LA PRIMA LINEA

LA PRIMA LINEA

LA PRIMA LINEA

Renato De Maria

0h 1min
2021
Story of LA PRIMA LINEA
LA PRIMA LINEA Dans sa cellule, Sergio se souvient de ce 3 janvier 1982. Il était l’un des fondateurs du mouvement terroriste d’extrême gauche « Prima linea ». Susanna, la femme qu’il aimait, avait été capturée par la police avec trois autres militants. Ils étaient enfermés dans la prison à Rovigo. Sergio et ses camarades allaient tenter une opération de commando pour les libérer. Tout lui revient en mémoire, ses premiers pas dans la clandestinité dans les années 1970, les débats enflammés avec ses camarades, et le moment crucial où il est passé à la lutte armée. Mais le souvenir qui occupe surtout son esprit, c’est sa rencontre avec Susanna, avec qui il a partagé les mêmes idéaux.   Le film n'est pas suspect de sympathie envers les terroristes. Il s'articule autour du livre de Sergio Segio, libéré en 2004 après 22 ans d'emprisonnement, et qui fait son examen de conscience : « On était persuadés d'avoir raison alors qu'on avait tort. Mais on ne le savait pas à cette époque-là ». Renato De Maria montre comment ces idéalistes ont été pris dans un engrenage, comment Sergio Segio a fini par se rendre compte que le groupe faisait fausse route, comment il a voulu le quitter, comment son amour pour Susanna l'a poussé à mettre sur pied une spectaculaire opération pour l'extirper de la prison où elle était incarcérée, en vain. Le jeune homme comptait quitter l'organisation après cette attaque du centre carcéral de Rovigo, fuir à l'étranger avec elle. Elle ne le voulut pas et l'un et l'autre finirent par être interpellés. Le cinéaste peut être attaqué sur son glamour. On a peine à croire que Susanna (Giovanna Mezzogiorno, l'héroïne du Vincere de Bellocchio) ait pu rester si pimpante, si impeccablement coiffée dans sa cellule, et comme sortie d'un magazine de mode lorsqu'elle se livre à ses assassinats militants. En revanche, il parvient à filmer ses personnages en restant en équilibre, ni complice ni inquisiteur. Portraits d'orgueilleux coupés du monde et aveuglés par leur combat, le film vise à montrer des idéalistes dans l'impasse, dans l'erreur. Concernant Sergio Segio, le personnage principal, on peut convenir qu'il a réussi à dépeindre le doute, la conscience, le sursaut humain. Jean-Luc DOUIN, Le Monde, 10 avril 2010
    • LA PRIMA LINEA

      Dans sa cellule, Sergio se souvient de ce 3 janvier 1982. Il était l’un des fondateurs du mouvement terroriste d’extrême gauche « Prima linea ». Susanna, la femme qu’il aimait, avait été capturée par la police avec trois autres militants. Ils étaient enfermés dans la prison à Rovigo. Sergio et ses camarades allaient tenter une opération de commando pour les libérer. Tout lui revient en mémoire, ses premiers pas dans la clandestinité dans les années 1970, les débats enflammés avec ses camarades, et le moment crucial où il est passé à la lutte armée. Mais le souvenir qui occupe surtout son esprit, c’est sa rencontre avec Susanna, avec qui il a partagé les mêmes idéaux.

       

      Le film n'est pas suspect de sympathie envers les terroristes. Il s'articule autour du livre de Sergio Segio, libéré en 2004 après 22 ans d'emprisonnement, et qui fait son examen de conscience : « On était persuadés d'avoir raison alors qu'on avait tort. Mais on ne le savait pas à cette époque-là ».
      Renato De Maria montre comment ces idéalistes ont été pris dans un engrenage, comment Sergio Segio a fini par se rendre compte que le groupe faisait fausse route, comment il a voulu le quitter, comment son amour pour Susanna l'a poussé à mettre sur pied une spectaculaire opération pour l'extirper de la prison où elle était incarcérée, en vain. Le jeune homme comptait quitter l'organisation après cette attaque du centre carcéral de Rovigo, fuir à l'étranger avec elle. Elle ne le voulut pas et l'un et l'autre finirent par être interpellés.
      Le cinéaste peut être attaqué sur son glamour. On a peine à croire que Susanna (Giovanna Mezzogiorno, l'héroïne du Vincere de Bellocchio) ait pu rester si pimpante, si impeccablement coiffée dans sa cellule, et comme sortie d'un magazine de mode lorsqu'elle se livre à ses assassinats militants.
      En revanche, il parvient à filmer ses personnages en restant en équilibre, ni complice ni inquisiteur. Portraits d'orgueilleux coupés du monde et aveuglés par leur combat, le film vise à montrer des idéalistes dans l'impasse, dans l'erreur. Concernant Sergio Segio, le personnage principal, on peut convenir qu'il a réussi à dépeindre le doute, la conscience, le sursaut humain.

      Jean-Luc DOUIN, Le Monde, 10 avril 2010

    • Réalisation
      Renato De Maria
    • Scénario
      Fidel Signorile, Ivan Cotroneo, Sandro Petraglia
    • Image
      Gian Filippo Corticelli
    • Montage
      Marco Spoletini
    • Musique
      Max Richter
    • Producteur (s)
      Andrea Occhipinti
    • Productions
      Lucky Red, Rai Cinema, avec la contribution du Mibac, Les Films du Fleuve (Bruxelles), Diaphana (Paris)
    • Vente à l’étranger
      Diaphana
    • Interprètes
      Riccardo Scamarcio, Giovanna Mezzogiorno, Fabrizio Rongione, Dario Aita, Jacopo Bicocchi, Michele Alhaique
    • Année
      2009
    • Durée
      1h 40
    • Pays de production
      Italie, France, elgique
    • Citation
      "On a perdu notre humanité le jour où on a empoigné une arme."
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