IL CAMMINO DELLA SPERANZA

LE CHEMIN DE L'ESPÉRANCE

0h 1min
2021
Story of IL CAMMINO DELLA SPERANZA
IL CAMMINO DELLA SPERANZA LE CHEMIN DE L'ESPÉRANCE Dans un petit village de Sicile, la mine de soufre ferme, réduisant au chômage et à la misère une grande partie des habitants. Un individu louche, Ciccio (Saro Urzì), recruteur de main-d’œuvre, promet du travail à ceux qui acceptent d’émigrer clandestinement en France. Moyennant finances. Après avoir vendu leurs biens pour réunir la somme demandée, un groupe de villageois décide de partir, emmenant femmes et enfants et même des vieillards. Parmi eux, Saro (Raf Vallone), un veuf avec ses trois enfants, Vanni (Franco Navarra), un bandit en fuite, et son amie Barbara (Elena Varzi). Le long voyage à travers l’Italie commence, d’abord en car puis en train. En cours de route, à la gare de Naples, Ciccio cherche à leur fausser compagnie ; il est rattrapé par Vanni qui le ramène dans le train. À Rome, Ciccio se venge en le dénonçant à la police mais Vanni parvient à s’échapper. Au poste de police, on remet aux Siciliens une feuille de route avec l’ordre de retourner dans leur village. N’ayant plus rien à perdre, ils s’y refusent et décident de poursuivre leur chemin vers le nord…   L’un des plus beaux scénarios italiens de l’après-guerre sur le thème éminemment épique et par là cinématographique de la marche vers la Terre promise. [...] Abandonnés par leur guide, traqués par la police, chassés par des ouvriers agricoles dont ils ont à leur insu brisé la grève pour gagner quelques lires, les survivants de cette émigration clandestine verront enfin la Terre promise du haut d’un col des Alpes qu’un officier de chasseurs alpins compréhensif leur laissera achever de franchir. Ce « happy- end » européen ne saurait tromper sur la véritable fin que le film appelle : Sisyphes de leur misère et de leur désespoir, ils ne peuvent qu’être rejetés une fois de plus par l’absurdité du désordre social vers les pentes symboliques de l’Etna. Aussi bien cette Terre promise n’est-elle en fait qu’un paradis dérisoire où ne peuvent encore mûrir que les raisins de la colère. André BAZIN, Qu’est-ce que le cinéma ?, in Le cinéma italien 1945-1979, Freddy Buache, éditions L’âge d’homme, 1979
 
    • IL CAMMINO DELLA SPERANZA

      LE CHEMIN DE L'ESPÉRANCE

      Dans un petit village de Sicile, la mine de soufre ferme, réduisant au chômage et à la misère une grande partie des habitants. Un individu louche, Ciccio (Saro Urzì), recruteur de main-d’œuvre, promet du travail à ceux qui acceptent d’émigrer clandestinement en France. Moyennant finances. Après avoir vendu leurs biens pour réunir la somme demandée, un groupe de villageois décide de partir, emmenant femmes et enfants et même des vieillards. Parmi eux, Saro (Raf Vallone), un veuf avec ses trois enfants, Vanni (Franco Navarra), un bandit en fuite, et son amie Barbara (Elena Varzi). Le long voyage à travers l’Italie commence, d’abord en car puis en train. En cours de route, à la gare de Naples, Ciccio cherche à leur fausser compagnie ; il est rattrapé par Vanni qui le ramène dans le train. À Rome, Ciccio se venge en le dénonçant à la police mais Vanni parvient à s’échapper. Au poste de police, on remet aux Siciliens une feuille de route avec l’ordre de retourner dans leur village. N’ayant plus rien à perdre, ils s’y refusent et décident de poursuivre leur chemin vers le nord…

       

      L’un des plus beaux scénarios italiens de l’après-guerre sur le thème éminemment épique et par là cinématographique de la marche vers la Terre promise. [...] Abandonnés par leur guide, traqués par la police, chassés par des ouvriers agricoles dont ils ont à leur insu brisé la grève pour gagner quelques lires, les survivants de cette émigration clandestine verront enfin la Terre promise du haut d’un col des Alpes qu’un officier de chasseurs alpins compréhensif leur laissera achever de franchir. Ce « happy- end » européen ne saurait tromper sur la véritable fin que le film appelle : Sisyphes de leur misère et de leur désespoir, ils ne peuvent qu’être rejetés une fois de plus par l’absurdité du désordre social vers les pentes symboliques de l’Etna. Aussi bien cette Terre promise n’est-elle en fait qu’un paradis dérisoire où ne peuvent encore mûrir que les raisins de la colère.
      André BAZIN, Qu’est-ce que le cinéma ?,
      in Le cinéma italien 1945-1979, Freddy Buache, éditions L’âge d’homme, 1979

       

    • Réalisation
      Pietro Germi
    • Scénario
      Pietro Germi, Federico Fellini, Tullio Pinelli, d’après le roman Cuori negli abissi de Nino Di Maria
    • Image
      Leonida Barboni
    • Montage
      Rolando Benedetti
    • Musique
      Carlo Rustichelli
    • Producteur (s)
      Luigi Rovere
    • Productions
      Lux Film (Rome)
    • Distribution France
      Tamasa
    • Interprètes
      Raf Vallone, Elena Varzi , Saro Urzì, Franco Navarra, Liliana Lattanzi, Mirella Ciotti, Saro Arcidiacono, Carmela Trovato, Francesco Tomalillo, Paolo Reale, Giuseppe Priolo, Renato Terra
    • Année
      1950
    • Durée
      1h 41
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Parce que les frontières sont tracées sur des cartes ; mais sur la terre comme Dieu l’a faite il n’y a pas de frontières.
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