LA SPIAGGIA

LA SPIAGGIA

LA PENSIONNAIRE

Alberto Lattuada

0h 1min
2021
Story of LA SPIAGGIA
LA SPIAGGIA LA PENSIONNAIRE Anna-Maria, une prostituée milanaise, passe quelques jours de vacances avec Caterina, sa fille, dans un hôtel luxueux d'une station balnéaire de la Ligurie. Pour fuir les commérages des gens et en particulier ceux des vacancières qui se soucient peu de la fidélité à leurs maris restés en ville, elle se fait passer pour veuve. Ses manières sérieuses et réservées lui gagnent l'amitié de tous et surtout celle de l'honnête Maire communiste. Un jour débarque à l'hôtel une de ses vieilles connaissances, Luigi, un play-boy. Anna-Maria, prise par sa fonction de mère pleine d'amour refuse tout rapport avec lui. Il se venge provoquant ainsi la réaction hystérique des vacancières qui se coalisent pour la chasser. Le Maire veut l'aider en lui trouvant un emploi, mais les portes se ferment. C'est le vieux milliardaire Chiastrino qui la sauve en lui offrant le bras au cours de la promenade du soir. Fort de l'autorité que confère l'argent, il la reconduit à l'hôtel sous les regards et les saluts obséquieux de ceux et celles qui l'avaient méprisée un instant auparavant.   LATTUADA a tourné récemment un film excellent : La pensionnaire (La spiaggia) qui rappelle un peu Dimanche d'août de Luciano EMMER. C'est une chronique au jour le four d'une plage mondaine, pendant la grande saison. Même structure du récit, de petites touches, des détails significatifs, des figures typiques. Un bon essai de montage rapide avant le dîner : soins de beauté, massages, têtes de femmes, têtes hideuses sous la couche de crème. D'ailleurs tout au cours du film, la caméra entre dans le bar ou sur la plage et capte au vol des intrigues sordides. C'est ce que VIGO appelait du documentaire social. Raymond BORDE - Positif n° 11, septembre/octobre 1954   Narrateur élégant, doté d'un métier solide et d'une culture raffinée aussi bien sur le plan littéraire que figuratif, observateur ironique, voir polémique des mœurs, LATTUADA, l'éclectique, démontre depuis quarante ans une compétence incontestable dans toutes sortes de domaines. Il bandito et Senza pietà ne dépareraient pas une anthologie du néoréalisme. Avec Il mulino del Po et Luci del varietà (dirigé en collaboration avec FELLINI), mais aussi avec La spiaggia, I dolci inganni, le cinéaste révèle sa capacité à être en avance sur son temps. Il cappotto, La steppa, Cuore di cane comptent parmi les meilleures adaptations littéraires du cinéma italien. Quant aux films Mafloso et Venga a prendere il caffè da noi, ils font fort bonne figure dans le genre "comédie féroce". Le sujet de La spiaggia naît des confidences d'une prostituée : alors qu'elle passait ses vacances au bord de la mer avec sa fille, elle s'était vue "mise à l'écart comme un chien galeux" par les clients de l'hôtel. A partir de là, aidé par les scénaristes SONEGO et MALERBA, le cinéaste ébauche un portrait acéré de la mesquinerie et de l'hypocrisie d'une société "comme il faut", esclave de l'argent et du décorum petit-bourgeois. "Pour le cinéma italien de 1954, La spiaggia est un film très important" a écrit DI GIAMMATEO. GEROSA, lui, le définit comme un "jeu de très grande classe", où, toutefois, "la finesse certaine du dessin l'emporte sur l'engagement moral. Ce film, qui a quelque chose d'irrésolu, est assurément très intéressant". Aldo Tassone, Le cinéma italien parle - Edilig, 1982
    • LA SPIAGGIA

      LA PENSIONNAIRE

      Anna-Maria, une prostituée milanaise, passe quelques jours de vacances avec Caterina, sa fille, dans un hôtel luxueux d'une station balnéaire de la Ligurie. Pour fuir les commérages des gens et en particulier ceux des vacancières qui se soucient peu de la fidélité à leurs maris restés en ville, elle se fait passer pour veuve. Ses manières sérieuses et réservées lui gagnent l'amitié de tous et surtout celle de l'honnête Maire communiste.

