LE CASANOVA DE FELLINI

IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI

0h 2min
1976
Story of IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI
IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI LE CASANOVA DE FELLINI  

Il y a beaucoup de séducteurs mesquins et veules dans les chroniques felliniennes. Cette fois, le cinéaste se propose de faire un sort au mythe de l’homme à femmes. Ayant lu Les mémoires de Giacomo Casanova, il affirme avoir ressenti beaucoup d’ennui et un peu de dégoût à l’égard de ce pseudo-gentilhomme vénitien.

Depuis, il entretient avec le personnage de curieux rapports d’hostilité. Il n’en raconte pas moins ses aventures, comme s’il voulait, par cette relation, détruire une légende abusive ou exorciser Dieu sait quelle obsession intime. Nous voyons donc Casanova faire lui-même le récit de sa vie de débauché et de parvenu.

À Venise, pendant le Carnaval, il offre à l’ambassadeur français De Bernis (consentant parce que voyeur) le spectacle de ses ébats amoureux avec une religieuse assez coquine (la propre maîtresse de De Bernis).

Condamné par l’Inquisition pour mépris de la religion, pratiques cabalistiques et hérésie, Casanova est emprisonné. Il s’évade, se retrouve à Paris chez la marquise d’Urfé, une vieille femme toquée de phénomènes paranormaux. Vie de plaisir, expérience de magie noire prétexte à ébats érotiques : la fête continue.

À Londres, victime de deux prostituées qui lui ont transmis la syphilis, Casanova pense au suicide. Mais l’apparition d’une géante de foire lui redonne le goût de vivre.

À Vienne, à Rome, à Dresde, le collectionneur érotomane poursuit sa route semée de conquêtes. Il rencontre le pape, revoit sa mère.

Casanova parcourt l’Europe, de fêtes en fêtes, de châteaux en capitales. Il est devenu un vieux marcheur.

Le Comte de Waldenstein lui offre l’hospitalité en son domaine de Dux. C’est là qu’il termine sa vie, vieillard pitoyable, irascible et souffreteux. Une vie dont l’inanité est exemplaire.

Gilbert Salachas, Federico Fellini (1977, Ed. J. Glénat)

    • IL CASANOVA DI FEDERICO FELLINI

      LE CASANOVA DE FELLINI

       

      Il y a beaucoup de séducteurs mesquins et veules dans les chroniques felliniennes. Cette fois, le cinéaste se propose de faire un sort au mythe de l’homme à femmes. Ayant lu Les mémoires de Giacomo Casanova, il affirme avoir ressenti beaucoup d’ennui et un peu de dégoût à l’égard de ce pseudo-gentilhomme vénitien.

      Depuis, il entretient avec le personnage de curieux rapports d’hostilité. Il n’en raconte pas moins ses aventures, comme s’il voulait, par cette relation, détruire une légende abusive ou exorciser Dieu sait quelle obsession intime. Nous voyons donc Casanova faire lui-même le récit de sa vie de débauché et de parvenu.

      À Venise, pendant le Carnaval, il offre à l’ambassadeur français De Bernis (consentant parce que voyeur) le spectacle de ses ébats amoureux avec une religieuse assez coquine (la propre maîtresse de De Bernis).

      Condamné par l’Inquisition pour mépris de la religion, pratiques cabalistiques et hérésie, Casanova est emprisonné. Il s’évade, se retrouve à Paris chez la marquise d’Urfé, une vieille femme toquée de phénomènes paranormaux. Vie de plaisir, expérience de magie noire prétexte à ébats érotiques : la fête continue.

      À Londres, victime de deux prostituées qui lui ont transmis la syphilis, Casanova pense au suicide. Mais l’apparition d’une géante de foire lui redonne le goût de vivre.

      À Vienne, à Rome, à Dresde, le collectionneur érotomane poursuit sa route semée de conquêtes. Il rencontre le pape, revoit sa mère.

      Casanova parcourt l’Europe, de fêtes en fêtes, de châteaux en capitales. Il est devenu un vieux marcheur.

      Le Comte de Waldenstein lui offre l’hospitalité en son domaine de Dux. C’est là qu’il termine sa vie, vieillard pitoyable, irascible et souffreteux. Une vie dont l’inanité est exemplaire.

      Gilbert Salachas, Federico Fellini (1977, Ed. J. Glénat)

    • Réalisation
      Federico Fellini
    • Scenario
      Federico Fellini, Bernardino Zapponi
    • Image
      Giuseppe Rotunno
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Nino Rota
    • Producer (s)
      Alberto Grimaldi
    • Productions
      P.E.A.
    • Distribution France
      Carlotta Films
    • Interprètes
      Donald Sutherland, Tina Aumont, Daniel Emilfork, Olimpia Carlisi
    • Année
      1976
    • Durée
      2h 30
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
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