IN NOME DEL POPOLO ITALIANO

IN NOME DEL POPOLO ITALIANO

AU NOM DU PEUPLE ITALIEN

Dino Risi

Story of IN NOME DEL POPOLO ITALIANO
IN NOME DEL POPOLO ITALIANO AU NOM DU PEUPLE ITALIEN Le juge Mariano Bonifazi (Ugo Tognazzi), homme de gauche, est un magistrat intègre et scrupuleux. Au cours d'une enquête sur le meurtre d'une call-girl, toutes les pistes semblent remonter jusqu'à Lorenzo Santenocito (Alessandro Gassman) un industriel sans scrupule, riche et puissant, directeur de plusieurs entreprises polluantes. Fort de toute une série d'indices convergents, Bonifazi essaie d'obtenir les aveux de Santenocito. Celui-ci se défend maladroitement, allant jusqu'à se forger un faux alibi que le juge confond aussitôt. C'est la preuve ultime de la culpabilité de l'industriel et le juge l'inculpe. Morale et justice semblent triompher. Mais voilà que le juge découvre le journal de la jeune fille et ce journal contient une série d'indices qui remettent en cause la culpabilité de Santenocito. Poussé par ses convictions morales et idéologiques, afin que par le biais du procès il puisse attaquer le système corrompu que symbolise l'industriel malhonnête,, Bonifazi détruit les preuves de l'innocence de Santenocito   Au nom du peuple italien, un thriller judicaire d’une férocité incroyable et réjouissante. Il faut découvrir d’urgence cette fable cruelle où Ugo Tognazzi, remarquable de retenue, presque impassible, tente de coincer pour un meurtre qu’il n’a peut-être pas commis, un industriel parvenu, corrompu et pollueur – c’est Vittorio Gassman qui « fanfaronne » avec une ironie tragique. Le début du film, qui présente tout à tour les deux personnages, est savoureusement percutant : il rattache d’emblée le personnage de Gassman, sicilien pauvre devenu notable au prix de toutes les exactions et compromissions, au fascisme ; de l’autre côté, la croisade du petit juge – qui annonce sans doute avec vingt ans d’avance « l’opération mains propres » - s’apparente presque à un combat personnel, une revanche sociale, qui sait, et Risi se garde bien de noircir l’un pour blanchir l’autre. Aurélien Ferenczi, Télérama, 15 décembre 2008
  • IN NOME DEL POPOLO ITALIANO

    AU NOM DU PEUPLE ITALIEN

    Le juge Mariano Bonifazi (Ugo Tognazzi), homme de gauche, est un magistrat intègre et scrupuleux. Au cours d'une enquête sur le meurtre d'une call-girl, toutes les pistes semblent remonter jusqu'à Lorenzo Santenocito (Alessandro Gassman) un industriel sans scrupule, riche et puissant, directeur de plusieurs entreprises polluantes.
    Fort de toute une série d'indices convergents, Bonifazi essaie d'obtenir les aveux de Santenocito. Celui-ci se défend maladroitement, allant jusqu'à se forger un faux alibi que le juge confond aussitôt. C'est la preuve ultime de la culpabilité de l'industriel et le juge l'inculpe. Morale et justice semblent triompher. Mais voilà que le juge découvre le journal de la jeune fille et ce journal contient une série d'indices qui remettent en cause la culpabilité de Santenocito. Poussé par ses convictions morales et idéologiques, afin que par le biais du procès il puisse attaquer le système corrompu que symbolise l'industriel malhonnête, Bonifazi détruit les preuves de l'innocence de Santenocito

    Dino Risi est au mieux de sa forme et les duos entre les deux protagonistes sont de véritables moments d’anthologie. Age et Scarpelli ont écrit un scénario prophétique : le duel entre le juge d’instruction et l’entrepreneur puissant mis en examen anticipe de vingt ans le conflit entre Antonio Di Pietro et Silvio Berlusconi au cours Mani pulite, l’enquête sur la corruption.

    Fabrizio Corallo, réalisateur
    Rétrospective Dino Risi – Villerupt, octobre 2021

    « Au nom du peuple italien est né de l'observation d'une réalité politico-économique et de certains juges courageux (qui appartenaient à la 'Magistrature Démocratique', un mouvement de gauche) qui se sont penchés sur ces problèmes fondamentaux de l'Italie, l'écologie et la pollution. De là est née l'idée de faire un film sur un type de juge qui s'occupait habituellement d'affaires mineures et qui, pourtant, met en crise le système judiciaire du pays.
    À travers ce récit nous avons voulu mettre en lumière certains aspects désastreux du pays, de faire en substance ce que j'ai toujours fait dans mes films, une critique de mœurs, une satire de la vie publique. Ce qui nous passionnait aussi, c'était de se faire s'affronter deux grands acteurs italiens. J'avais déjà eu Gassman et Tognazzi ensemble dans Les monstres et La marche sur Rome mais je voulais les utiliser différemment, les mettre l'un contre l'autre à l'intérieur d'une histoire qui aurait reflété la société italienne de ce moment-là. »

    Dino Risi, propos recueillis par Simon Mizrahi, Rome, février 1975
    Dossier de presse du film à l'occasion de la sortie en France, février 1975.

    Au nom du peuple italien, un thriller judicaire d’une férocité incroyable et réjouissante.
    Il faut découvrir d’urgence cette fable cruelle où Ugo Tognazzi, remarquable de retenue, presque impassible, tente de coincer pour un meurtre qu’il n’a peut-être pas commis, un industriel parvenu, corrompu et pollueur – c’est Vittorio Gassman qui « fanfaronne » avec une ironie tragique. Le début du film, qui présente tout à tour les deux personnages, est savoureusement percutant : il rattache d’emblée le personnage de Gassman, sicilien pauvre devenu notable au prix de toutes les exactions et compromissions, au fascisme ; de l’autre côté, la croisade du petit juge – qui annonce sans doute avec vingt ans d’avance « l’opération mains propres » - s’apparente presque à un combat personnel, une revanche sociale, qui sait, et Risi se garde bien de noircir l’un pour blanchir l’autre.

    Aurélien Ferenczi, Télérama, 15 décembre 2008

  • Réalisation
    Dino Risi
  • Scénario
    Age (Agenor Incroci), Furio Scarpelli
  • Image
    Sandro D'Eva
  • Montage
    Alberto Gallitti
  • Musique
    Carlo Rustichelli
  • Producteur (s)
    Edmondo Amati
  • Productions
    International Apollo Films
  • Distribution France
    Les Acacias
  • Interprètes
    Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Ely Galleani, Yvonne Furneaux, Renato Baldini, Piero Tordi, Michele Cimarosa
  • Année
    1971
  • Durée
    1h 43
  • Pays de production
    Italie
  • Citation
    "La corruption est le seul moyen pour accélérer les procédures, donc pour stimuler les initiatives :on peut donc affirmer, paradoxalement, que la corruption est elle-même un progrès."
Et vous, qu’en pensez-vous ?

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d’un *.

Movie, TV Show, Filmmakers and Film Studio WordPress Theme.

Press Enter / Return to begin your search or hit ESC to close

En vous inscrivant, vous acceptez nos Conditions générales d’utilisation et notre Politique de confidentialité .

Les nouvelles adhésions ne sont pas autorisées.

Festival du Film Italien de Villerupt

Festival du Film Italien de Villerupt
6 rue Clemenceau
54190 Villerupt


+33 (0)3 82 89 40 22
organisation@festival-villerupt.com

©2021 Festival du Film Italien de Villerupt - Tous droits réservés - Réalisation Agacom