LA NOTTE DI SAN LORENZO
LA NUIT DE SAN LORENZO

LA NOTTE DI SAN LORENZO

Paolo Taviani, Vittorio Taviani

0h 1min
1982
Story of LA NOTTE DI SAN LORENZO
LA NOTTE DI SAN LORENZO LA NUIT DE SAN LORENZO C’est la nuit du 10 août, la nuit de San Lorenzo : les étoiles filantes traversent le ciel. On dit, en Toscane, que chaque étoile exauce un vœu. Une femme, Cecilia, en formule un : réussir à raconter à l’être qu’elle aime une autre nuit de San Lorenzo, très lointaine aujourd’hui, celle du 10 août 1944. Au cours de cet été-là, c’est la terreur à San Martino ; les Allemands ordonnent à la population de se rassembler dans l’église. Devinant un possible massacre général, un groupe de femmes, d’hommes et d’enfants décide de désobéir. Clandestinement, dans le silence de la nuit, ils quittent le village pour aller à la rencontre des troupes américaines car la libération est proche. Dans la beauté champêtre de l’été toscan, c’est pour eux une terrible odyssée dramatique. Tandis que, dans la cathédrale, le massacre prévu a lieu, ils fuient, éperdus. Alors qu’ils participent aux moissons avec les paysans-soldats d’un village de résistants, ils sont attaqués par des fascistes. Scènes d’horreur et de carnage. Puis c’est l’arrivée des troupes alliées, la Libération. Au cours de la nuit, les deux vétérans du petit groupe, le vieux Galvano et la vieille Concetta, que la vie n’avait jamais unis, trouvent enfin l’amour. Au matin, c’est le départ de tous pour retourner à San Martino, la petite ville martyre. Comme au début, une femme va raconter à l’être qu’elle aime, son petit enfant, l’histoire de la « nuit de San Lorenzo ».   Vittorio et Paolo TAVIANI sont nés à San Miniato, en Toscane. Pendant la dernière guerre, alors qu’ils étaient enfants, leur village a connu des scènes d’horreur qui en font l’Oradour italien. En 1954, les deux frères commençaient leur carrière cinématographique avec un court métrage, San Miniato, luglio 1944, qui reconstituait le massacre accompli par les Allemands. Vingt-sept ans plus tard, ils reviennent sur cet événement qui a profondément marqué leur enfance, leur vie et leur œuvre. Et La nuit de San Lorenzo s’inscrit parfaitement dans l’évolution de cette œuvre où, tout en « racontant des histoires », les cinéastes appellent à la réflexion sur leur rapport et notre rapport à « l’histoire ». Il ne s’agit plus là d’une reconstitution mais d’une évocation du passé recréé à travers les souvenirs des auteurs et la mémoire collective. Ainsi, par la poésie et le lyrisme, l’imaginaire et le rêve, les TAVIANI découvrent une vérité plus vraie et surtout plus humaine que par le réalisme. L’intérêt n’est pas centré sur le massacre lui-même mais sur l’odyssée vécue par le petit groupe de réfractaires. Le film devient un poème épique d’une exceptionnelle beauté plastique opposant les forces de vie aux forces de mort. D’un côté, le thème du désir et de l’amour qui parcourt l’œuvre en filigrane, la splendeur du paysage toscan en été, le parfum de la terre, la magnificence des travaux des champs ; de l’autre l’horreur de la guerre et de la barbarie. André CORNAUD, La Saison cinématographique 1983
    • LA NOTTE DI SAN LORENZO

      LA NUIT DE SAN LORENZO

      C’est la nuit du 10 août, la nuit de San Lorenzo : les étoiles filantes traversent le ciel. On dit, en Toscane, que chaque étoile exauce un vœu. Une femme, Cecilia, en formule un : réussir à raconter à l’être qu’elle aime une autre nuit de San Lorenzo, très lointaine aujourd’hui, celle du 10 août 1944.

      Au cours de cet été-là, c’est la terreur à San Martino ; les Allemands ordonnent à la population de se rassembler dans l’église. Devinant un possible massacre général, un groupe de femmes, d’hommes et d’enfants décide de désobéir. Clandestinement, dans le silence de la nuit, ils quittent le village pour aller à la rencontre des troupes américaines car la libération est proche.

      Dans la beauté champêtre de l’été toscan, c’est pour eux une terrible odyssée dramatique. Tandis que, dans la cathédrale, le massacre prévu a lieu, ils fuient, éperdus. Alors qu’ils participent aux moissons avec les paysans-soldats d’un village de résistants, ils sont attaqués par des fascistes. Scènes d’horreur et de carnage. Puis c’est l’arrivée des troupes alliées, la Libération. Au cours de la nuit, les deux vétérans du petit groupe, le vieux Galvano et la vieille Concetta, que la vie n’avait jamais unis, trouvent enfin l’amour. Au matin, c’est le départ de tous pour retourner à San Martino, la petite ville martyre. Comme au début, une femme va raconter à l’être qu’elle aime, son petit enfant, l’histoire de la « nuit de San Lorenzo ».

       

      Vittorio et Paolo TAVIANI sont nés à San Miniato, en Toscane. Pendant la dernière guerre, alors qu’ils étaient enfants, leur village a connu des scènes d’horreur qui en font l’Oradour italien. En 1954, les deux frères commençaient leur carrière cinématographique avec un court métrage, San Miniato, luglio 1944, qui reconstituait le massacre accompli par les Allemands. Vingt-sept ans plus tard, ils reviennent sur cet événement qui a profondément marqué leur enfance, leur vie et leur œuvre. Et La nuit de San Lorenzo s’inscrit parfaitement dans l’évolution de cette œuvre où, tout en « racontant des histoires », les cinéastes appellent à la réflexion sur leur rapport et notre rapport à « l’histoire ».

      Il ne s’agit plus là d’une reconstitution mais d’une évocation du passé recréé à travers les souvenirs des auteurs et la mémoire collective. Ainsi, par la poésie et le lyrisme, l’imaginaire et le rêve, les TAVIANI découvrent une vérité plus vraie et surtout plus humaine que par le réalisme. L’intérêt n’est pas centré sur le massacre lui-même mais sur l’odyssée vécue par le petit groupe de réfractaires. Le film devient un poème épique d’une exceptionnelle beauté plastique opposant les forces de vie aux forces de mort. D’un côté, le thème du désir et de l’amour qui parcourt l’œuvre en filigrane, la splendeur du paysage toscan en été, le parfum de la terre, la magnificence des travaux des champs ; de l’autre l’horreur de la guerre et de la barbarie.

      André CORNAUD, La Saison cinématographique 1983

    • Réalisation
      Paolo et Vittorio Taviani
    • Scenario
      Paolo et Vittorio Taviani, Giuliani avec la collaboration de Tonino Guerra
    • Image
      Franco di Giacomo
    • Montage
      Roberto Perpignani
    • Musique
      Nicola Piovani
    • Producer (s)
      Giuliani G. De Negri
    • Productions
      RAI Radiotelevisione italiana, Ager Cinematografica
    • Distribution France
      MK2
    • Interprètes
      Omero Antonutti, Margarita Lozano, Claudio Bigagli, Massimo Bonetti, Norma Martelli, Enrica Maria Modugno, Sabina Vannuchi, Sergio Dagliana, Paolo Hendel
    • Année
      1982
    • Durée
      1h 46
    • Pays de production
      Italie
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