DOPO MEZZANOTTE

DOPO MEZZANOTTE

DOPO MEZZANOTTE, APRES MINUIT

Davide Ferrario

0h 1min
2021
Story of DOPO MEZZANOTTE
DOPO MEZZANOTTE, APRÈS MINUIT

Trois personnages. Martino, est gardien de nuit dans le musée du cinéma de Turin : la Mole Antonelliana. La nuit, seul dans les salles obscures du musée, il regarde de vieux films en noir et blanc. Le jour, ce passionné de cinéma passe son temps à filmer tout ce qui l’entoure avec sa vieille caméra dans le but de réaliser le film de sa vie. Angelo vit dans le quartier populaire de la Falchera. Il se procure de l’argent grâce à des vols de voitures et traîne avec une bande de délinquants dont il est le chef. Amanda, sa petite amie officielle, aimerait passer plus de temps avec lui. Elle travaille dans un fast-food et supporte tant bien que mal un patron autoritaire. Un jour, excédée par l’attitude de ce dernier qui refuse de la laisser quitter son travail cinq minutes plus tôt pour pouvoir prendre le dernier bus, elle lui jette de l’huile bouillante sur les jambes. Paniquée, elle s’enfuit et se réfugie dans le musée du cinéma.

Elle fait ainsi la connaissance de Martino qui la cache et elle découvre son univers empreint de poésie et de magie. En effet, Martino reproduit involontairement des gags burlesques à la Buster Keaton et vit une existence complètement étrangère au monde qui l’entoure. Son unique lien avec la réalité est Amanda à qui il déclare son amour après lui avoir montré le film qu’il a réalisé. Pendant ce temps l’amie et colocataire d’Amanda profite de son absence pour faire des avances à Angelo qui ne refuse pas. Une fois sortie de la Mole Antonelliana, Amanda ne voit plus rien comme avant. Martino s’est immiscé dans sa relation avec Angelo. Incapable de faire le choix entre les deux garçons, Amanda propose un ménage à trois aux deux garçons qui finissent par accepter la proposition de celle qu’ils refusent tous deux de perdre.

 

Si Dopo Mezzanotte nous donne bien à voir une histoire d'amour, c'est avant tout un très bel hommage rendu au cinéma muet, et plus particulièrement à celui de Buster Keaton. Le réalisateur saupoudre son film de clins d'œil en tous genres, d'extraits et emprunte même les techniques de l'époque : les inserts de textes à la place des dialogues, les transitions, le noir et blanc, l'omniprésence de la musique, le bruit de la caméra… Quant au personnage de Martino, très burlesque, on le croirait tout droit sorti des œuvres de Charlie Chaplin. Le réalisateur ajoute à ce retour dans le passé une technologie haute définition, tissant le lien entre nous et les frères Lumière.

Dopo Mezzanotte est un voyage dans l'univers fascinant et onirique du 7ème art, un joli moment d'évasion à travers les rues de Turin et au coeur de La Mole. Le narrateur, aux commentaires cocasses et pertinents, nous accompagne tout du long et affirme que « les lieux racontent parfois mieux les histoires que les personnages eux-mêmes ». Au final, ce drame gentil se veut original et plein de fraîcheur.

Hélène Caruso, ecranlarge, 5 juillet 2005

 

 « Dopo mezzanotte est une histoire simple, mais c’est surtout un acte d’amour insolent pour le cinéma. J’y ai mêlé les films muets de Pastrone et de Buster Keaton, la haute définition et les marches funèbres de Banda Ionica et de Daniele Sepe. Parfois l’envie nous prend de revenir aux choses simples. Je n’avais pas tourné de long-métrage de fiction depuis 1999, en premier lieu parce que j’ai tourné des documentaires et en second lieu parce que personne ne voulait financer les films que j’avais envie de faire. Moi, par ailleurs, je ne trouvais aucun intérêt dans les projets qu’on me proposait. Il devient de plus en plus difficile de faire quelque chose de différent, il y a une certaine rigidité du système qui décrète que certains projets ne cadrent pas avec les plans de la production. Les idées ne me manquaient pas, mais la plupart étaient trop onéreuses. Jusqu’au jour où j’ai pensé que je pourrais utiliser la Mole Antonelliana… C’est un lieu extraordinaire. J’y avais tourné une séquence de Tutti giù per terra alors qu’elle était encore en travaux. Le musée du cinéma en a fait un lieu encore plus surréel. »

