LA MIA GENERAZIONE

MA GÉNÉRATION

0h 1min
1996
Story of LA MIA GENERAZIONE
LA MIA GENERAZIONE MA GÉNÉRATION C'est l'histoire d'un étrange "voyage en Italie", du sud au nord, dans un fourgon blindé qui convoie le détenu Braccio d'une prison spéciale sicilienne à la prison San Vittore à Milan où il pourra, au cours d'un mois d'interrogatoires, enfin revoir sa fiancée Giulia. Braccio est un détenu politique : il a été arrêté quatre ans auparavant pour appartenance à un groupuscule terroriste. L'histoire se déroule en vingt-quatre heures au printemps 1983 alors que le phénomène du terrorisme rouge apparaît désormais vaincu et que ne subsistent que quelques épisodiques soubresauts de franges extrémistes et désespérées. Pendant le parcours défilent un petit village calabrais en lutte contre le chômage, un grand centre de Campanie où les "terroristes" sont accueillis par une sorte de rébellion populaire, une révolte dans la prison de Bologne. Enfin, pour jouer les gêneurs entre Braccio et le capitaine des carabiniers qui dirige la mission, un détenu de droit commun fait irruption dans l'histoire de manière imprévisible. En réalité, mais Braccio ne peut l'imaginer, ce long voyage est un piège. Le jeune et sympathique capitaine est en fait un officier de la brigade antiterroriste qui doit convaincre Braccio à collaborer en échange d'une révision de sa peine et il lui fait miroiter la possibilité d'un séjour stable à Milan où il pourra renouer un réel contact avec Giulia. Ainsi s'accomplit l'itinéraire de deux personnages qui s'affrontent sur le plan politique, humain, et sur celui des caractères.   "Milan se découpe en arrière-plan, traversé par le chagrin de Giulia qui maintenant aime un autre homme, mais attend Braccio comme on attend un rendez-vous avec la douleur de sa vie et avec son destin. Giulia, comme beaucoup d'autres, ne peut pas dire : "je n'y étais pas, je ne savais pas". C'est elle le symbole douloureux de "ma génération". La seconda volta (Mimmo Calopresti-1995), rencontre entre un professeur d'université et celle qui lui a logé une balle dans la tête, souligne la difficulté d'accorder le pardon à des terroristes "qui se sont imaginés une guerre qui n'existait pas". Ma génération, sorti dans la foulée du film de Calopresti, et qui en constitue le complément idéal plaide pour "l'indulto", c'est-à-dire la réduction des peines pour des ex-terroristes qui s'étaient vus appliquer des régimes spéciaux qui n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Wilma Labate (ancienne militante de "Potere operaio") introduit une part d'autobiographie dans un sujet où sont intervenus également Paolo Lapponi et Andrea Leoni qui ont passé six ans derrière les barreaux pour faits de terrorisme ainsi que le fidèle Sandro Petraglia. D'après Alain BICHON, Les années Moretti, Acadra Distribution, 1999
    • LA MIA GENERAZIONE

      MA GÉNÉRATION

      C'est l'histoire d'un étrange "voyage en Italie", du sud au nord, dans un fourgon blindé qui convoie le détenu Braccio d'une prison spéciale sicilienne à la prison San Vittore à Milan où il pourra, au cours d'un mois d'interrogatoires, enfin revoir sa fiancée Giulia. Braccio est un détenu politique : il a été arrêté quatre ans auparavant pour appartenance à un groupuscule terroriste.

      L'histoire se déroule en vingt-quatre heures au printemps 1983 alors que le phénomène du terrorisme rouge apparaît désormais vaincu et que ne subsistent que quelques épisodiques soubresauts de franges extrémistes et désespérées. Pendant le parcours défilent un petit village calabrais en lutte contre le chômage, un grand centre de Campanie où les "terroristes" sont accueillis par une sorte de rébellion populaire, une révolte dans la prison de Bologne. Enfin, pour jouer les gêneurs entre Braccio et le capitaine des carabiniers qui dirige la mission, un détenu de droit commun fait irruption dans l'histoire de manière imprévisible.
      En réalité, mais Braccio ne peut l'imaginer, ce long voyage est un piège. Le jeune et sympathique capitaine est en fait un officier de la brigade antiterroriste qui doit convaincre Braccio à collaborer en échange d'une révision de sa peine et il lui fait miroiter la possibilité d'un séjour stable à Milan où il pourra renouer un réel contact avec Giulia. Ainsi s'accomplit l'itinéraire de deux personnages qui s'affrontent sur le plan politique, humain, et sur celui des caractères.

       

      "Milan se découpe en arrière-plan, traversé par le chagrin de Giulia qui maintenant aime un autre homme, mais attend Braccio comme on attend un rendez-vous avec la douleur de sa vie et avec son destin. Giulia, comme beaucoup d'autres, ne peut pas dire : "je n'y étais pas, je ne savais pas". C'est elle le symbole douloureux de "ma génération".

      La seconda volta (Mimmo Calopresti-1995), rencontre entre un professeur d'université et celle qui lui a logé une balle dans la tête, souligne la difficulté d'accorder le pardon à des terroristes "qui se sont imaginés une guerre qui n'existait pas".

      Ma génération, sorti dans la foulée du film de Calopresti, et qui en constitue le complément idéal plaide pour "l'indulto", c'est-à-dire la réduction des peines pour des ex-terroristes qui s'étaient vus appliquer des régimes spéciaux qui n'ont plus lieu d'être aujourd'hui.

      Wilma Labate (ancienne militante de "Potere operaio") introduit une part d'autobiographie dans un sujet où sont intervenus également Paolo Lapponi et Andrea Leoni qui ont passé six ans derrière les barreaux pour faits de terrorisme ainsi que le fidèle Sandro Petraglia.

      D'après Alain BICHON, Les années Moretti, Acadra Distribution, 1999

    • Réalisation
      Wilma Labate
    • Scénario
      Paolo Lapponi, Andrea Leoni, Francesca Marciano, Giosi Mancini, Wilma Labate, Sandro Petraglia
    • Image
      Alessandro Pesci
    • Montage
      Enzo Meniconi
    • Musique
      Nicola Piovani
    • Productions
      Compact Srl, Rai, Diana Film
    • Distribution France
      Acadra Distribution
    • Interprètes
      Silvio Orlando, Claudio Amendola, Francesca Neri, Vincenzo Peluso,Stefano Accorsi, Hossein Taheri
    • Année
      1996
    • Durée
      1h 35
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      "Votre histoire a mal tourné par ce que ce n'était qu'une histoire de mort."
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