IL MAESTRO DI VIGEVANO

IL MAESTRO DI VIGEVANO

Elio Petri

IL MAESTRO DI VIGEVANO

Vigevano, non loin de Milan, 50 000 habitants, capitale italienne de la chaussure. Antonio Mombelli (Alberto Sordi) est maître d’école, il craint l’autoritarisme du directeur et n’a pour seul ami que Nannini, l’éternel remplaçant, mais il est fier de pouvoir dispenser l’instruction aux enfants. Ada (Claire Bloom), sa femme, est insatisfaite de leur modeste condition et elle reproche à son mari de ne pas profiter, comme les autres, de la prospérité d’une ville en plein essor. Antonio s’emporte lorsque Ada décide d’aller travailler à l’usine de Bugatti et que leur fils Rino, treize ans, poussé par sa mère, au lieu d’aller en classe, travaille occasionnellement pour arrondir les fins de mois. Antonio finit par céder à l’ambitieuse Ada : il démissionne, et l’indemnité permet à sa femme et à son beau-frère Carlo de monter une entreprise familiale. Mais rapidement, suite à la naïveté d’Antonio, la liquidation est prononcée pour fraude fiscale. Affecté par le suicide de Nannini, abandonné par sa vénale épouse qui le trompe avec Bugatti, Antonio se remet à étudier pour se présenter à un examen qui lui permettra à nouveau d’enseigner. Lorsque Ada meurt dans un tragique accident de voiture avec son amant, Antonio est définitivement seul. À l’automne, il reprend le chemin de l’école.

 

« Le récit propose des thèmes typiques de l’œuvre du cinéaste, offrant un point de vue social et politique sur l’Italie qui correspond à la dimension contestataire d’Elio Petri. Alberto Sordi, génie comique absolu, apporte son contrepoint. Le résultat est un film un peu atypique, qui sort Elio Petri de sa zone de confort. Il Maestro di Vigevano constitue, avec Les jours comptés et La classe ouvrière va au paradis, une informelle trilogie du travail. Chacun de ces films suit un mouvement similaire, celui d’un individu qui en vient à questionner le sens de son travail et par là-même sa place dans la société et le sens de son existence. »

Philippe Paul, dvdclassik.com, 9 septembre 2019

Elio Petri
Elio Petri

Figure majeur du cinéma italien, Elio Petri (Rome, 1929 – Rome, 1982), militant politique, critique de cinéma, assistant de Giuseppe De Santis, réalise son premier long-métrage en 1961, L'assassino (L'assassin). Tout au long de sa carrière, son cinéma sera contestataire et dérangeant.

Filmographie partielle : I giorni contati (1962, Les Jours comptés), Il maestro di Vigevano (1963), La decima vittima (1965, La dixième victime), A ciascuno il suo (1967, À chacun son dû), Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto (1970, Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon), Grand prix du jury Cannes 1970, Oscar du meilleur film étranger 1971, La classe operaia va in paradiso (1971, La classe ouvrière va au paradis), Palme d'or Cannes 1972, La proprietà non è più un furto (1973, La propriété c'est plus le vol), Todo modo (1976)

BANDE ANNONCE

SÉANCES

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FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Elio Petri

Scénario : Agenore Incrocci, Furio Scarpelli, Elio Petri, d'après le roman de Lucio Mastronardi

Image :  Otello Martelli

Montage : Ruggero Mastroianni

Musique : Nino Rota

Producteur (s) : Dino De Laurentiis

Productions : Dino De Laurentiis Cinematografica

Distribution France : Tamasa

Vente à l’étranger : 

Interprètes : Alberto Sordi, Claire Bloom, Vito De Taranto, Ya Doucheskaya, Guido Spadea, Eva Magni, Piero Mazzarella, Lilla Ferrante, Ezio Sancrotti, Anna Carena

Année : 1963
Durée : 106 min
Pays de producion : Italie