LA PIVELLINA

LA PIVELLINA

0h 1min
2021
Story of LA PIVELLINA
LA PIVELLINA Patti, une femme d’un certain âge, cherche son chien. Elle parcourt les espaces verts coincés entre des barres d’immeubles, les aires de jeux désertes par cette journée pluvieuse, mais du chien pas de trace. En revanche, sur une balançoire, une fillette toute seule. Patti s’approche, l’interroge, la fillette qui n’a pas plus de deux ans sait à peine parler. Patti regarde tout autour, attend un bon moment, puis elle se rend à l’évidence. La fillette est abandonnée. Alors elle la ramène chez elle, dans sa caravane, car Patti est artiste de cirque, un petit cirque minable qui n’attire plus personne. Patti vit là, un groupe de quelques caravanes sur une sorte de terrain vague caché par des palissades couvertes d’affiches publicitaires, avec d’autres gens comme elle, Walter, le jeune Tairo… Walter est d’avis qu’il faut immédiatement amener la fillette aux carabiniers pour qu’ils se chargent de retrouver ses parents, mais Patti n’est pas d’accord. Elle mène ses propres recherches tout en s’occupant d’elle comme une vraie nounou, elle la fait manger, elle la couche, lui achète des vêtements… Elle ne désespère pas de retrouver la trace de sa mère qui semble s’être évaporée. La petite s’acclimate bien dans ce milieu plein de douceur et de tendresse, où l’on s’occupe si bien d’elle, où on l’aime tant…   « La Pivellina est réalisé par Tizza Covi, de Bolzano, et Rainer Frimmel, de Vienne, que l’on avait découverts et appréciés dans de nombreux festivals grâce à leur documentaire Babooska, tourné en Italie, dans un petit cirque familial condamné à disparaître. La Pivellina se situe dans le même milieu et les mêmes endroits, les protagonistes travaillant dans un cirque sans avenir. Patti, Walter et les autres, la grand-mère de Tairo, un adolescent qui aime jouer au foot plus que l’école, forment une petite communauté. Vivre dans des caravanes, se brancher illicitement sur les circuits communaux d’électricité et d’eau, représente pour eux un choix de survie. Nous sommes à San Basilio, une banlieue marquée par les occupations et les luttes pour le logement, que les réalisateurs filment sans jamais sortir de l’espace des personnages, les seuls panoramiques narratifs suivent leurs déplacements. […] Le récit de Covi et Frimmel est fluide, on sent que le réel qui émerge est le fruit d’une préparation soignée, comme l’exige toute bonne improvisation, ainsi que d’un travail avec les protagonistes mené avec complicité et sensibilité. La légèreté que donne le numérique est utilisée au mieux, au service d’une histoire intimiste et de ses personnages intenses et émouvants, pleins d’humour et de tendresse. Au rythme de la vie. » Cristina PICCINO, Il Manifesto, 21 mai 2009
    • LA PIVELLINA

      Patti, une femme d’un certain âge, cherche son chien. Elle parcourt les espaces verts coincés entre des barres d’immeubles, les aires de jeux désertes par cette journée pluvieuse, mais du chien pas de trace. En revanche, sur une balançoire, une fillette toute seule. Patti s’approche, l’interroge, la fillette qui n’a pas plus de deux ans sait à peine parler. Patti regarde tout autour, attend un bon moment, puis elle se rend à l’évidence. La fillette est abandonnée. Alors elle la ramène chez elle, dans sa caravane, car Patti est artiste de cirque, un petit cirque minable qui n’attire plus personne. Patti vit là, un groupe de quelques caravanes sur une sorte de terrain vague caché par des palissades couvertes d’affiches publicitaires, avec d’autres gens comme elle, Walter, le jeune Tairo… Walter est d’avis qu’il faut immédiatement amener la fillette aux carabiniers pour qu’ils se chargent de retrouver ses parents, mais Patti n’est pas d’accord. Elle mène ses propres recherches tout en s’occupant d’elle comme une vraie nounou, elle la fait manger, elle la couche, lui achète des vêtements… Elle ne désespère pas de retrouver la trace de sa mère qui semble s’être évaporée. La petite s’acclimate bien dans ce milieu plein de douceur et de tendresse, où l’on s’occupe si bien d’elle, où on l’aime tant…

       

      « La Pivellina est réalisé par Tizza Covi, de Bolzano, et Rainer Frimmel, de Vienne, que l’on avait découverts et appréciés dans de nombreux festivals grâce à leur documentaire Babooska, tourné en Italie, dans un petit cirque familial condamné à disparaître. La Pivellina se situe dans le même milieu et les mêmes endroits, les protagonistes travaillant dans un cirque sans avenir. Patti, Walter et les autres, la grand-mère de Tairo, un adolescent qui aime jouer au foot plus que l’école, forment une petite communauté. Vivre dans des caravanes, se brancher illicitement sur les circuits communaux d’électricité et d’eau, représente pour eux un choix de survie. Nous sommes à San Basilio, une banlieue marquée par les occupations et les luttes pour le logement, que les réalisateurs filment sans jamais sortir de l’espace des personnages, les seuls panoramiques narratifs suivent leurs déplacements. […] Le récit de Covi et Frimmel est fluide, on sent que le réel qui émerge est le fruit d’une préparation soignée, comme l’exige toute bonne improvisation, ainsi que d’un travail avec les protagonistes mené avec complicité et sensibilité. La légèreté que donne le numérique est utilisée au mieux, au service d’une histoire intimiste et de ses personnages intenses et émouvants, pleins d’humour et de tendresse. Au rythme de la vie. »

      Cristina PICCINO, Il Manifesto, 21 mai 2009

    • Réalisation
      Tizza Covi, Rainer Frimmel
    • Scénario
      Tizza Covi
    • Image
      Rainer Frimmel
    • Montage
      Tizza Covi
    • Producteur (s)
      Tizza Covi, Rainer Frimmel
    • Productions
      Vento Film, avec le soutien de la province Alto Adige/Bolzano
    • Distribution France
      Zootrope Films
    • Interprètes
      Patrizia Gerardi, Asia Crippa, Tairo Caroli, Walter Saabel
    • Année
      2009
    • Durée
      1h 40
    • Pays de production
      Italie, Autriche
    • Citation
      "Elle est où ta maman ? "
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