HAMMAMET

HAMMAMET

Gianni Amelio

HAMMAMET


Vers la fin du 20e siècle, Bettino Craxi vit quasiment reclus à Hammamet. Il s’est exilé en Tunisie pour échapper à la justice italienne, après avoir été l’homme politique le plus important de son pays. Le premier socialiste à devenir Président du Conseil est désormais un homme déchu politiquement et physiquement. Il a gardé toutefois sa vivacité d’esprit. La luxueuse villa mise à sa disposition par Ben Ali abrite Craxi et quelques membres de sa famille, dont sa fille qui l’admire et le défend orgueilleusement. Pendant que son état de santé se dégrade, il reçoit la visite de son fils resté en Italie, de quelques rares amis politiques et de sa maîtresse. Craxi passe son temps en réflexions philosophiques et visions politiques, refusant obstinément d’écouter son entourage qui l’implore d’aller se faire soigner en Italie, pays qu’il a gouverné en monarque et que désormais il ne comprend plus.


« Hammamet n’est pas un film « sur Craxi », bien qu’il soit le protagoniste et le moteur de l’histoire. Le film, au demeurant, se concentre davantage sur l’individu que sur le personnage politique. Tout est parti d’une proposition du producteur, qui voulait un film sur Cavour et sa relation avec sa fille. Il y a eu un déclic : je me suis demandé si ce ne serait pas mieux de situer l’histoire un siècle plus tard pour parler de quelque chose de plus proche de nous, d’une affaire encore brûlante, une blessure ouverte. C’est alors que Craxi m’est venu à l’esprit. D’après ce que je savais, sa fille l’a soutenu inconditionnellement. Je ne voulais pas faire une biographie, ni le récit exaltant ou troublé d’un parti politique. Et surtout pas un film qui donnerait tort ou raison à qui que ce soit. Je pense que le rôle du cinéma est de représenter les comportements, les humeurs, les impulsions, bons ou mauvais qu’ils soient, en recherchant l’évidence et l’émotion. J’ai essayé d’approcher suffisamment les personnages pour qu’il soit possible, non pour moi mais pour le spectateur, de les juger. »
Gianni Amelio, Dossier de presse

Gianni Amelio

Gianni Amelio (1945, province de Catanzaro) aborde le cinéma par le biais de la critique après des études de philosophie à l’Université de Messine. À Rome, à partir de 1965, il devient l’assistant entre autres d’Ugo Gregoretti. Après plusieurs films pour la télévision, il tourne son premier long-métrage Colpire al cuore en 1982.

Filmographie : I ragazzi di via Panisperna (1987), Porte aperte (1990, Portes ouvertes), Il ladro di bambini (1992, Les enfants volés), Grand prix du jury à Cannes, Lamerica (1994),  Così ridevano (1998, Mon frère), Lion d’or à Venise, Le chiavi di casa (2004, Les clefs de la maison), La stella che non c'è (2006, L'étoile imaginaire), Le premier homme (2012), L'intrepido (2013), La tenerezza (2018), quatre Nastri d’Argento, Hammamet (2020).

BANDE ANNONCE

SÉANCES

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Gianni Amelio

Scénario : Gianni Amelio, Alberto Taraglio

Image :  Luan Amelio

Montage : Simona Paggi

Musique : Nicola Piovani

Producteur (s) : Agostino Saccà, Maria Grazia Saccà

Productions : Pepito Produzioni, Rai Cinema, Minerva Pictures

Distribution France : 

Vente à l’étranger : Minerva Pictures Group

Interprètes : Pierfrancesco Favino, Livia Rossi, Luca Filippi, Omero Antonutti, Renato Carpentieri, Giuseppe Cederna, Claudia Gerini

Année : 2020
Durée : 126 min
Pays de production : Italie