LA GRANDE BELLEZZA

LA GRANDE BELLEZZA

0h 2min
2021
Story of LA GRANDE BELLEZZA
LA GRANDE BELLEZZA

Jep Gambardella (Toni Servillo) a 65 ans et, malgré les premiers signes du vieillissement, il est toujours bel homme et dégage un charme irrésistible. Il est l'écrivain d'un seul livre, publié avec succès il y a quarante ans. Depuis il est journaliste et il couvre toute l'actualité people de Rome. Il est devenu l'incontournable maître de cérémonie de toutes les fêtes mondaines de la Ville éternelle et on ne compte plus ses conquêtes. Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, se met à nu "l’appareil humain"  - c’est le titre de son roman - et se joue la comédie du néant. Il séduit et fustige avec son langage, son intelligence aigüe et son désenchantement ironique. Derrière une attitude cynique et désabusée, il cache le désarroi qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité. Revenu de tout, Jep rêve parfois de se remettre à écrire, traversé par les souvenirs d’un amour de jeunesse auquel il se raccroche, mais il se sent comme paralysé par l'immortelle beauté de Rome.

 

« On ne sait pas si Jep écrira un nouveau roman ou si son échec, irréversible, est un autre rouage de cet énorme engrenage qui détermine les mouvements de tous ceux qui l'entourent, les fêtards déchaînés et vulgaires mais aussi ceux auxquels il reste quelque humanité, comme cette riche danseuse de quarante ans qui cache un secret (Sabrina Ferilli) ou cet écrivain romantique et désenchanté qui, fatigué des salons romains, décide de s'en retourner en province (Carlo Verdone). Il y a aussi un monastère qui n'est pas fait que de sœurs qui évoluent en toile de fond comme des papillons souriants, mais aussi de prélats. Jep aurait bien des questions d'ordre spirituel à adresser aux religieux, mais il sait bien que ce n'est pas de la vacuité d'un ministre de dieu qu'il obtiendra des réponses. La grande bellezza est en revanche une réponse à La terrasse d'Ettore Scola, Prix du scénario à Cannes en 1980, ainsi qu'à La dolce vita de Federico Fellini, Palme d'or en 1960. Cinquante ans de distance sont certes trop d'années pour tracer de vrais parallèles, mais on retrouve dans le film de Sorrentino cette capacité particulière de représenter un segment de la société et un état d'âme à travers une puissante lentille déformante qui ne donne que plus d'éloquence au réalisme de l'image présentée. »

Camillo De Marco, cineuropa.org, 21 mai 2013

    • LA GRANDE BELLEZZA

      Jep Gambardella (Toni Servillo) a 65 ans et, malgré les premiers signes du vieillissement, il est toujours bel homme et dégage un charme irrésistible. Il est l'écrivain d'un seul livre, publié avec succès il y a quarante ans. Depuis il est journaliste et il couvre toute l'actualité people de Rome. Il est devenu l'incontournable maître de cérémonie de toutes les fêtes mondaines de la Ville éternelle et on ne compte plus ses conquêtes. Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, se met à nu "l’appareil humain"  - c’est le titre de son roman - et se joue la comédie du néant. Il séduit et fustige avec son langage, son intelligence aigüe et son désenchantement ironique. Derrière une attitude cynique et désabusée, il cache le désarroi qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité. Revenu de tout, Jep rêve parfois de se remettre à écrire, traversé par les souvenirs d’un amour de jeunesse auquel il se raccroche, mais il se sent comme paralysé par l'immortelle beauté de Rome.

       

      « On ne sait pas si Jep écrira un nouveau roman ou si son échec, irréversible, est un autre rouage de cet énorme engrenage qui détermine les mouvements de tous ceux qui l'entourent, les fêtards déchaînés et vulgaires mais aussi ceux auxquels il reste quelque humanité, comme cette riche danseuse de quarante ans qui cache un secret (Sabrina Ferilli) ou cet écrivain romantique et désenchanté qui, fatigué des salons romains, décide de s'en retourner en province (Carlo Verdone). Il y a aussi un monastère qui n'est pas fait que de sœurs qui évoluent en toile de fond comme des papillons souriants, mais aussi de prélats. Jep aurait bien des questions d'ordre spirituel à adresser aux religieux, mais il sait bien que ce n'est pas de la vacuité d'un ministre de dieu qu'il obtiendra des réponses. La grande bellezza est en revanche une réponse à La terrasse d'Ettore Scola, Prix du scénario à Cannes en 1980, ainsi qu'à La dolce vita de Federico Fellini, Palme d'or en 1960. Cinquante ans de distance sont certes trop d'années pour tracer de vrais parallèles, mais on retrouve dans le film de Sorrentino cette capacité particulière de représenter un segment de la société et un état d'âme à travers une puissante lentille déformante qui ne donne que plus d'éloquence au réalisme de l'image présentée. »

      Camillo De Marco, cineuropa.org, 21 mai 2013

    • Réalisation
      Paolo Sorrentino
    • Scénario
      Paolo Sorrentino, Umberto Contarello
    • Image
      Luca Bigazzi
    • Montage
      Cristiano Travaglioli
    • Musique
      Lele Marchitelli
    • Producteur (s)
      Nicola Giuliano, Francesca Cima, Carlotta Calori, Fabio Conversi, Jérôme Seydoux
    • Productions
      Indigo Film, Medusa Film, Babe Films, Pathé Production, France 2 Cinéma, avec la contribution du MiBACT et le soutien de Regione Lazio, Eurimages
    • Distribution France
      Pathé Distribution
    • Interprètes
      Toni Servillo, Carlo Verdone, Sabrina Ferilli, Isabella Ferrari, Giorgio Pasotti, Luca Marinelli, Carlo Buccirosso, Pamela Villoresi, Galatea Ranzi, Iaia Forte, Ivan Franek, Roberto Herlitzka, Franco Graziosi, Massimo Popolizio, Anita Kravos
    • Année
      2013
    • Durée
      2h 22
    • Pays de production
      Italie, France
    • Format
      VOST
    • Citation
      Nous sommes tous au bord du gouffre.Notre seul remède est de nous tenir compagnie et de rire un peu de nous. Non ?
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