IL MOSTRO

LE MONSTRE

0h 1min
1994
Story of IL MOSTRO
IL MOSTRO LE MONSTRE Loris, une quarantaine d'années et un type extravagant qui voudrait bien s'adapter à la société qui l'entoure, mais en vain. Il vit dans un triste et sinistre immeuble de banlieue et son quotidien est un éternel contraste avec tous les gens qu'il rencontre. Ses problèmes s'aggravent avec la découverte du cadavre d'une femme, la énième victime d'un dangereux maniaque sexuel, un monstre qui a déjà commis une série de meurtres épouvantables. A la suite d'une incroyable succession de quiproquos et sur les conseils d'un célèbre expert-psychiatre, la police le soupçonne d'être le "monstre". Une ravissante auxiliaire est chargée de servir d'appât et de le harceler, mais Loris en tombe amoureux. Pour le pincer les grands moyens sont utilisés : hélicoptère, voitures blindées, poursuite à la Rambo, jusqu'à impliquer le quartier entier dans des malentendus et dés conspirations.   Pour faire passer des gags aussi énormes, voire douteux, il faut un interprète exceptionnel. Comme toutes les grandes figures du cinéma comique, Roberto Benigni est "typé" : dans ses propres films (Le Petit Diable, Johnny Stecchino) ou dans ceux des autres (Pipicacadodo, de Marco FERRERI, Down by law, de Jim JARMUSCH, La Voce délia luna, de FELLINI), c'est un personnage lunaire, aux cheveux ébouriffés, la tête dans les nuages. Trop bon, trop naïf, trop rêveur... Hors du monde. Hors normes. Dans ce film, il vit sans argent, sans femme, sans amis ou presque. A sa façon, pleine de poésie, il est bien un "monstre " ! Dans la version italienne, vous aurez le plaisir d'entendre la voix extraordinaire et irremplaçable de Benigni... mais dommage pour Michel Blanc, Jean-Claude Brialy et Dominique Lavanant. La voix d'un grand acteur est indissociable du bonheur que procure un film. Elle est aussi importante au 'un mouvement de caméra. Les Français font fête à Woody Allen, mais principalement dans les salles qui projettent ses films en version originale. Comme pour les Marx Brothers. Pour un comique de l'envergure de Benigni, ce n 'est même pas un purisme de cinéphile... Sans sa voix, le film perd carrément la moitié de sa puissance ! Philippe Piazzo, Télérama, 29 mars 1995   Le Monstre de Roberto Benigni a été boudé par la critique de bon goût en France alors qu 'il avait suscité en Italie un enthousiasme étonnant. Le succès public a dépassé celui de Jurassic Park et la critique — à quelques réticences près — y a pris un vif plaisir. Certains n'ont pas craint de citer Lang et ses foules lyncheuses, Zavattini et son Toto milanais. Bref, ce film comique a été pris au sérieux. On appelle "monstres" en Italie les maniaques sexuels aux pulsions criminelles. Le dernier en date, le Monstre de Florence, s'est attaqué pendant huit ans à des couples buissonniers dont il découpait les organes sexuels. Un présumé coupable a été inculpé de l'affaire qui occupe encorer la "une" des journaux. C'est ainsi qu'une actualité inquiétante offre un contexte grave à la comédie de Benigni : les mésaventures d'un timide que la police et les médecins confondent avec un tueur et que cherche à traquer une foule de braves gens façon Brassens, toujours passionnés par une partie de lynchage. Andrée Tournés, Jeune Cinéma, juin 1995
    • IL MOSTRO

      LE MONSTRE

      Loris, une quarantaine d'années et un type extravagant qui voudrait bien s'adapter à la société qui l'entoure, mais en vain. Il vit dans un triste et sinistre immeuble de banlieue et son quotidien est un éternel contraste avec tous les gens qu'il rencontre.

      Ses problèmes s'aggravent avec la découverte du cadavre d'une femme, la énième victime d'un dangereux maniaque sexuel, un monstre qui a déjà commis une série de meurtres épouvantables. A la suite d'une incroyable succession de quiproquos et sur les conseils d'un célèbre expert-psychiatre, la police le soupçonne d'être le "monstre". Une ravissante auxiliaire est chargée de servir d'appât et de le harceler, mais Loris en tombe amoureux. Pour le pincer les grands moyens sont utilisés : hélicoptère, voitures blindées, poursuite à la Rambo, jusqu'à impliquer le quartier entier dans des malentendus et dés conspirations.

       

      Pour faire passer des gags aussi énormes, voire douteux, il faut un interprète exceptionnel. Comme toutes les grandes figures du cinéma comique, Roberto Benigni est "typé" : dans ses propres films (Le Petit Diable, Johnny Stecchino) ou dans ceux des autres (Pipicacadodo, de Marco FERRERI, Down by law, de Jim JARMUSCH, La Voce délia luna, de FELLINI), c'est un personnage lunaire, aux cheveux ébouriffés, la tête dans les nuages. Trop bon, trop naïf, trop rêveur... Hors du monde. Hors normes. Dans ce film, il vit sans argent, sans femme, sans amis ou presque. A sa façon, pleine de poésie, il est bien un "monstre " ! Dans la version italienne, vous aurez le plaisir d'entendre la voix extraordinaire et irremplaçable de Benigni... mais dommage pour Michel Blanc, Jean-Claude Brialy et Dominique Lavanant. La voix d'un grand acteur est indissociable du bonheur que procure un film. Elle est aussi importante au 'un mouvement de caméra. Les Français font fête à Woody Allen, mais principalement dans les salles qui projettent ses films en version originale. Comme pour les Marx Brothers. Pour un comique de l'envergure de Benigni, ce n 'est même pas un purisme de cinéphile... Sans sa voix, le film perd carrément la moitié de sa puissance !

      Philippe Piazzo, Télérama, 29 mars 1995

       

      Le Monstre de Roberto Benigni a été boudé par la critique de bon goût en France alors qu 'il avait suscité en Italie un enthousiasme étonnant. Le succès public a dépassé celui de Jurassic Park et la critique — à quelques réticences près — y a pris un vif plaisir. Certains n'ont pas craint de citer Lang et ses foules lyncheuses, Zavattini et son Toto milanais. Bref, ce film comique a été pris au sérieux. On appelle "monstres" en Italie les maniaques sexuels aux pulsions criminelles. Le dernier en date, le Monstre de Florence, s'est attaqué pendant huit ans à des couples buissonniers dont il découpait les organes sexuels. Un présumé coupable a été inculpé de l'affaire qui occupe encorer la "une" des journaux. C'est ainsi qu'une actualité inquiétante offre un contexte grave à la comédie de Benigni : les mésaventures d'un timide que la police et les médecins confondent avec un tueur et que cherche à traquer une foule de braves gens façon Brassens, toujours passionnés par une partie de lynchage.

      Andrée Tournés, Jeune Cinéma, juin 1995

    • Réalisation
      Roberto Benigni
    • Scénario
      Vincenzo Cerami Roberto Benigni
    • Image
      Carlo Di Palma
    • Montage
      Nino Baragli
    • Musique
      Evan Lurie
    • Producteur (s)
      Roberto Benigni, Yves Attal
    • Productions
      Melampo, Iris Film, UGC Image, La sept cinéma
    • Distribution France
      UGC
    • Interprètes
      Roberto Benigni, Michel Blanc, Nicoletta Braschi, Jean-Claude Brialy, Dominique Lavanant, Ivano Marescotti, Massimo Girotti, Franco Mescolini, Laurent Spielvogel
    • Année
      1994
    • Durée
      1h 50
    • Pays de production
      Italie, France
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