GENITORI QUASI PERFETTI

GENITORI QUASI PERFETTI

Laura Chiossone

GENITORI QUASI PERFETTI

Simona Riva (Anna Foglietta) est une mère hyperactive ayant un emploi prenant qu’elle gère magistralement. Mais au 20e siècle, qu’est-ce qu’un emploi à côté du rôle si complexe de parent ? En effet, dès le réveil, cette mère célibataire est littéralement submergée par des messages d’un groupe de parents d’élèves, un groupe hétéroclite qui critique à tort et à travers les fondements de l’éducation nationale. La proximité de ces adultes si différents, et le fait d’élever un enfant qui n’accepte pas les « lois du genre », la rendent très nerveuse. Qui plus est, la fête d’anniversaire du petit Filippo (Nicolò Costa) approche. Cette fête, que Simona veut parfaite, deviendra le théâtre d’un jeu social qui fera sauter, peu à peu, les verrous de l’hypocrisie parentale. Personne, ou presque, ne sortira indemne de cette sauterie haute en couleur. Seuls les enfants, avec leur liberté d’esprit, seront capables de s’affranchir avec brio des codes sociétaux si pesants de leurs parents.

 

« L’idée de ce film naît d’expériences de vie vraiment vécues par la réalisatrice. Sa réflexion part du principe qu’une fois devenus parents, nous devons construire un modèle de vie totalement nouveau. En effet, notre identité personnelle, que nous avions si durement construit au fil du temps, est mise à rude épreuve par des personnes – les autres parents – que nous sommes dans l’obligation de fréquenter. À cause de ce jeu social qui nous met suppression, nous nous focalisons de moins en moins sur les aspects positifs de la vie de parent et nous oublions le plus important : les enfants. »

Chiara Ugolini, Repubblica, 25 juin 2019.

 

« À travers ce film je fais mon autocritique. Dans tous ces personnages de parents je vois des erreurs que j’ai peut-être commises. C’est en quelque sorte un état des lieux sur l’état actuel de notre société : comment elle est formatée par l’obligation de la performance et les réseaux sociaux. Tout pousse à l’exhibition. On nous demande constamment de dire quel type de parents nous sommes. On est amené à se schématiser, même en tant qu’êtres humains. On est réduit au format des posts. C’est comme si prendre une position contradictoire nous donnait un minimum de sens. Mon film n’entend pas porter un jugement. […] Je ne voulais pas faire une leçon de morale. J’ai voulu poser des questions, inciter à faire une pause pour regarder ce que nous sommes devenus, en tant que parents mais aussi en tant qu’êtres humains. »

Laura Chiossone, propos recueillis par Eleonora Anna Bove, Taxidrivers, 11 septembre 2019

Laura Chiossone

Laura Chiossone (1974, Milan) est une réalisatrice à la formation hétéroclite. Pendant ses études de philosophie, elle pratique le théâtre et joue également dans un groupe de musique pop. En tant que cinéaste, elle débute en 2001 avec le court-métrage 400ft, le premier d’une série de projets qui l’occupent pendant la première décennie des années 2000. Elle réalise également des clips musicaux pour des artistes nationalement reconnus comme Morgan, Marracash ou le groupe Marlene Kuntz. En 2012 elle réalise son premier long-métrage, Tra cinque minuti in scena, prix Cicae au festival Annecy Cinéma italien.

BANDE ANNONCE

SÉANCES

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Laura Chiossone

Scénario : Renata Ciaravino, Gabriele Scotti

Image :  Manfredi Archinto

Montage : Walter Marocchi

Musique : Michele Braga

Producteur (s) : Marco Cohen, Benedetto Habib, Fabrizio Donvito, Marco Malfi Chindemi

Productions : Indiana Production, Rosso Film, Maremosso, Rai Cinema, avec la contribution du MiBACT

Distribution France : 

Vente à l’étranger : True Colours – Glorious Films

Interprètes : Anna Foglietta, Paolo Calabresi, Lucia Mascino, Marina Rocco, Elena Radonicich, Francesco Turbanti, Paolo Mazzarelli, Marina Occhionero, Nicolò Costa

Année : 2019
Durée : 95 min
Pays de production : Italie