HORS DU MONDE

FUORI DAL MONDO

0h 1min
1999
Story of FUORI DAL MONDO
FUORI DAL MONDO HORS DU MONDE

Caterina est une novice. Dans moins d’un an, elle prononcera ses vœux et deviendra religieuse à part entière. Sa voie est tracée. Elle ne vit pas recluse, elle fait des études et a des activités bénévoles. Mais la simplicité de cette vie austère est bouleversée un beau jour par un nouveau-né abandonné. Caterina l’amène à l’hôpital, puis elle décide de mener l’enquête et de retrouver les parents.

Ce faisant, elle s’attache de plus en plus au bébé qu’elle va voir souvent. Grâce au pull dans lequel était enveloppé le bébé, elle remonte jusqu’à Ernesto, un homme d’âge mûr, qui gère un pressing. Totalement en dehors du monde, il regarde les autres vivre à travers les vitres de son magasin. Péniblement, Caterina arrive à entrer en relation avec lui. Il avait prêté son pull à une de ses employées, Teresa, un soir où ils avaient été ensemble. Ernesto commence à penser qu’il est peut-être le père. Tous deux arrivent à retrouver Teresa, la jeune fille instable qui s’était trouvée dans l’incapacité morale d’élever son enfant jour après jour.

   

Dans le décor froid d’une ville impersonnelle et impassible, Milan, Piccioni nous fait partager un épisode de la vie de quatre personnes totalement anonymes marginales, liées par le hasard autour d’un nouveau-né abandonné. La distribution, parfaitement adaptée au niveau psychologique rend très bien l’image de ces quatre personnages évoluant « en dehors du monde », pris par leurs croyances, leurs peurs, leurs angoisses.

  « Quelle est la personne la plus "en marge du monde" à Milan ?

Margherita Buy, qui a fait un choix radical est sur le point de prononcer ses vœux et de devenir "l’éternelle épouse de Dieu ? " Elle, qui apporte son aide aux immigrés et aux plus démunis, va assouvir sa dernière tentation : la maternité (un inconnu lui confie un nouveau-né abandonné, dont elle ne réussit plus à se détacher, se sentant dans l’obligation de retrouver la mère).

Ou alors est-ce Silvio Orlando, propriétaire d’un pressing, hypocondriaque, anxieux, indifférent, solitaire, tenté par une paternité éventuelle ?

Est-ce plutôt Carolina Freschi, la mère de l’enfant, qui n’arrive pas à oublier son fils et à expliquer son geste ?

Est-ce Marina Massironi, la blonde dépressive qui erre dans la ville, abordant les inconnus et laissant son numéro de téléphone un peu partout en espérant ainsi trouver l’âme sœur ?

Ou est-ce que les personnes les plus "en marge du monde" sont les gens ordinaires qui portent des uniformes (religieuses, policiers, employés de la blanchisserie et du bar, femmes de ménage, infirmières et médecins…), menacés par l’aliénation la plus profonde qui fait perdre la notion du sentiment de l’existence sans qu’ils s’en rendent compte ?

Giuseppe Piccioni, 45 ans, né à Ascoli Piceno, réalise avec ce film un immense progrès dans le domaine de l’idée et de l’expression en dépassant le stade social, nostalgique et "gentil" de la comédie traditionnelle, pour aboutir à une analyse à la fois sentimentale et mélancolique de notre vie quotidienne, sans pour autant sombrer dans le désespoir. »

Lietta Tornabuoni, La Stampa, 28 mars 1999

    • FUORI DAL MONDO

      HORS DU MONDE

      Caterina est une novice. Dans moins d’un an, elle prononcera ses vœux et deviendra religieuse à part entière. Sa voie est tracée. Elle ne vit pas recluse, elle fait des études et a des activités bénévoles. Mais la simplicité de cette vie austère est bouleversée un beau jour par un nouveau-né abandonné. Caterina l’amène à l’hôpital, puis elle décide de mener l’enquête et de retrouver les parents.

