LE DÎNER

LA CENA

0h 1min
1998
Story of LA CENA
LA CENA LE DÎNER C'est le soir. Le restaurant Arturo al portico s'éclaire et Flora, l'épouse du patron, se prépare à accueillir les clients en véritable maîtresse de maison. Ils arrivent, les uns après les autres, clients occasionnels ou vieux habitués, comme le Professeur, un vieux monsieur à la retraite qui dîne seul tous les soirs et qui fait presque partie de la mai­son. Petit àpetit la salle relativement petite se remplit : un enseignant universitaire d'un certain âge avec sa petite amie très jeune, un père avec ses deux enfants adultes, une jeune femme qui veut clarifier sa situation vis-à-vis des hommes qu'elle aime, une femme et sa fille... Des relations interrompues par l'activitéjournalière reprennent ; àchaque table son histoire, drôle, dramatique, émouvante, sinistre... Au bout de la soirée, tous ces personnages qui ont fait tomber les masques révèlent qu'ils sont tous anxieusement en quête d'un bonheur difficile à atteindre. Ettore Scola, àpropos de La cena   "Dans votre dernier film, La cena, vous êtes revenu à une structure récurrente dans votre œuvre, l'espace clos, dans lequel se déroulent un certain nombre d'his­toires. Que représente pour vous cette structure en huis clos ? Ce n'est pas une règle. Cela dépend du thème du film. J'aime m'enfermer comme ça, car mon cinéma est un cinéma de psychologie, de dialogues, d'hommes et de femmes. Je préfère donc focaliser sur les personnages, sur les acteurs, sans panoramas de campagne, par exemple. Si on est plus proche des visages, des yeux, il est plus faci­le de percer la psychologie des personnages, plutôt qu'en plein air ou dans des endroits très vastes. Donc tout dépend du thème du film. 'Vous retrouvez dans ce film des acteurs qui sont pour vous des acteurs fétiches, que vous avez déjà utilisés dans d'autres films, particulièrement Vittorio Gassman, Giancarlo Giannini, Fanny Ardent. Il y a de votre part une certaine fidélité aux acteurs. "Plus que fidélité, je dirais connaissance. Je crois qu'il est important de connaître les acteurs avec lesquels on travaille, de les connaître même dans la vie privée, de connaître leurs goûts, leurs idées sur la vie, sur la politique, sur l'amour, sur l'amitié. Quand il s'agit d'acteurs qui ont déjà interprété des dizaines et des dizaines de films, il y a le risque que leur interprétation soit un peu répétitive, purement technique. Si on les connaît, on peut comprendre mieux ce que l'on peut tirer d'eux, ce qu'il y a en eux qu'ils n'ont pas encore exprimé à l'écran. "Par exemple Gassman : de prime abord on dirait quelqu'un plein d'assurance, de force psychologique, quelqu'un de très imposant. Mais je connais ses faiblesses, sa timidi­té; donc, lorsque je pense àlui, je pense àdes personnages qui peuvent avoir des facettes autres que celles qu'il a montrées dans le cinéma, même dans mes films. J'essaie de changer les personnages que je confie àmes acteurs. Propos recueillis par Oreste Sacchelli, Drôle d'époque, novembre 1999
    • LA CENA

      LE DÎNER

      C'est le soir. Le restaurant Arturo al portico s'éclaire et Flora, l'épouse du patron, se prépare à accueillir les clients en véritable maîtresse de maison. Ils arrivent, les uns après les autres, clients occasionnels ou vieux habitués, comme le Professeur, un vieux monsieur à la retraite qui dîne seul tous les soirs et qui fait presque partie de la mai­son. Petit àpetit la salle relativement petite se remplit : un enseignant universitaire d'un certain âge avec sa petite amie très jeune, un père avec ses deux enfants adultes, une jeune femme qui veut clarifier sa situation vis-à-vis des hommes qu'elle aime, une femme et sa fille... Des relations interrompues par l'activitéjournalière reprennent ; àchaque table son histoire, drôle, dramatique, émouvante, sinistre... Au bout de la soirée, tous ces personnages qui ont fait tomber les masques révèlent qu'ils sont tous anxieusement en quête d'un bonheur difficile à atteindre. Ettore Scola, àpropos de La cena

       

      "Dans votre dernier film, La cena, vous êtes revenu à une structure récurrente dans votre œuvre, l'espace clos, dans lequel se déroulent un certain nombre d'his­toires. Que représente pour vous cette structure en huis clos ? Ce n'est pas une règle. Cela dépend du thème du film. J'aime m'enfermer comme ça, car mon cinéma est un cinéma de psychologie, de dialogues, d'hommes et de femmes. Je préfère donc focaliser sur les personnages, sur les acteurs, sans panoramas de campagne, par exemple. Si on est plus proche des visages, des yeux, il est plus faci­le de percer la psychologie des personnages, plutôt qu'en plein air ou dans des endroits très vastes. Donc tout dépend du thème du film.

      'Vous retrouvez dans ce film des acteurs qui sont pour vous des acteurs fétiches, que vous avez déjà utilisés dans d'autres films, particulièrement Vittorio Gassman, Giancarlo Giannini, Fanny Ardent. Il y a de votre part une certaine fidélité aux acteurs.

      "Plus que fidélité, je dirais connaissance. Je crois qu'il est important de connaître les acteurs avec lesquels on travaille, de les connaître même dans la vie privée, de connaître leurs goûts, leurs idées sur la vie, sur la politique, sur l'amour, sur l'amitié. Quand il s'agit d'acteurs qui ont déjà interprété des dizaines et des dizaines de films, il y a le risque que leur interprétation soit un peu répétitive, purement technique. Si on les connaît, on peut comprendre mieux ce que l'on peut tirer d'eux, ce qu'il y a en eux qu'ils n'ont pas encore exprimé à l'écran.

      "Par exemple Gassman : de prime abord on dirait quelqu'un plein d'assurance, de force psychologique, quelqu'un de très imposant. Mais je connais ses faiblesses, sa timidi­té; donc, lorsque je pense àlui, je pense àdes personnages qui peuvent avoir des facettes autres que celles qu'il a montrées dans le cinéma, même dans mes films. J'essaie de changer les personnages que je confie àmes acteurs.

      Propos recueillis par Oreste Sacchelli, Drôle d'époque, novembre 1999

    • Réalisation
      Ettore Scola
    • Scenario
      Ettore Scola, Furio Scarpelli, Siluia Scola, Giacomo Scarpelli
    • Image
      Franco Di Giacomo
    • Montage
      Raimondo Crociani
    • Musique
      Armando Trauojoli
    • Producer (s)
      Franco Committeri
    • Productions
      Mass Film, en collaboration avec Médusa Film, Les Films Alain Sarde et Filmtel
    • Distribution France
      Bac Films
    • Interprètes
      Vittorio Gassman, Fanny Ardant, Stefania Sandrelli, Giancarlo Giannini, Francesca D'Aloja, Antonio Catania, Riccardo Garrone, Marie Gillain, Nello Mascia, Adalberto Maria Merli, Eros Pagni, Daniela Poggi
    • Année
      1998
    • Durée
      1h 58
    • Pays de production
      Italie France
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