LA MASSERIA DELLE ALLODOLE

LE MAS DES ALOUETTES

0h 1min
2021
Story of LA MASSERIA DELLE ALLODOLE
LA MASSERIA DELLE ALLODOLE LE MAS DES ALOUETTES 1915. Dans un coin perdu de la Turquie on n'a qu'un vague écho de la guerre et des persécutions contre les Arméniens. C'est ainsi que même le représentant de l'autorité turque est présent au funérailles du vieux patriarche des Avakian, une famille arménienne riche et nombreuse. Il a laissé en héritage le Mas des Alouettes à son fils Assadour installé depuis de longues années en Italie. Il est attendu par toute la famille qui ne semble pas consciente du danger imminent. Le parti des Jeunes Turcs ordonne le massacre de tous les Arméniens mâles, enfants compris, et la déportation des femmes. Le Mas des Alouettes n'est pas épargné. Egon, l'un des jeunes officiers affiliés au parti est amoureux de Nunik, l'une des filles des Avakian, mais il ne peut rien pour elle. Les hommes sont trucidés et Nunik et les autres femmes emmenées à pied à travers le désert. Pour trouver de la nourriture, Nunik est prête à s'offrir à Youssouf, l'un des soldats de l'escorte, dont elle a remarqué l'attention qu'il lui porte. Mais Youssouf est un cœur noble et il refuse ce marché. Peu à peu, naît entre eux une relation où se mêlent amour et reconnaissance. Des amis de Nunik préparent sa fuite...   "Révoltés par l'insolent silence des Turcs à l'égard du génocide, [Paolo et Vittorio Taviani] se font écho du passé et mémoire des disparus, le temps d'un film qui, telle une plaie qui refuse de se refermer, rappelle au monde les massacres, la barbarie et les souffrances infligés à un peuple. C'est dans la fiction en contexte historique plus que dans l'authentique film d'histoire qu'ils ont choisi de frapper. Plus apte à accueillir et surtout à légitimer les débordements mélodramatiques du scénario, le récit fictif est ici saisissant de noblesse et d'émotion. Il manifeste une compassion bouleversante à l'égard du peuple arménien sans pour autant tomber dans le manichéisme primaire qui aurait consisté à faire des Turcs des monstres sanguinaires. Ici, nombreux sont ces derniers à se retrouver impuissants face aux décisions militaires prônant l'élimination systématique de la communauté arménienne. À travers le destin de l'une de ses familles et en particulier à travers le calvaire physique et psychologique des femmes, c'est toute la détresse d'un peuple qui est contée. L'approche est sûrement démonstrative dans la caractérisation et la réalisation très posée, à base de lents travellings, et souffre probablement d'un certain maniérisme propre aux Taviani, mais globalement le résultat est d'une force dramatique effarante. On ressort profondément ému par ce violent manifeste ainsi que viscéralement remué par la densité de la barbarie décrite de manière très graphique. C'est simple, on n'avait pas vu pareille violence chez les deux frères depuis La nuit de San Lorenzo, œuvre majeure dans leur filmographie qui traitait du fascisme en Toscane à la fin de la Deuxième Guerre mondiale." Frédéric MIGNARD, aVoir-aLire, 30 05 2007
    • LA MASSERIA DELLE ALLODOLE

      LE MAS DES ALOUETTES

      1915. Dans un coin perdu de la Turquie on n'a qu'un vague écho de la guerre et des persécutions contre les Arméniens. C'est ainsi que même le représentant de l'autorité turque est présent au funérailles du vieux patriarche des Avakian, une famille arménienne riche et nombreuse. Il a laissé en héritage le Mas des Alouettes à son fils Assadour installé depuis de longues années en Italie. Il est attendu par toute la famille qui ne semble pas consciente du danger imminent.

      Le parti des Jeunes Turcs ordonne le massacre de tous les Arméniens mâles, enfants compris, et la déportation des femmes. Le Mas des Alouettes n'est pas épargné. Egon, l'un des jeunes officiers affiliés au parti est amoureux de Nunik, l'une des filles des Avakian, mais il ne peut rien pour elle. Les hommes sont trucidés et Nunik et les autres femmes emmenées à pied à travers le désert. Pour trouver de la nourriture, Nunik est prête à s'offrir à Youssouf, l'un des soldats de l'escorte, dont elle a remarqué l'attention qu'il lui porte. Mais Youssouf est un cœur noble et il refuse ce marché. Peu à peu, naît entre eux une relation où se mêlent amour et reconnaissance. Des amis de Nunik préparent sa fuite...

       

      "Révoltés par l'insolent silence des Turcs à l'égard du génocide, [Paolo et Vittorio Taviani] se font écho du passé et mémoire des disparus, le temps d'un film qui, telle une plaie qui refuse de se refermer, rappelle au monde les massacres, la barbarie et les souffrances infligés à un peuple. C'est dans la fiction en contexte historique plus que dans l'authentique film d'histoire qu'ils ont choisi de frapper. Plus apte à accueillir et surtout à légitimer les débordements mélodramatiques du scénario, le récit fictif est ici saisissant de noblesse et d'émotion. Il manifeste une compassion bouleversante à l'égard du peuple arménien sans pour autant tomber dans le manichéisme primaire qui aurait consisté à faire des Turcs des monstres sanguinaires. Ici, nombreux sont ces derniers à se retrouver impuissants face aux décisions militaires prônant l'élimination systématique de la communauté arménienne. À travers le destin de l'une de ses familles et en particulier à travers le calvaire physique et psychologique des femmes, c'est toute la détresse d'un peuple qui est contée. L'approche est sûrement démonstrative dans la caractérisation et la réalisation très posée, à base de lents travellings, et souffre probablement d'un certain maniérisme propre aux Taviani, mais globalement le résultat est d'une force dramatique effarante. On ressort profondément ému par ce violent manifeste ainsi que viscéralement remué par la densité de la barbarie décrite de manière très graphique. C'est simple, on n'avait pas vu pareille violence chez les deux frères depuis La nuit de San Lorenzo, œuvre majeure dans leur filmographie qui traitait du fascisme en Toscane à la fin de la Deuxième Guerre mondiale."

      Frédéric MIGNARD, aVoir-aLire, 30 05 2007

    • Réalisation
      Paolo Taviani, Vittorio Taviani
    • Scénario
      Paolo Taviani, Vittorio Taviani
    • Image
      Beppe Lanci
    • Montage
      Roberto Perpignani
    • Musique
      Giuliano Taviani, CAM
    • Productions
      Ager 3, MiBAC, Rai Cinema, Eagle Pictures, Nimar Studios, Sagrera Tv, TVE, Flach Film, France 2 Cinéma, Canal+, 27 Films Production, Ard Degeto, avec la contribution d'Eurimages
    • Distribution France
      UGC
    • Vente à l’étranger
      Rai Trade
    • Interprètes
      Paz Vega, Moritz Bleibtreu, Angela Molina, Alessandro Preziosi, Mohamed Bakri, Tcheky Karyo, Mariano Rigillo, Hristo Shopov, Christo Jivkov, Ubaldo Lo Presti, Nicolo' Diana, Yvonne Scio, Arsinée Khanjian, André Dussollier
    • Année
      2007
    • Durée
      1h 57
    • Pays de production
      Italie, France,, Bulgarie, Espagne, Allemagne
    • Citation
      "Oublie-le, Nunik. Il est turc et tu es arménienne."
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