Michele Cortese (Antonio Albanese) est instituteur dans un quartier sensible de la banlieue de Rome et il en a assez. Il obtient enfin une mutation pour un petit village dans la Parc National des Abruzzes, en pleine montagne… et en plein hiver. Il a en charge une classe unique, sept élèves de 6 à 10 ans, qui comprennent vite que ce maître venu de la ville a vraiment besoin de leur aide. Ce qu’avait déjà compris Agnese (Virginia Raffaele), la sous-directrice, qui facilite son intégration. Les relations avec les parents d’élèves sont nettement plus cordiales et Michele arrive assez rapidement à s’adapter à un nouveau mode de vie. Mais voilà que l’école est menacée de fermeture, faute d’élèves, or une école qui ferme c’est un village qui meurt. Le maire du bourg voisin se frotte les mains. Il va récupérer les élèves du village et sauver ainsi son école. Le village se mobilise. Il faut faire preuve d’inventivité…
« Ce film s’est formé en moi en moi pendant des dizaines d’années dans les petits villages de montagne des Abruzzes, après les avoir vu se vider au fil du temps, passant de 3000 habitants à 1000 puis à 300, et leurs écoles fermer. Un jour d'hiver, il y a deux ans, je suis entré dans une école fermée depuis un certain temps. Des tables empilées, de vieux ordinateurs, un froid saisissant et une résignation totale et sereine chez la personne qui m'avait ouvert la porte et montré le chemin. Je connais bien cette résignation et je sais combien il a toujours été difficile, ici, de s'en défaire, d'essayer de prendre en main son destin : c'est à ce moment-là qu'a commencé Un mondo a parte et que nous avons tourné le film, dans cette école abandonnée, en la faisant revivre pendant quelques mois. […]
Je remercie toute la communauté de l’Alto Sangro pour avoir accepté de raconter sa propre histoire, même si, dans ce film, il y a, comme toujours, ma propre vision des choses de la vie. Encore une fois, je ne sais pas à quel genre Un Mondo a Parte peut appartenir. J'espère seulement, comme toujours, que ce film sincère et passionné atteigne le public. »
Riccardo Milani, Dossier de presse« Raconter l'humanité des gens avec humour, divertir tout en stimulant la réflexion, tel est l'objectif qui pousse Riccardo Milani à réaliser des films depuis des années. Un objectif maintes fois atteint, avec les récents succès retentissants de la saga Come un gatto in tangenziale et de Grazie ragazzi.
Cette fois, Milani parvient à ajouter une touche spéciale à une histoire capable de nous immerger dans des réalités rurales beaucoup plus fréquentes qu'on ne le pense. Le sens de la communauté y est encore vivant, et représente à la fois un ciment et un moyen de faire ressortir le meilleur des individus, malgré les mille tentations et l’individualisme de notre époque.
Dans Un mondo a parte, on sourit en se retrouvant impliqué dans une petite histoire emblématique qui a un fort parfum de réalité, grâce aussi à Antonio Albanese au meilleur de sa forme et à Virginia Raffaele qui surprend par l'habileté et la profondeur qu'elle est capable de donner à un personnage dans lequel elle s'immerge totalement.
La spontanéité des adultes et des enfants, recrutés pour la plupart par le réalisateur dans les villages du lieu, la Marsica, dans les Abruzzes, et auxquels sont confiés des rôles importants, contribue à emporter le spectateur dans une histoire bien réelle qui ne prétend pas être édifiante, mais seulement nous rappeler d'où nous venons et qui nous pouvons être, quand nous le voulons. »
Flavio Natalia, ciakmagazine.it, 29 mars 2024
- RéalisationRiccardo Milani
- ScénarioMichele Astori, Riccardo Milani
- ImageSaverio Guarna
- MontagePatrizia Ceresani, Francesco Renda
- Producteur (s)Mario Gianani, Lorenzo Gangarossa
- ProductionsWildside, Medusa Film
- Vente à l’étrangerVision Distribution
- InterprètesAntonio Albanese, Virginia Raffaele, Alessandra Barbonetti, Sergio Meogrossi, Corrado Oddi, Enzo De Sanctis, Donatella La Cesa, Gianmarco Borsa, Guglielmo Casale, Bianca Maria Macro
- Année2024
- Durée113 min
- Pays de productionItalie
- Citation« Il ne tiendra pas six mois. »

