup d’état bouffon, ourdi par des nostalgiques du fascisme et des colonels, le gouvernement impose des lois spéciales, c’est-à-dire un véritable coup d’état. Derrière la satire il y a un cinéaste capable de mener bon train tous les scénarios. Derrière la comédie, une critique impitoyable des mœurs mais aussi d’une identité historique et nationale. La société Age Scarpelli Monicelli à l’œuvre. C’est la même équipe qui avait créé les bandes de foireux minables de I soliti ignoti et de L’armata Brancaleone. Cette fois, cependant, c’est un sujet proche de l’actualité (en Italie il y eut vraiment une tentative de coup d’état). Est-ce pour cela que Monicelli craignait que ces personnages soient odieux ? Si ce n’est pas le cas, c’est surtout grâce à Tognazzi, principalement, un corps brisé, une marionnette inépuisable, «plus monstrueuse et paradoxale» (Elena Mosconi) que jamais, «empreint d’une morosité créée techniquement par des procédés imperceptibles» (Il Messaggero). » Mario Sesti, critique cinématographique et documentariste  Rétrospective Mario Monicelli - Villerupt, octobre 2019   Le film fait référence au coup d’état néo-fasciste avorté de décembre 1970, organisé par l’aristocrate Junio Valerio Borghese. Lors de la Seconde Guerre mondiale il dirigeait les nageurs de combat et le nom du personnage interprété par Tognazzi, Tritoni (Tritons), est une allusion évidente à Borghese.
    • VOGLIAMO I COLONNELLI

      NOUS VOULONS LES COLONELS

      Rome, 1970. Pour préserver la patrie des effets désastreux d’une démocratie décadente et obnubilé par la menace communiste, le député d’extrême droite Giuseppe Tritoni (Ugo Tognazzi) projette un coup d’état pour installer une junte militaire avec le soutien d’officiers en mal de carrière ou bien à la retraite, ainsi que de militaires nostalgiques du fascisme. Le plan « Renard noir » est mis en œuvre pour exécution immédiate. Naturellement ça capote : les parachutistes qui doivent s’emparer d’un aéroport se perdent dans la campagne, un peloton équipé de scooters est bloqué dans un embouteillage, le détachement d’assaut qui doit occuper le siège de la télévision est obligé, suite à un accident de la route, de s’y rendre en taxi et arrive après la fin des programmes. Faute d’une organisation rigoureuse et d’appuis matériels et stratégiques suffisants, le plan échoue lamentablement mais il offre l’occasion au ministre de l’Intérieur en place de s’octroyer des pouvoirs spéciaux pour maintenir l’ordre et la sécurité dans le pays. Pour le député Tritoni, il ne reste plus qu’à essayer d’exporter son projet vers d’autres pays avec l’espoir qu’il y fonctionnera mieux.

       

      « Afin de contrecarrer un coup d’état bouffon, ourdi par des nostalgiques du fascisme et des colonels, le gouvernement impose des lois spéciales, c’est-à-dire un véritable coup d’état. Derrière la satire il y a un cinéaste capable de mener bon train tous les scénarios. Derrière la comédie, une critique impitoyable des mœurs mais aussi d’une identité historique et nationale. La société Age Scarpelli Monicelli à l’œuvre. C’est la même équipe qui avait créé les bandes de foireux minables de I soliti ignoti et de L’armata Brancaleone. Cette fois, cependant, c’est un sujet proche de l’actualité (en Italie il y eut vraiment une tentative de coup d’état). Est-ce pour cela que Monicelli craignait que ces personnages soient odieux ? Si ce n’est pas le cas, c’est surtout grâce à Tognazzi, principalement, un corps brisé, une marionnette inépuisable, «plus monstrueuse et paradoxale» (Elena Mosconi) que jamais, «empreint d’une morosité créée techniquement par des procédés imperceptibles» (Il Messaggero). »

      Mario Sesti, critique cinématographique et documentariste 

      Rétrospective Mario Monicelli - Villerupt, octobre 2019

       

      Le film fait référence au coup d’état néo-fasciste avorté de décembre 1970, organisé par l’aristocrate Junio Valerio Borghese. Lors de la Seconde Guerre mondiale il dirigeait les nageurs de combat et le nom du personnage interprété par Tognazzi, Tritoni (Tritons), est une allusion évidente à Borghese.

    • Scenario
      Agenore Incrocci (Age), Furio Scarpelli, Mario Monicelli
    • Image
      Alberto Spagnoli
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Carlo Rustichelli
    • Producer (s)
      Adriano De Micheli, Pio Angeletti
    • Productions
      Dean Film
    • Interprètes
      Ugo Tognazzi, Claude Dauphin, Duilio Del Prete, Giuseppe Maffioli, François Périer, Carla Tatò, Lino Puglisi, Pino Zac, Tino Bianchi, Pietro Tordi
    • Année
      1973
    • Durée
      100 min
    • Pays de production
      Italie
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