Propos recueillis par Raffaella Silipo, Lo Specchio, La Stampa, 31 janvier 2004

    • DOPO MEZZANOTTE, APRÈS MINUIT

      Trois personnages. Martino, est gardien de nuit dans le musée du cinéma de Turin : la Mole Antonelliana. La nuit, seul dans les salles obscures du musée, il regarde de vieux films en noir et blanc. Le jour, ce passionné de cinéma passe son temps à filmer tout ce qui l’entoure avec sa vieille caméra dans le but de réaliser le film de sa vie. Angelo vit dans le quartier populaire de la Falchera. Il se procure de l’argent grâce à des vols de voitures et traîne avec une bande de délinquants dont il est le chef. Amanda, sa petite amie officielle, aimerait passer plus de temps avec lui. Elle travaille dans un fast-food et supporte tant bien que mal un patron autoritaire. Un jour, excédée par l’attitude de ce dernier qui refuse de la laisser quitter son travail cinq minutes plus tôt pour pouvoir prendre le dernier bus, elle lui jette de l’huile bouillante sur les jambes. Paniquée, elle s’enfuit et se réfugie dans le musée du cinéma.

      Elle fait ainsi la connaissance de Martino qui la cache et elle découvre son univers empreint de poésie et de magie. En effet, Martino reproduit involontairement des gags burlesques à la Buster Keaton et vit une existence complètement étrangère au monde qui l’entoure. Son unique lien avec la réalité est Amanda à qui il déclare son amour après lui avoir montré le film qu’il a réalisé. Pendant ce temps l’amie et colocataire d’Amanda profite de son absence pour faire des avances à Angelo qui ne refuse pas. Une fois sortie de la Mole Antonelliana, Amanda ne voit plus rien comme avant. Martino s’est immiscé dans sa relation avec Angelo. Incapable de faire le choix entre les deux garçons, Amanda propose un ménage à trois aux deux garçons qui finissent par accepter la proposition de celle qu’ils refusent tous deux de perdre.

       

      Si Dopo Mezzanotte nous donne bien à voir une histoire d'amour, c'est avant tout un très bel hommage rendu au cinéma muet, et plus particulièrement à celui de Buster Keaton. Le réalisateur saupoudre son film de clins d'œil en tous genres, d'extraits et emprunte même les techniques de l'époque : les inserts de textes à la place des dialogues, les transitions, le noir et blanc, l'omniprésence de la musique, le bruit de la caméra… Quant au personnage de Martino, très burlesque, on le croirait tout droit sorti des œuvres de Charlie Chaplin. Le réalisateur ajoute à ce retour dans le passé une technologie haute définition, tissant le lien entre nous et les frères Lumière.

      Dopo Mezzanotte est un voyage dans l'univers fascinant et onirique du 7ème art, un joli moment d'évasion à travers les rues de Turin et au coeur de La Mole. Le narrateur, aux commentaires cocasses et pertinents, nous accompagne tout du long et affirme que « les lieux racontent parfois mieux les histoires que les personnages eux-mêmes ». Au final, ce drame gentil se veut original et plein de fraîcheur.

      Hélène Caruso, ecranlarge, 5 juillet 2005

       

       « Dopo mezzanotte est une histoire simple, mais c’est surtout un acte d’amour insolent pour le cinéma. J’y ai mêlé les films muets de Pastrone et de Buster Keaton, la haute définition et les marches funèbres de Banda Ionica et de Daniele Sepe. Parfois l’envie nous prend de revenir aux choses simples. Je n’avais pas tourné de long-métrage de fiction depuis 1999, en premier lieu parce que j’ai tourné des documentaires et en second lieu parce que personne ne voulait financer les films que j’avais envie de faire. Moi, par ailleurs, je ne trouvais aucun intérêt dans les projets qu’on me proposait. Il devient de plus en plus difficile de faire quelque chose de différent, il y a une certaine rigidité du système qui décrète que certains projets ne cadrent pas avec les plans de la production. Les idées ne me manquaient pas, mais la plupart étaient trop onéreuses. Jusqu’au jour où j’ai pensé que je pourrais utiliser la Mole Antonelliana… C’est un lieu extraordinaire. J’y avais tourné une séquence de Tutti giù per terra alors qu’elle était encore en travaux. Le musée du cinéma en a fait un lieu encore plus surréel. »

      Propos recueillis par Raffaella Silipo, Lo Specchio, La Stampa, 31 janvier 2004

    • Réalisation
      Davide Ferrario
    • Scénario
      Davide Ferrario
    • Image
      Dante Cecchin
    • Montage
      Claudio Cormio
    • Musique
      Fabio Barovero, Banda Ionica, Daniele Sepe
    • Producteur (s)
      Ladis Zanini
    • Productions
      Rossofuoco
    • Distribution France
      Océan Films
    • Vente à l’étranger
      Adriana Chiesa
    • Interprètes
      Giorgio Pasotti, Francesca Inaudi, Fabio Troiano, Francesca Picozza, Silvio Orlando
    • Année
      2004
    • Durée
      1h 33
    • Pays de production
      Italie
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