GLORIA!

GLORIA!

Margherita Vicario

    • Venise, à l’aube de l’an 1800. Teresa (Galatéa Bellugi), une jeune domestique solitaire, surnommée « la muette », vit à l’Institut Sant’Ignazio, un orphelinat et conservatoire pour jeunes filles, dirigé par le despotique Perlina (Paolo Rossi), prêtre et musicien. Dotée d’une oreille musicale extraordinaire, Teresa transforme l’ensemble des sons qui l’entourent en mélodie. Un soir, elle découvre un piano-forte caché dans une cave avec lequel elle peut mettre en musique ses inspirations et s’évader du quotidien. Mais Teresa est démasquée par Lucia (Carlotta Gamba), premier violon de Sant’Ignazio, et ses amies musiciennes, avec lesquelles elle se lie peu à peu d’amitié.
      En 1800, Rome est occupée par les troupes françaises, aussi le nouveau pape Pie VII doit-il être couronné à Venise. Il y aura un grand concert en sa présence au Sant’Ignazio mais Perlina a perdu toute inspiration et est incapable de composer quelque chose de décent. C’est l’occasion pour Teresa et le groupe de musiciennes de s’unir et d’enfin se rebeller pour donner vie à leur musique : une musique nouvelle, audacieuse, à travers laquelle, elles peuvent enfin s’émanciper.

      « Par mon travail d’auteure-compositrice, j’ai été confrontée pendant des années à la même question : que pensez-vous de la place des femmes dans la musique d’aujourd’hui ? Pour y répondre, je me suis lancée dans des recherches. C’est cela qui m’a amenée à écrire Gloria!
      En retraçant l’histoire des compositrices italiennes et européennes, la découverte qui m’a le plus intriguée a été le monde fascinant des quatre Ospedali (orphelinats) de Venise et des Figlie di Choro, les filles de chœur.
      Les orphelinats étaient des institutions d’aide aux femmes qui dispensaient une formation musicale de haut niveau. […] Mais, malgré leur excellente formation, ces artistes ne pouvaient pas faire de la musique leur profession. Ainsi, alors que les musiciens professionnels étaient formés dans des conservatoires masculins de Naples, les jeunes femmes des orphelinats vénitiens ne pouvaient aspirer qu’à un bon mariage ou à jouer toute leur vie pour la gloire de Dieu. […]
      Qui sait le talent, l’imagination qui habitaient ces femmes, nobles ou orphelines, qui passaient leurs après-midis d’étude assises au clavecin ? En imaginant tout ce qui aurait pu se dérouler dans un tel lieu, l’idée de Gloria! est née : l’histoire de Teresa, une jeune femme à l’oreille fine et à la perception musicale libre, qui, à travers la découverte d’un piano, parvient presque à voyager dans le temps et à explorer la créativité dans sa dimension la plus pure, en dehors des canons de son époque. »
      Margherita Vicario, Dossier de presse

      « Une énergie dansante traverse ce premier film d’une jeune Italienne qui signe aussi des œuvres musicales. Ses recherches l’ont amenée à s’intéresser aux orphelinats où, dans la Venise du XVIIIe siècle, des jeunes filles recevaient une éducation digne des meilleurs conservatoires. Avec beaucoup de spontanéité, Margherita Vicario reconstitue l’époque, utilisant simplement des bâtiments anciens et de jolis costumes. L’important sera d’avoir l’oreille ! Celle de la servante Teresa (formidable Galatéa Bellugi) est si fine qu’elle transforme en symphonie rythmique tous les bruits qui l’entourent. Le jour où elle découvre un pianoforte, instrument sacrilège caché dans ce lieu saint qu’est l’orphelinat, elle se met à inventer des musiques diaboliquement modernes. Et attire les jeunes pensionnaires de l’établissement, qui ont envie de chanter, de composer, plus classiquement mais aussi audacieusement. […]
      Vicario réussit ses plus belles scènes en mêlant la dynamique sonore et le tempo donné à l’image par un montage alerte. Le cinéma devient tremplin vers la sensation des voix, des instruments. Cette forme d’émulation fait de Gloria ! un film qui, en dépit de quelques faiblesses et approximations, séduit par sa volonté d’être utile et de galvaniser les jeunes musiciennes d’aujourd’hui, dans une joie communicative. »
      Frédéric Strauss, Télérama, 12 juin 2024

    • Réalisation
      Margherita Vicario
    • Scénario
      Margherita Vicario, Anita Rivaroli
    • Image
      Gianluca Palma
    • Montage
      Christian Marsiglia
    • Musique
      Margherita Vicario, Davide Pavanello
    • Producteur (s)
      Valeria Jamonte, Manuela Melissano, Carlo Cresto-Dina, Katrin Renz
    • Productions
      Tempesta, Rai Cinema, Tellfilm, avec la contribution du Ministero della Cultura, avec le soutien de Office Fédéral de la Culture, Ticino Film Commission, Friuli Venezia Giulia Film Commission
    • Distribution France
      Nour Films
    • Interprètes
      Galatéa Bellugi, Carlotta Gamba, Veronica Lucchesi, Maria Vittoria Dallasta, Sara Mafodda, Paolo Rossi, Stefano Roberto Belisari [Elio], Natalino Balasso, Anita Kravos, Vincenzo Crea
    • Année
      2024
    • Durée
      106 min
    • Pays de production
      Italie, Suisse
    • Citation
      « C’est une promesse que je me fais à moi-même. Je reprends ce que tu m’as pris. »
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