      Un jour débarque à l'hôtel une de ses vieilles connaissances, Luigi, un play-boy. Anna-Maria, prise par sa fonction de mère pleine d'amour refuse tout rapport avec lui. Il se venge provoquant ainsi la réaction hystérique des vacancières qui se coalisent pour la chasser. Le Maire veut l'aider en lui trouvant un emploi, mais les portes se ferment.

      C'est le vieux milliardaire Chiastrino qui la sauve en lui offrant le bras au cours de la promenade du soir. Fort de l'autorité que confère l'argent, il la reconduit à l'hôtel sous les regards et les saluts obséquieux de ceux et celles qui l'avaient méprisée un instant auparavant.

       

      LATTUADA a tourné récemment un film excellent : La pensionnaire (La spiaggia) qui rappelle un peu Dimanche d'août de Luciano EMMER. C'est une chronique au jour le four d'une plage mondaine, pendant la grande saison. Même structure du récit, de petites touches, des détails significatifs, des figures typiques. Un bon essai de montage rapide avant le dîner : soins de beauté, massages, têtes de femmes, têtes hideuses sous la couche de crème. D'ailleurs tout au cours du film, la caméra entre dans le bar ou sur la plage et capte au vol des intrigues sordides. C'est ce que VIGO appelait du documentaire social.

      Raymond BORDE - Positif n° 11, septembre/octobre 1954

       

      Narrateur élégant, doté d'un métier solide et d'une culture raffinée aussi bien sur le plan littéraire que figuratif, observateur ironique, voir polémique des mœurs, LATTUADA, l'éclectique, démontre depuis quarante ans une compétence incontestable dans toutes sortes de domaines. Il bandito et Senza pietà ne dépareraient pas une anthologie du néoréalisme. Avec Il mulino del Po et Luci del varietà (dirigé en collaboration avec FELLINI), mais aussi avec La spiaggia, I dolci inganni, le cinéaste révèle sa capacité à être en avance sur son temps. Il cappotto, La steppa, Cuore di cane comptent parmi les meilleures adaptations littéraires du cinéma italien. Quant aux films Mafloso et Venga a prendere il caffè da noi, ils font fort bonne figure dans le genre "comédie féroce".

      Le sujet de La spiaggia naît des confidences d'une prostituée : alors qu'elle passait ses vacances au bord de la mer avec sa fille, elle s'était vue "mise à l'écart comme un chien galeux" par les clients de l'hôtel. A partir de là, aidé par les scénaristes SONEGO et MALERBA, le cinéaste ébauche un portrait acéré de la mesquinerie et de l'hypocrisie d'une société "comme il faut", esclave de l'argent et du décorum petit-bourgeois. "Pour le cinéma italien de 1954, La spiaggia est un film très important" a écrit DI GIAMMATEO. GEROSA, lui, le définit comme un "jeu de très grande classe", où, toutefois, "la finesse certaine du dessin l'emporte sur l'engagement moral. Ce film, qui a quelque chose d'irrésolu, est assurément très intéressant".

      Aldo Tassone, Le cinéma italien parle - Edilig, 1982

    • Réalisation
      Alberto Lattuada
    • Scénario
      Rodolfo Sonego, Luigi Malerba, Alberto Lattuada
    • Image
      Mario Craveri
    • Montage
      Mario Serandrei
    • Musique
      Piero Piccioni
    • Productions
      Titanus - Film Français CCC
    • Interprètes
      Martine Carol, RafVallone, Mario Carotenuto, Clelia Matania, Anna Gabriella, Carlo Bianco, Carlo Romano
    • Année
      1954
    • Durée
      1h 40
    • Pays de production
      Italie, France
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