LA PROPRIÉTÉ, C'EST PLUS LE VOL

LA PROPRIETÀ NON È PIÙ UN FURTO

0h 2min
1973
Story of LA PROPRIETÀ NON È PIÙ UN FURTO
LA PROPRIETÀ NON È PIÙ UN FURTO LA PROPRIÉTÉ, C'EST PLUS LE VOL

Total (Flavio Bucci) est un modeste employé de banque qui, comble de paradoxe, est allergique à l’argent et à son contact - il doit se ganter les mains pour éviter les démangeaisons. Un jour, se voyant refuser par son directeur le prêt qu'il sollicitait, écœuré, il décide de quitter son emploi et de s'attaquer au système. Il choisit pour victime un boucher (Ugo Tognazzi), un riche client de la banque à l'opulence clinquante et de surcroît malhonnête. Étape après étape, il va s'acharner à le tourmenter et lui voler ses biens - son couteau de boucherie, sa voiture, sa femme (Daria Nicolodi) - afin de  le déposséder de tout ce qui assoit sa position sociale.

 

La propriété est non seulement le fondement de l’ordre économique mais aussi la base de la définition de la personnalité. Le possédant est contenu tout entier dans l’objet de sa possession, il se définit par rapport à ce qu’il possède. Ainsi, La propriété c’est plus le vol ne laisse entrevoir aucune échappatoire. Le sentiment de possession détruit tout : l’avoir s’empare de l’être et le phagocyte, méthodiquement. Le boucher possède des boucheries, des immeubles, une voiture, un chapeau, un couteau, une femme (un objet parmi d’autres). Lorsqu’on touche à ses biens, on altère sa personne ; d’où une lutte de reconquête qui le conduira jusqu’à la destruction physique du voleur. Dans un monde dominé par l’argent, la propriété et le vol sont comme les deux faces d’une même maladie incurable.

Jean A. Gili, critique cinématographique et historien du cinéma Rétrospective Elio Petri - Villerupt, octobre 2015  

« Si on entre dans la chambre fermée de la propriété et de l’argent, on est gazé par les miasmes qu’exhale notre inconscient : cette chambre ne peut qu’être détruite, il n’existe pas de possibilité de la changer. Dans la propriété apparaissent tous les aspects négatifs de notre formation socio-psychologique. […] On peut conserver une forme de respect et d’optimisme pour le mot production ; cela n’est pas possible à l’égard de la propriété. La propriété ne peut rien donner d’autre que la maladie et les malades, elle ne peut qu’emblématiser toute la série des frustrations sexuelles et tenir l’homme prisonnier de celles-ci. Elle est la clef de cette espèce de ceinture de chasteté dans laquelle la société capitaliste a emprisonné l’homme. »

Elio Petri
    • LA PROPRIETÀ NON È PIÙ UN FURTO

      LA PROPRIÉTÉ, C'EST PLUS LE VOL

      Total (Flavio Bucci) est un modeste employé de banque qui, comble de paradoxe, est allergique à l’argent et à son contact - il doit se ganter les mains pour éviter les démangeaisons. Un jour, se voyant refuser par son directeur le prêt qu'il sollicitait, écœuré, il décide de quitter son emploi et de s'attaquer au système. Il choisit pour victime un boucher (Ugo Tognazzi), un riche client de la banque à l'opulence clinquante et de surcroît malhonnête. Étape après étape, il va s'acharner à le tourmenter et lui voler ses biens - son couteau de boucherie, sa voiture, sa femme (Daria Nicolodi) - afin de  le déposséder de tout ce qui assoit sa position sociale.

       

      La propriété est non seulement le fondement de l’ordre économique mais aussi la base de la définition de la personnalité. Le possédant est contenu tout entier dans l’objet de sa possession, il se définit par rapport à ce qu’il possède. Ainsi, La propriété c’est plus le vol ne laisse entrevoir aucune échappatoire. Le sentiment de possession détruit tout : l’avoir s’empare de l’être et le phagocyte, méthodiquement. Le boucher possède des boucheries, des immeubles, une voiture, un chapeau, un couteau, une femme (un objet parmi d’autres). Lorsqu’on touche à ses biens, on altère sa personne ; d’où une lutte de reconquête qui le conduira jusqu’à la destruction physique du voleur. Dans un monde dominé par l’argent, la propriété et le vol sont comme les deux faces d’une même maladie incurable.

      Jean A. Gili, critique cinématographique et historien du cinéma

      Rétrospective Elio Petri - Villerupt, octobre 2015

       

      « Si on entre dans la chambre fermée de la propriété et de l’argent, on est gazé par les miasmes qu’exhale notre inconscient : cette chambre ne peut qu’être détruite, il n’existe pas de possibilité de la changer. Dans la propriété apparaissent tous les aspects négatifs de notre formation socio-psychologique. […] On peut conserver une forme de respect et d’optimisme pour le mot production ; cela n’est pas possible à l’égard de la propriété. La propriété ne peut rien donner d’autre que la maladie et les malades, elle ne peut qu’emblématiser toute la série des frustrations sexuelles et tenir l’homme prisonnier de celles-ci. Elle est la clef de cette espèce de ceinture de chasteté dans laquelle la société capitaliste a emprisonné l’homme. »

      Elio Petri

    • Réalisation
      Elio Petri
    • Scenario
      Elio Petri, Ugo Pirro
    • Image
      Luigi Kuveiller
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Ennio Morricone
    • Producer (s)
      Claudio Mancini
    • Productions
      Quasars Film Company, Labrador Films (Paris)
    • Distribution France
      Tamasa Distribution
    • Interprètes
      Ugo Tognazzi, Flavio Bucci, Daria Nicolodi, Salvo Randone, Mario Scaccia, Orazio Orlando, Julien Guiomar, Luigi Proietti, Cecilia Polizzi, Jacques Herlin, Gino Milli, Ada Pometti, Ettore Garofalo
    • Année
      1973
    • Durée
      2h 05
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Vole pour être riche, comme tout le monde.
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