Story of IERI, OGGI, DOMANI
IERI, OGGI, DOMANI
HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAINTrois villes, trois récits sur le couple, la sexualité et la société italienne de l’époque.
"Hier", dans le quartier populaire de Forcella à Naples : Adelina vend des cigarettes de contrebande alors que Carmine, son mari, est au chômage et qu’ils ont un enfant à charge. Poursuivie par la police, elle est condamnée à payer une amende ou aller en prison. La loi italienne interdisant qu’une femme enceinte soit incarcérée, elle demande à Carmine de lui faire enfant sur enfant, jusqu’à l’épuisement de ce dernier.
"Aujourd’hui", à Milan : Anna, l’épouse d’un riche industriel s’offre une virée en voiture avec Renzo, son amant ; mais Renzo, à qui elle a confié le volant, abîme la somptueuse Rolls-Royce.
"Demain", à Rome dans un appartement surplombant Piazza Navona : Mara, une prostituée de luxe qui officie à domicile, attend Augusto, son généreux client de Bologne. De l’autre côté de sa terrasse, le petit-fils des voisins courroucés, un jeune séminariste en herbe, s’amourache d’elle.« Hier, aujourd’hui et demain décontenança la critique mais réjouit le public lors de sa sortie en 1963. […] Hier, aujourd’hui et demain n’est en fait que la confirmation de l’immense talent d’un réalisateur en prise avec son temps, et capable de le mettre en scène avec finesse et humour dans une comédie à l’italienne réjouissante.
Triple unité pour Hier, aujourd’hui et demain : Vittorio De Sica, Marcello Mastroianni, Sophia Loren. Ou : comment le cinéaste phare du néoréalisme, passé à la comédie italienne, met en scène le couple mythique du cinéma italien. Nul doute que Carlo Ponti, producteur du film, a quelque peu conçu le film à la gloire de son épouse, Sophia Loren. […]
Mastroianni, tout aussi brillant que Sophia Loren dans ses interprétations, incarne donc chaque fois un homme castré par une épouse-mère sexuellement insatiable, par une maîtresse ayant l’argent pour seul dieu, par une prostituée au grand cœur qui se rappelle en plein strip-tease qu’elle a promis à Dieu une semaine d’abstinence. Dans le premier et le dernier sketch, De Sica s’amuse à ramener Mastroianni au stade infantile, le faisant se réfugier chez sa mère dans le premier, et appeler son père en permanence dans le troisième. Loren et Mastroianni dévoilent ici toute la richesse de leur palette d’acteurs, leur capacité à transformer leur corps et modeler leur jeu pour véritablement être romains, napolitains ou milanais. »
Anne-Violaine Houcke, Critikat, 11 août 2009
Le film fut un immense succès à sa sortie mais la critique le bouda, lui reprochant d’être trop populaire et parfois même grivois. C’est dans le troisième épisode que se trouve la scène culte du strip-tease de Sophia Loren devant Marcello Mastroianni médusé. Robert Altman leur a fait rejouer cette scène dans Ready to Wear (Prêt-à-Porter) en 1994.
- RéalisationVittorio De Sica
- Scénario1 - Adelina : Eduardo De Filippo, Isabella Quarantotti. 2 - Anna : Cesare Zavattini, Billa Billa, d’après la nouvelle Troppo ricca d’Alberto Moravia. 3 - Mara : Cesare Zavattini
- ImageGiuseppe Rotunno
- MontageAdriana Novelli
- MusiqueArmando Trovajoli
- Producteur (s)Carlo Ponti
- ProductionsCompagnia Cinematografica Champion, Films Concordia
- Distribution FranceCarlotta Films
- InterprètesSophia Loren (Adelina, Anna, Mara), Marcello Mastroianni (Carmine, Renzo, Augusto) et 1 - Adelina : Aldo Giuffré, Agostino Salvietti, Lino Mattera, Silvia Monelli, Tecla Scarano, Carlo Croccolo, Pasquale Cennamo. 2 - Anna : Armando Trovajoli. 3 - Mara : Tina Pica, Giovanni Ridolfi, Gennaro Di Gregorio
- Année1963
- Durée118 min
- Pays de productionItalie, France
- FormatVOST
- Citation« Carmine, vers Noël tu dois te mettre au travail. »

