IL BOOM

IL BOOM

0h 1min
1963
Story of IL BOOM
IL BOOM Giovanni Alberti désireux de gagner plus d'argent et de mener une vie plus luxueuse, abandonne son emploi de fonctionnaire, épouse Silvia, la fille d'un général, qui comprend mal ses problèmes, et se lance dans les affaires. Il songe un instant au suicide, mais le courage lui manque. Par hasard, il apprend qu'un industriel très fortuné ayant perdu un oeil dans un accident, est disposé à offrir une énorme somme à celui qui lui donnera le sien. Voyant là un moyen pour ne pas renoncer à son standing, Giovanni décide de participer à cette cruelle entreprise. Il reçoit une grosse avance en vue de l'opération, offre de riches cadeaux à sa femme et organise pour ses amis une somptueuse réception pour fêter publiquement son retour dans le monde des affaires. Mais au moment de subir l'opération, il tente de toutes ses forces de s'y soustraire et s'enfuit, terrorisé, de la clinique. Il se laissera finalement convaincre par la femme du riche industriel d'accepter la fructueuse transaction.   Il  boom est un film qui unit dans un tout harmonieux un personnage fanfaron et lâche fait pour SORDI, une attaque de la société italienne des années soixante et l'atrocité du fait divers origine du sujet. ZAVATTINI lit dans un journal l'histoire vécue d'un chômeur qui vend un de ses yeux. Il le raconte à un ami et invente une histoire qui deviendra une pièce de théâtre. Il ajoute au fait divers une histoire-cadre, celle d'un metteur en scène qui tente défaire un film sur le chômeur.  Il boom a perdu en route l'histoire du cinéaste ; autre transformation voulue celle-là par DE SICA, le chômeur est devenu un parvenu miné. SORDI tente vainement d'emprunter aux amis et accepte de vendre son œil. DE SICA met en scène sa propre classe comme pour Umberto D. ; le petit bourgeois mal adapté aux bouleversements sociaux est un personnage terrible qui convient à SORDI. (C'est DE SICA qui a transformé le bonasse romain un peu mou tel que FELLINI l'a décrit dans le Cheik blanc en personnage impitoyable et foncièrement antipathique. Dans Le jugement universel, il fait un rabatteur d'enfants pauvres pour riches en mal d'adoption, qui fait froid dam le dos.) DE SICA démontre une fois de plus sa maîtrise des descriptions sociales. Le milieu est celui d'une nouvelle classe dirigeante, celle des promoteurs immobiliers. La nouvelle morale du cynisme a gardé de l'ancien temps les pratiques de corruption, le passe-droit, les recommandations avec leur cortège d'humiliation et de servilisme. En faisant de la victime un minable antipathique. DE SICA prend ses distances avec son personnage et dégage son indignation de tout pathétisme. Andrée Tournès - Jeune Cinéma n° 228, été 94
    • IL BOOM

      Giovanni Alberti désireux de gagner plus d'argent et de mener une vie plus luxueuse, abandonne son emploi de fonctionnaire, épouse Silvia, la fille d'un général, qui comprend mal ses problèmes, et se lance dans les affaires. Il songe un instant au suicide, mais le courage lui manque. Par hasard, il apprend qu'un industriel très fortuné ayant perdu un oeil dans un accident, est disposé à offrir une énorme somme à celui qui lui donnera le sien. Voyant là un moyen pour ne pas renoncer à son standing, Giovanni décide de participer à cette cruelle entreprise. Il reçoit une grosse avance en vue de l'opération, offre de riches cadeaux à sa femme et organise pour ses amis une somptueuse réception pour fêter publiquement son retour dans le monde des affaires. Mais au moment de subir l'opération, il tente de toutes ses forces de s'y soustraire et s'enfuit, terrorisé, de la clinique. Il se laissera finalement convaincre par la femme du riche industriel d'accepter la fructueuse transaction.

       

      Il  boom est un film qui unit dans un tout harmonieux un personnage fanfaron et lâche fait pour SORDI, une attaque de la société italienne des années soixante et l'atrocité du fait divers origine du sujet. ZAVATTINI lit dans un journal l'histoire vécue d'un chômeur qui vend un de ses yeux. Il le raconte à un ami et invente une histoire qui deviendra une pièce de théâtre. Il ajoute au fait divers une histoire-cadre, celle d'un metteur en scène qui tente défaire un film sur le chômeur.

       Il boom a perdu en route l'histoire du cinéaste ; autre transformation voulue celle-là par DE SICA, le chômeur est devenu un parvenu miné. SORDI tente vainement d'emprunter aux amis et accepte de vendre son œil. DE SICA met en scène sa propre classe comme pour Umberto D. ; le petit bourgeois mal adapté aux bouleversements sociaux est un personnage terrible qui convient à SORDI.

      (C'est DE SICA qui a transformé le bonasse romain un peu mou tel que FELLINI l'a décrit dans le Cheik blanc en personnage impitoyable et foncièrement antipathique. Dans Le jugement universel, il fait un rabatteur d'enfants pauvres pour riches en mal d'adoption, qui fait froid dam le dos.)

      DE SICA démontre une fois de plus sa maîtrise des descriptions sociales. Le milieu est celui d'une nouvelle classe dirigeante, celle des promoteurs immobiliers. La nouvelle morale du cynisme a gardé de l'ancien temps les pratiques de corruption, le passe-droit, les recommandations avec leur cortège d'humiliation et de servilisme. En faisant de la victime un minable antipathique. DE SICA prend ses distances avec son personnage et dégage son indignation de tout pathétisme.

      Andrée Tournès - Jeune Cinéma n° 228, été 94

    • Réalisation
      Vittorio De Sica
    • Scénario
      Cesare Zavattini
    • Image
      Armando Nannuzzi
    • Montage
      Adriana Novelli
    • Musique
      Piero Piccioni
    • Producteur (s)
      Dino De Laurentiis
    • Productions
      Dino De Laurentiis Cinematografica
    • Distribution France
      Les Acacias
    • Interprètes
      Alberto Sordi, Gianna Maria Canale, Elena Nicolai, Silvio Battistini, EttoreGeri, Mariolina Bovo, Antonio Mambretti
    • Année
      1963
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
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