LA CARBONARA

LA CARBONARA

Luigi Magni

0h 1min
2021
Story of LA CARBONARA
LA CARBONARA 1825, dans les États pontificaux. A côté d'un château, il y a un relais de la poste et une auberge à l'enseigne de la Carbonara. Cecilia, la belle hôtesse, est une femme jeune et énergique, qui attire beaucoup de monde autant par sa beauté que par ses spaghettis à la carbonara. La vie ne l'a pas épargnée et elle a appris à se défendre. Cinq ans auparavant, Zaccaria, son premier amour, est parti faire la révolution et il n'a plus donné de nouvelles. Alors elle a épousé Fabrizio, un jeune homme apparemment calme, mais des brigands l'ont enlevé. Presque toute sa fortune est partie dans une rançon qui ne lui a cependant pas ramené son époux. Ruinée, il ne lui est resté que l'argent nécessaire pour acheter cette auberge. Alors, pour elle, carbonari et cléricaux, gendarmes et brigands sont à mettre tous dans le même sac. Mais, à l'occasion, elle aide les révolutionnaires à franchir la frontière escortés par Lupone, le chef des brigands. Mais Cecilia s'ennuie et attend le prince charmant... Quatre carbonari, sous de fausses identités, descendent à l'auberge. Ils projettent d'enlever un cardinal qui doit venir au château. Parmi eux, Cecilia reconnaît Zaccaria. Le lendemain, leur action tourne mal : Zaccaria est pris et il est condamné à mort. Fabrizio, le mari que Cecilia croyait mort, réapparaît en moine. Il avait simulé son enlèvement pour lui soutirer l'argent de la rançon afin de financer une expédition révolutionnaire. Au désespoir, Cecilia se rend auprès du cardinal pour implorer la grâce de Zaccaria. Le prélat lui propose un curieux marché: il consentira à gracier le révolutionnaire si la belle hôtesse consent à se faire religieuse : sa brutale conversion, ferait bien plus pour le pouvoir de l’Église que 'exécution d'un modeste carbonaro. Fabrizio, pour se racheter, sabote l'exécution et crie aussitôt au miracle. Il réclame la grâce du condamné, selon l'usage. Le cardinal la lui concède, estimant qu'un miracle... Tout rentre dans l'ordre : le cardinal retourne à Rome, Cecilia a retrouvé Zaccaria qui s'avère malheureusement un piètre prince charmant.   Luigi Magni : "Cecilia est arrière et déçue car elle s'aperçoit que d'un côté comme de l'autre il n'y a que des désaxés, des individus qui ont perdu tout repère. Il y a là un parallèle évident avec l'époque que nous vivons. En Italie, surtout. On a l'impression de vivre englué dans une sorte de mélasse. Quand on entend les propos des dirigeants d'un parti politique que je ne citerai pas et que l'on se souvient de ce que disaient leurs prédécesseurs, il y a quarante ans, on tombe des nues. Dans mon film, l'héroïne constate un égarement analogue, une totale confusion des valeurs et elle décide de prendre elle-même les choses en main. Je crois qu'il faut donner le pouvoir aux femmes car les hommes ont échoué. On ne sait jamais, elles feront peut-être mieux que nous."    Propos recueillis par Oreste Sacchelli, Pape roi et peuple souverain - regards du cinéaste Luigi Magni sur la Rome pontificale, octobre 2000
    • LA CARBONARA

      1825, dans les États pontificaux. A côté d'un château, il y a un relais de la poste et une auberge à l'enseigne de la Carbonara. Cecilia, la belle hôtesse, est une femme jeune et énergique, qui attire beaucoup de monde autant par sa beauté que par ses spaghettis à la carbonara. La vie ne l'a pas épargnée et elle a appris à se défendre. Cinq ans auparavant, Zaccaria, son premier amour, est parti faire la révolution et il n'a plus donné de nouvelles. Alors elle a épousé Fabrizio, un jeune homme apparemment calme, mais des brigands l'ont enlevé. Presque toute sa fortune est partie dans une rançon qui ne lui a cependant pas ramené son époux. Ruinée, il ne lui est resté que l'argent nécessaire pour acheter cette auberge. Alors, pour elle, carbonari et cléricaux, gendarmes et brigands sont à mettre tous dans le même sac. Mais, à l'occasion, elle aide les révolutionnaires à franchir la frontière escortés par Lupone, le chef des brigands. Mais Cecilia s'ennuie et attend le prince charmant... Quatre carbonari, sous de fausses identités, descendent à l'auberge. Ils projettent d'enlever un cardinal qui doit venir au château. Parmi eux, Cecilia reconnaît Zaccaria. Le lendemain, leur action tourne mal : Zaccaria est pris et il est condamné à mort. Fabrizio, le mari que Cecilia croyait mort, réapparaît en moine. Il avait simulé son enlèvement pour lui soutirer l'argent de la rançon afin de financer une expédition révolutionnaire.

      Au désespoir, Cecilia se rend auprès du cardinal pour implorer la grâce de Zaccaria. Le prélat lui propose un curieux marché: il consentira à gracier le révolutionnaire si la belle hôtesse consent à se faire religieuse : sa brutale conversion, ferait bien plus pour le pouvoir de l’Église que 'exécution d'un modeste carbonaro. Fabrizio, pour se racheter, sabote l'exécution et crie aussitôt au miracle. Il réclame la grâce du condamné, selon l'usage. Le cardinal la lui concède, estimant qu'un miracle... Tout rentre dans l'ordre : le cardinal retourne à Rome, Cecilia a retrouvé Zaccaria qui s'avère malheureusement un piètre prince charmant.

       

      Luigi Magni :

      "Cecilia est arrière et déçue car elle s'aperçoit que d'un côté comme de l'autre il n'y a que des désaxés, des individus qui ont perdu tout repère. Il y a là un parallèle évident avec l'époque que nous vivons. En Italie, surtout. On a l'impression de vivre englué dans une sorte de mélasse. Quand on entend les propos des dirigeants d'un parti politique que je ne citerai pas et que l'on se souvient de ce que disaient leurs prédécesseurs, il y a quarante ans, on tombe des nues. Dans mon film, l'héroïne constate un égarement analogue, une totale confusion des valeurs et elle décide de prendre elle-même les choses en main. Je crois qu'il faut donner le pouvoir aux femmes car les hommes ont échoué. On ne sait jamais, elles feront peut-être mieux que nous."   

      Propos recueillis par Oreste Sacchelli, Pape roi et peuple souverain - regards du cinéaste Luigi Magni sur la Rome pontificale, octobre 2000

    • Réalisation
      Luigi Magni
    • Scénario
      Luigi Magni
    • Image
      Danilo Desideri
    • Montage
      Fernanda Indoni
    • Musique
      Nicola Piovani
    • Producteur (s)
      Letizia Colonna Di Stigliano et Massimo Ferrero
    • Productions
      Letizia Cinematografica, Rai Radiotelevisione Italiana, Rai Cinema
    • Vente à l’étranger
      Film Export Group
    • Interprètes
      Lucrezia Lante della Rovere, Valerio Mastandrea, Fabrizio Gifuni, Nino Manfredi, Claudio Amendola, Alberto Alemanno, Fernando Cerulli, Pierfrancesco Favino, Andréa Garinei, Duccio Giordano
    • Année
      2000
    • Durée
      1h 45
    • Pays de production
      Italie
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