IL VILLAGGIO DI CARTONE

IL VILLAGGIO DI CARTONE

LE VILLAGE DE CARTON

Ermanno Olmi

1h 27min
2021
Story of IL VILLAGGIO DI CARTONE
IL VILLAGGIO DI CARTONE LE VILLAGE DE CARTON Une église est déconsacrée. Le vieux curé (Michael Lonsdale) assiste impuissant à l'enlèvement de tous les objets du culte. Certes il ne venait plus personne, mais le prêtre éprouve une grande douleur à voir ainsi dévasté ce lieu où il a officié toute sa vie. Du dehors proviennent les bruits et les reflets d'une véritable chasse à l'homme, hélicoptères, gyrophares, coups de feu… Nuitamment, un groupe d'Africains pénètre dans l'église et s'y installe. Le vieux curé les accueille. Comme il y a un blessé il voudrait appeler une ambulance, mais celui qui pourrait être leur chef l'arrête : ils sont clandestins, cela signifierait les remettre à la police qui les traque. D'ailleurs une patrouille essaie de rentrer dans l'église, mais le prêtre le leur interdit. Ces gens n'ont rien et tout ce qui traine dans les pièces abandonnées du presbytère, vieux surplis, nappes d'autel, panneaux de cartons avec des illustrations pieuses… peut être recyclé pour créer un minimum de confort. Lorsque le "village de carton" est installé dans la nef, petit à petit, la cohabitation s'installe, avec ses tensions et ses désaccords. Il y a ceux qui veulent poursuivre le voyage et ceux qui veulent faire payer leurs crimes à ceux qui ont le ventre trop plein. Le vieux prêtre s'affaire et au contact de cette humanité souffrante il retrouve le sens de sa mission, tout comme l'édifice à l'abandon retrouve sa fonction originelle.   Venise 2011, où le film a été présenté hors concours, a montré une tendance : le grand thème du cinéma italien contemporain c'est l'immigration, la confrontation avec la différence, la possibilité - encore lointaine, mais le fait d'en parler va dans le bon sens - de construire en Italie aussi une société multi culturelle. […] Nous pensons qu'il est important, en tant que citoyen avant que cinéphiles, de se confronter avec la proposition d'Olmi. C'est un maître reconnu, un artiste qui offre à ses spectateurs des joyaux de sagesse. Il villaggio di cartone n'est peut-être pas son film le meilleur - être toujours au niveau des chefs-d'œuvre comme Il mestieri delle armi  est quasiment impossible - mais c'est une contribution importante au débat. Alberto Crespi, l'Unità, 7 octobre 2011   Olmi avait dit qu’il ne ferait plus de films de fiction, mais face à la situation tragique des immigrés, il a réagi en composant « une fable théâtrale splendide » (Famiglia cristiana). « Le dernier geste de rébellion du maestro Olmi » (La Nazione).
    • IL VILLAGGIO DI CARTONE

      LE VILLAGE DE CARTON

      Une église est déconsacrée. Le vieux curé (Michael Lonsdale) assiste impuissant à l'enlèvement de tous les objets du culte. Certes il ne venait plus personne, mais le prêtre éprouve une grande douleur à voir ainsi dévasté ce lieu où il a officié toute sa vie. Du dehors proviennent les bruits et les reflets d'une véritable chasse à l'homme, hélicoptères, gyrophares, coups de feu… Nuitamment, un groupe d'Africains pénètre dans l'église et s'y installe. Le vieux curé les accueille. Comme il y a un blessé il voudrait appeler une ambulance, mais celui qui pourrait être leur chef l'arrête : ils sont clandestins, cela signifierait les remettre à la police qui les traque. D'ailleurs une patrouille essaie de rentrer dans l'église, mais le prêtre le leur interdit. Ces gens n'ont rien et tout ce qui traine dans les pièces abandonnées du presbytère, vieux surplis, nappes d'autel, panneaux de cartons avec des illustrations pieuses… peut être recyclé pour créer un minimum de confort. Lorsque le "village de carton" est installé dans la nef, petit à petit, la cohabitation s'installe, avec ses tensions et ses désaccords. Il y a ceux qui veulent poursuivre le voyage et ceux qui veulent faire payer leurs crimes à ceux qui ont le ventre trop plein. Le vieux prêtre s'affaire et au contact de cette humanité souffrante il retrouve le sens de sa mission, tout comme l'édifice à l'abandon retrouve sa fonction originelle.

       

      Venise 2011, où le film a été présenté hors concours, a montré une tendance : le grand thème du cinéma italien contemporain c'est l'immigration, la confrontation avec la différence, la possibilité - encore lointaine, mais le fait d'en parler va dans le bon sens - de construire en Italie aussi une société multi culturelle. […]

      Nous pensons qu'il est important, en tant que citoyen avant que cinéphiles, de se confronter avec la proposition d'Olmi. C'est un maître reconnu, un artiste qui offre à ses spectateurs des joyaux de sagesse. Il villaggio di cartone n'est peut-être pas son film le meilleur - être toujours au niveau des chefs-d'œuvre comme Il mestieri delle armi  est quasiment impossible - mais c'est une contribution importante au débat.

      Alberto Crespi, l'Unità, 7 octobre 2011

       

      Olmi avait dit qu’il ne ferait plus de films de fiction, mais face à la situation tragique des immigrés, il a réagi en composant « une fable théâtrale splendide » (Famiglia cristiana).

      « Le dernier geste de rébellion du maestro Olmi » (La Nazione).

    • Scénario
      Ermanno Olmi
    • Image
      Fabio Olmi
    • Montage
      Paolo Cottignola
    • Musique
      Sofia Gubaidulina
    • Producteur (s)
      Luigi Musini
    • Productions
      Cinemaundici, Rai Cinema, avec la contribution du MiBAC
    • Distribution France
      Bodega Films
    • Interprètes
      Michael Lonsdale, Rutger Hauer, Alessandro Haber, Massimo De Francovich, Souleymane Sow
    • Année
      2011
    • Durée
      87 min
    • Pays de production
      Italie
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