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LA PASSIONE DI GIOSUÈ L’EBREO

Pasquale Scimeca

0h 1min
2021
Story of LA PASSIONE DI GIOSUÈ L’EBREO
LA PASSIONE DI GIOSUÈ L'EBREO 1492, suite au triomphe des Maures et à la chute de Grenade, les rois très catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon ambitionnent de faire de l’Espagne une terre plus catholique que l’Italie.  Le 31 mars de cette année-là, ils font publier le décret d’Alhambra, ordonnant la conversion ou le départ de tous les Juifs d’Espagne de ses territoires et de ses possessions. Le 31 juillet, plus aucun Juif ne pourra demeurer en Espagne, sous peine de mort. La communauté se résigne au décret et se disperse alors dans le Maghreb, l’Europe méridionale et le Moyen Orient. Giosué vit avec son père, sa mère et sa sœur. Ils sont tous de confession juive et tombent par conséquent sous le coup du décret. Grâce à des connaissances, parmi lesquelles, Don Isaac Abravanel - homme d’état, philosophe et financier, considéré comme le Juif le plus célèbre et le plus puissant d’Espagne - ils envisagent de gagner le Royaume de Naples, seule terre d’exil à accepter les Juifs. Après un voyage mouvementé, ils parviennent à gagner la Sicile et trouvent refuge dans un village de charbonniers juifs convertis au christianisme mais qui, clandestinement, continuent à être attaché à leurs racines. Giosué, passionné par les Saintes Ecritures qu’il connaît sur le bout des doigts, est considéré par beaucoup au sein de la communauté comme un nouveau Messie. Un jour, au cours d’une promenade en ville, il découvre une joute oratoire sur des thèmes religieux à laquelle il décide de participer. Le prix à gagner n’est autre que le rôle de Jésus dans une représentation de la Passion du Christ, donnée à l’occasion de la Casazza, fête locale. Même l’évêque, qui assiste au concours, est stupéfait par la facilité et la rapidité des réponses de Giosué. Il décroche le rôle. Mais, rapidement les références bibliques de Giosué dérangent les représentants de l’Eglise qui envisagent alors de l’éliminer. Ils font appel pour cela à deux condamnés à mort auxquels ils attribuent les rôles de deux légionnaires romains chargés d’accompagner Jésus jusqu’à la Croix avec comme mission de mettre fin aux jours de Giosué.   Scimeca évite les pièges du petit budget et parie sur la tenue d'un mécanisme essentiellement théâtral. Grâce à des images de dérivation picturale, il compose un film à la saveur pasolinienne, qui réussit, malgré quelques défauts, à imposer la force de sa structure. Le court-circuit entre réalité et représentation - les Inquisiteurs, pendant la fête crucifient réellement un Juif qui se proclama réellement le Messie, - devient un malentendu sublime et terrible qui déstabilise le spectateur. De loin le meilleur film italien vu à Mostra de Venise. Luca PACILIO, spietati.it
    • LA PASSIONE DI GIOSUÈ L'EBREO

      1492, suite au triomphe des Maures et à la chute de Grenade, les rois très catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon ambitionnent de faire de l’Espagne une terre plus catholique que l’Italie.  Le 31 mars de cette année-là, ils font publier le décret d’Alhambra, ordonnant la conversion ou le départ de tous les Juifs d’Espagne de ses territoires et de ses possessions. Le 31 juillet, plus aucun Juif ne pourra demeurer en Espagne, sous peine de mort. La communauté se résigne au décret et se disperse alors dans le Maghreb, l’Europe méridionale et le Moyen Orient.

      Giosué vit avec son père, sa mère et sa sœur. Ils sont tous de confession juive et tombent par conséquent sous le coup du décret. Grâce à des connaissances, parmi lesquelles, Don Isaac Abravanel - homme d’état, philosophe et financier, considéré comme le Juif le plus célèbre et le plus puissant d’Espagne - ils envisagent de gagner le Royaume de Naples, seule terre d’exil à accepter les Juifs. Après un voyage mouvementé, ils parviennent à gagner la Sicile et trouvent refuge dans un village de charbonniers juifs convertis au christianisme mais qui, clandestinement, continuent à être attaché à leurs racines.

      Giosué, passionné par les Saintes Ecritures qu’il connaît sur le bout des doigts, est considéré par beaucoup au sein de la communauté comme un nouveau Messie. Un jour, au cours d’une promenade en ville, il découvre une joute oratoire sur des thèmes religieux à laquelle il décide de participer. Le prix à gagner n’est autre que le rôle de Jésus dans une représentation de la Passion du Christ, donnée à l’occasion de la Casazza, fête locale. Même l’évêque, qui assiste au concours, est stupéfait par la facilité et la rapidité des réponses de Giosué. Il décroche le rôle. Mais, rapidement les références bibliques de Giosué dérangent les représentants de l’Eglise qui envisagent alors de l’éliminer. Ils font appel pour cela à deux condamnés à mort auxquels ils attribuent les rôles de deux légionnaires romains chargés d’accompagner Jésus jusqu’à la Croix avec comme mission de mettre fin aux jours de Giosué.

       

      Scimeca évite les pièges du petit budget et parie sur la tenue d'un mécanisme essentiellement théâtral. Grâce à des images de dérivation picturale, il compose un film à la saveur pasolinienne, qui réussit, malgré quelques défauts, à imposer la force de sa structure. Le court-circuit entre réalité et représentation - les Inquisiteurs, pendant la fête crucifient réellement un Juif qui se proclama réellement le Messie, - devient un malentendu sublime et terrible qui déstabilise le spectateur.
      De loin le meilleur film italien vu à Mostra de Venise.

      Luca PACILIO, spietati.it

    • Réalisation
      Pasquale Scimeca
    • Scénario
      Pasquale Scimeca
    • Image
      Pasquale Mari
    • Montage
      Babak Karimi
    • Musique
      Miriam Meghnagi
    • Producteur (s)
      Rosa Scimeca, Andrea De Liberato, Rosario Calanni Macchio, Joan Antoni González
    • Productions
      Arbash Società Cooperativa, Poetiche Cinematografiche, ICC (Madrid), avec la contribution du MiBAC,
    • Interprètes
      Anna Bonaiuto, Leonardo Cesare Abude, Tony Bertarelli, Marcello Mazzarella, Giovanni Calcagno, Salvatore Cantalupo, Vincenzo Ferrera
    • Année
      2005
    • Durée
      1h 40
    • Pays de production
      Italie, Espagne
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