      Ce faisant, elle s’attache de plus en plus au bébé qu’elle va voir souvent. Grâce au pull dans lequel était enveloppé le bébé, elle remonte jusqu’à Ernesto, un homme d’âge mûr, qui gère un pressing. Totalement en dehors du monde, il regarde les autres vivre à travers les vitres de son magasin. Péniblement, Caterina arrive à entrer en relation avec lui. Il avait prêté son pull à une de ses employées, Teresa, un soir où ils avaient été ensemble. Ernesto commence à penser qu’il est peut-être le père. Tous deux arrivent à retrouver Teresa, la jeune fille instable qui s’était trouvée dans l’incapacité morale d’élever son enfant jour après jour.

       

       

      Dans le décor froid d’une ville impersonnelle et impassible, Milan, Piccioni nous fait partager un épisode de la vie de quatre personnes totalement anonymes marginales, liées par le hasard autour d’un nouveau-né abandonné. La distribution, parfaitement adaptée au niveau psychologique rend très bien l’image de ces quatre personnages évoluant « en dehors du monde », pris par leurs croyances, leurs peurs, leurs angoisses.

       

      « Quelle est la personne la plus "en marge du monde" à Milan ?

      Margherita Buy, qui a fait un choix radical est sur le point de prononcer ses vœux et de devenir "l’éternelle épouse de Dieu ? " Elle, qui apporte son aide aux immigrés et aux plus démunis, va assouvir sa dernière tentation : la maternité (un inconnu lui confie un nouveau-né abandonné, dont elle ne réussit plus à se détacher, se sentant dans l’obligation de retrouver la mère).

      Ou alors est-ce Silvio Orlando, propriétaire d’un pressing, hypocondriaque, anxieux, indifférent, solitaire, tenté par une paternité éventuelle ?

      Est-ce plutôt Carolina Freschi, la mère de l’enfant, qui n’arrive pas à oublier son fils et à expliquer son geste ?

      Est-ce Marina Massironi, la blonde dépressive qui erre dans la ville, abordant les inconnus et laissant son numéro de téléphone un peu partout en espérant ainsi trouver l’âme sœur ?

      Ou est-ce que les personnes les plus "en marge du monde" sont les gens ordinaires qui portent des uniformes (religieuses, policiers, employés de la blanchisserie et du bar, femmes de ménage, infirmières et médecins…), menacés par l’aliénation la plus profonde qui fait perdre la notion du sentiment de l’existence sans qu’ils s’en rendent compte ?

      Giuseppe Piccioni, 45 ans, né à Ascoli Piceno, réalise avec ce film un immense progrès dans le domaine de l’idée et de l’expression en dépassant le stade social, nostalgique et "gentil" de la comédie traditionnelle, pour aboutir à une analyse à la fois sentimentale et mélancolique de notre vie quotidienne, sans pour autant sombrer dans le désespoir. »

      Lietta Tornabuoni, La Stampa, 28 mars 1999

    • Réalisation
      Giuseppe Piccioni
    • Scenario
      Giuseppe Piccioni, Gualtiero Rosella, Lucia Zei
    • Image
      Luca Bigazzi
    • Montage
      Esmeralda Calabria
    • Musique
      Ludovico Einaudi
    • Producer (s)
      Lionello Cerri
    • Productions
      Lumière & Co
    • Distribution France
      Acadra Distriution
    • Vente à l’étranger
      Adriana Chiesa Enterprise
    • Interprètes
      Margherita Buy, Silvio Orlando, Carolina Freschi, Mria Cristina Minerva, Sonia Gessner, Giuliana Lojodice, Marina Massironi
    • Année
      1999
    • Durée
      1h 40
    • Pays de production
      Italie
    Movie, TV Show, Filmmakers and Film Studio WordPress Theme.

    Press Enter / Return to begin your search or hit ESC to close

    En vous inscrivant, vous acceptez nos Conditions générales d’utilisation et notre Politique de confidentialité .

    Les nouvelles adhésions ne sont pas autorisées.

    Festival du Film Italien de Villerupt

    Festival du Film Italien de Villerupt
    6 rue Clemenceau
    54190 Villerupt


    +33 (0)3 82 89 40 22
    organisation@festival-villerupt.com

    ©2021 Festival du Film Italien de Villerupt - Tous droits réservés - Réalisation Agacom