HAI PAURA DEL BUIO

0h 1min
2021
Story of HAI PAURA DEL BUIO
HAI PAURA DEL BUIO

Eva a à peine plus de vingt ans, elle est ouvrière dans une usine près de Bucarest. Elle arrive en fin de contrat et elle est licenciée. Elle décide alors de vendre tout ce qu’elle possède pour se payer un billet d’avion pour l’Italie. C’est ainsi qu’elle débarque à Melfi, en Basilicate, là où Fiat a implanté une grande usine. Seule dans la nuit, transie de froid, elle s’abrite dans une voiture qui est restée ouverte.

C’est là qu’Anna la trouve. Elle est ouvrière chez Fiat, elle a à peu près le même âge et elle l’accueille chez elle. Mais Eva n’est pas arrivée à Melfi par hasard. Elle est à la recherche de quelqu’un, elle suit un petit groupe de femmes, elle en sélectionne deux, puis une qu’elle suit comme son ombre, jusqu’au moment où elle décide d’agir.

   

Il peut sembler paradoxal que ce soit un jeune réalisateur formé à MTV (Coppola y a travaillé pendant près de dix ans) qui ramène la classe ouvrière sur le grand écran. Pourtant, l’idée de Hai paura del buio est née grâce à un programme conçu pour MTV.

« Je me suis retrouvé à Melfi et je suis tombé sur le complexe industriel gigantesque de Fiat, un agglomérat industriel plaqué dans un univers entièrement paysan, né au milieu de terres agricoles à l’infini. Ça m’a fait penser à une plaie saignante dans le noir et le vert de la terre, qui aurait donné lieu en une nanoseconde à une révolution copernicienne dans la vie de la région, faisant ressortir les contradictions sans fin. Ça a beau être l’usine la plus moderne d’Europe, les salaires des travailleurs y sont plus faibles qu’ailleurs. »

Au demeurant, les protagonistes féminines du film sont très différentes des travailleurs montrés dans le passé par le film de Petri et Volonté. Coppola explique qu’Eva et Anna n’ont pas de conscience de classe et qu’elles acceptent le licenciement et le chômage comme une expérience individuelle. Les aspects privés, psychologiques, l’emportent sur les aspects sociologiques.

Franco Montini, la Repubblica, 27 juillet 2010

    • HAI PAURA DEL BUIO

      Eva a à peine plus de vingt ans, elle est ouvrière dans une usine près de Bucarest. Elle arrive en fin de contrat et elle est licenciée. Elle décide alors de vendre tout ce qu’elle possède pour se payer un billet d’avion pour l’Italie. C’est ainsi qu’elle débarque à Melfi, en Basilicate, là où Fiat a implanté une grande usine. Seule dans la nuit, transie de froid, elle s’abrite dans une voiture qui est restée ouverte.

      C’est là qu’Anna la trouve. Elle est ouvrière chez Fiat, elle a à peu près le même âge et elle l’accueille chez elle. Mais Eva n’est pas arrivée à Melfi par hasard. Elle est à la recherche de quelqu’un, elle suit un petit groupe de femmes, elle en sélectionne deux, puis une qu’elle suit comme son ombre, jusqu’au moment où elle décide d’agir.

       

       

      Il peut sembler paradoxal que ce soit un jeune réalisateur formé à MTV (Coppola y a travaillé pendant près de dix ans) qui ramène la classe ouvrière sur le grand écran. Pourtant, l’idée de Hai paura del buio est née grâce à un programme conçu pour MTV.

      « Je me suis retrouvé à Melfi et je suis tombé sur le complexe industriel gigantesque de Fiat, un agglomérat industriel plaqué dans un univers entièrement paysan, né au milieu de terres agricoles à l’infini. Ça m’a fait penser à une plaie saignante dans le noir et le vert de la terre, qui aurait donné lieu en une nanoseconde à une révolution copernicienne dans la vie de la région, faisant ressortir les contradictions sans fin. Ça a beau être l’usine la plus moderne d’Europe, les salaires des travailleurs y sont plus faibles qu’ailleurs. »

      Au demeurant, les protagonistes féminines du film sont très différentes des travailleurs montrés dans le passé par le film de Petri et Volonté. Coppola explique qu’Eva et Anna n’ont pas de conscience de classe et qu’elles acceptent le licenciement et le chômage comme une expérience individuelle. Les aspects privés, psychologiques, l’emportent sur les aspects sociologiques.

      Franco Montini, la Repubblica, 27 juillet 2010

    • Réalisation
      Massimo Coppola
    • Scenario
      Massimo Coppola
    • Image
      Daria D’Antonio
    • Montage
      Cristiano Travaglioli
    • Producer (s)
      Francesca Cima, Nicola Giuliano
    • Productions
      Indigo Film en collaboration avec BIM Film, MTV Italia et le soutien du MiBAC
    • Distribution France
      SND Groupe M6
    • Interprètes
      Alexandra Pirici, Erica Fontana, Antonella Attili, Alfio Sorbello, Manrico Gammarota, Lia Bugnar, Andra Bolea, Marcello Mazzarella, Angela Goodwin
    • Année
      2010
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      Qu’est-ce que tu fous dans ma bagnole ?
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