I NOSTRI ANNI

I NOSTRI ANNI

NOS ANNÉES

Daniele Gaglianone

0h 1min
2021
Story of I NOSTRI ANNI
I NOSTRI ANNI NOS ANNÉES Alberto et Natalino sont deux personnes âgées qui, durant la guerre, ont vécu ensemble l’expérience de la résistance dans les montagnes du Piémont. Aujourd’hui ils mènent des vies différentes. Natalino vit seul depuis des années à la montagne, dans un vieux village abandonné, tandis qu’Alberto est parqué dans un hospice où il passe l’été. Natalino est contacté par un chercheur de l’université et lors d’un entretien il parle de son expérience dans la résistance. Au même moment, Alberto, inquiet comme s’il sentait quelque chose d’indéfinissable l’envahir, se confie à un vieux Monsieur – Umberto – cloué dans un fauteuil roulant. A partir de ce moment le passé se mêle au présent. Les images de certains partisans en fuite durant une rafle remontent à la surface. Entre eux, Natalino et Alberto, un troisième ami, le très jeune Silurino, grièvement blessé, comme les trois autres compagnons du groupe. Les deux premiers n’arrivent plus à porter les blessés. Ils s’arrêtent sous les arbres et Natalino décide de partir chercher du secours : ils ont peut-être évité le péril le plus immédiat et d’autres compagnons ne devraient plus être très éloignés. Alberto reste avec les blessés, l’attente prolongée et l’anxiété le poussent à s’éloigner pour voir si Natalino est de retour, mais lorsqu’il se retourne vers ses compagnons blessés, il voit arriver un groupe de Brigades Noires ; choqué et impuissant, caché derrière les buissons, Alberto assiste au massacre de Silurino et des autres. Cette scène l’obsèdera toute sa vie. Lors de l’entretien, Natalino raconte son amitié avec Alberto et Silurino jusqu’à cet épisode crucial de leur vie, l’assaut des Brigades Noires et la mort de Silurino : le même épisode repris par le flash-back. Dans l’hospice, pendant ce temps, une certaine complicité lie Umberto et Alberto. Mais un jour ce dernier fait une découverte ahurissante : Umberto était à la tête des Brigades Noires responsables de la mort de ses amis. Alberto, choqué, court chez Natalino pour lui demander de l’aide : la seule solution pour effacer le passé est de tuer Umberto. Avec tristesse et compassion, son ami lui répond qu’à présent, cinquante ans après, ils ne sont plus que deux vieillards ; mais pour Alberto le temps s’est arrêté ce fameux jour dans ce bois, comme s’il n’était jamais sorti de ces buissons…     Cette histoire se veut racontée essentiellement à travers la dimension visuelle. Chaque manière différente de ressentir le monde (dans son enchevêtrement de passé et de présent) trouve son correspondant dans la manière de construire les images. Il y a le passé subjectif, il y a aussi le passé rappelé par les différents personnages qui ont évidemment un mode différent de vivre le présent. Le langage cinématographique pensé pour le film tend ainsi à adhérer au caractère des personnages dans la recherche d’une image comme ultime synthèse entre les différentes dimensions, sur les traces de la tentative des protagonistes de retrouver l’amitié d’autrefois, le souvenir de leur jeunesse perdue et le sens toujours fuyant à donner à une existence qui sombrera bientôt dans l’obscurité définitive des paupières qui s’abaissent.
Daniele GAGLIANONE
    • I NOSTRI ANNI

      NOS ANNÉES

      Alberto et Natalino sont deux personnes âgées qui, durant la guerre, ont vécu ensemble l’expérience de la résistance dans les montagnes du Piémont. Aujourd’hui ils mènent des vies différentes. Natalino vit seul depuis des années à la montagne, dans un vieux village abandonné, tandis qu’Alberto est parqué dans un hospice où il passe l’été. Natalino est contacté par un chercheur de l’université et lors d’un entretien il parle de son expérience dans la résistance. Au même moment, Alberto, inquiet comme s’il sentait quelque chose d’indéfinissable l’envahir, se confie à un vieux Monsieur – Umberto – cloué dans un fauteuil roulant.

      A partir de ce moment le passé se mêle au présent. Les images de certains partisans en fuite durant une rafle remontent à la surface. Entre eux, Natalino et Alberto, un troisième ami, le très jeune Silurino, grièvement blessé, comme les trois autres compagnons du groupe. Les deux premiers n’arrivent plus à porter les blessés. Ils s’arrêtent sous les arbres et Natalino décide de partir chercher du secours : ils ont peut-être évité le péril le plus immédiat et d’autres compagnons ne devraient plus être très éloignés. Alberto reste avec les blessés, l’attente prolongée et l’anxiété le poussent à s’éloigner pour voir si Natalino est de retour, mais lorsqu’il se retourne vers ses compagnons blessés, il voit arriver un groupe de Brigades Noires ; choqué et impuissant, caché derrière les buissons, Alberto assiste au massacre de Silurino et des autres. Cette scène l’obsèdera toute sa vie.

      Lors de l’entretien, Natalino raconte son amitié avec Alberto et Silurino jusqu’à cet épisode crucial de leur vie, l’assaut des Brigades Noires et la mort de Silurino : le même épisode repris par le flash-back.

      Dans l’hospice, pendant ce temps, une certaine complicité lie Umberto et Alberto. Mais un jour ce dernier fait une découverte ahurissante : Umberto était à la tête des Brigades Noires responsables de la mort de ses amis.

      Alberto, choqué, court chez Natalino pour lui demander de l’aide : la seule solution pour effacer le passé est de tuer Umberto. Avec tristesse et compassion, son ami lui répond qu’à présent, cinquante ans après, ils ne sont plus que deux vieillards ; mais pour Alberto le temps s’est arrêté ce fameux jour dans ce bois, comme s’il n’était jamais sorti de ces buissons…

       

       

      Cette histoire se veut racontée essentiellement à travers la dimension visuelle. Chaque manière différente de ressentir le monde (dans son enchevêtrement de passé et de présent) trouve son correspondant dans la manière de construire les images. Il y a le passé subjectif, il y a aussi le passé rappelé par les différents personnages qui ont évidemment un mode différent de vivre le présent. Le langage cinématographique pensé pour le film tend ainsi à adhérer au caractère des personnages dans la recherche d’une image comme ultime synthèse entre les différentes dimensions, sur les traces de la tentative des protagonistes de retrouver l’amitié d’autrefois, le souvenir de leur jeunesse perdue et le sens toujours fuyant à donner à une existence qui sombrera bientôt dans l’obscurité définitive des paupières qui s’abaissent.

      Daniele GAGLIANONE
    • Réalisation
      Daniele GAGLIANONE
    • Scénario
      Daniele GAGLIANONE, Giaime ALONGE
    • Image
      Gherardo GOSSI
    • Montage
      Luca GASPARINI
    • Musique
      Massimo MIRIDE, Giuseppe NAPOLI, Monica AFFATATO, Daniele GAGLIANONE
    • Producteur (s)
      Gianluca Arcopinto
    • Productions
      Zera Produzione, Tele più
    • Distribution France
      Acadra
    • Interprètes
      Virgilio BIEI, Piero FRANZO, Giuseppe BOCCALATTE, Massimo MIRIDE, Enrico SALETTI
    • Année
      2000
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
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