LA STRADA

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0h 1min
2021
Story of LA STRADA
LA STRADA

Gelsomina (Giulietta Masina), une brave fille un peu simple, est vendue par sa mère qui n'arrive pas à assurer sa subsistance à Zampano (Anthony Quinn), un hercule forain. Gelsomina suit fidèlement son maître sur les routes qui les conduisent de village en village, au hasard des foires et des fêtes où elle l'assiste dans ses spectacles. Zampano est un homme bourru qui la maltraite sans scrupule mais pourtant, peu à peu, Gelsomina se prend de tendresse pour lui. Au cours de leurs pérégrinations Gelsomina rencontre un funambule, "le Fou" (Richard Basehart), violoniste et poète, qui seul sait lui parler. L'étrange affinité qui lie ces deux êtres provoque la colère de Zampano et au cours d'une rixe il tue accidentellement l'acrobate. Choquée, Gelsomina perd la raison. Devenue un compagnon de route inutile pour Zampano, celui-ci l'abandonne.

Quelques années plus tard, entendant fredonner l'air que Gelsomina jouait sur sa trompette, Zampano noie son chagrin dans le vin. Ivre, seul sur la plage, il se met à pleurer.

 

« Yeux de clown et tête d’artichaut, Gelsomina annonce avec la trompette ou le tambour l’entrée de Zampano, un costaud fruste et farouche qui répète de foire en foire son rituel d’hercule musclé. Tous deux vivent sur les routes. Une vie misérable et vagabonde. Mais c’est justement à travers des personnages comme eux que Fellini parvient à nous faire percevoir ce qui est au-delà des marges du visible, là où se cache - peut-être - le sens de la vie. Un film où il ne se passe rien (ou presque) et dans lequel le réalisme apparent de la mise en scène cache la vocation visionnaire intime de l’auteur. Entre poésie et loufoquerie, entre fable et allégorie, c’est un film hors norme, qui ne suit ni les modes ni les registres. Une tendre idylle sur la valeur de l’innocence, pour nous signifier que tout ce qui est en ce bas monde sert à quelque chose. Même un caillou. Même une étoile. Même une gelsomina. »

Gianni Canova, critique cinématographique et historien du cinéma

Rétrospective Federico Fellini - Villerupt, octobre 2018  

Premier Oscar du meilleur film étranger pour Fellini qui en décrochera trois autres par la suite : Le notti di Cabiria (Les nuits de Cabiria), 8 1/2 (Huit et demi) et Amarcord. Giulietta Masina restera à jamais Gelsomina.

    • LA STRADA

      Gelsomina (Giulietta Masina), une brave fille un peu simple, est vendue par sa mère qui n'arrive pas à assurer sa subsistance à Zampano (Anthony Quinn), un hercule forain. Gelsomina suit fidèlement son maître sur les routes qui les conduisent de village en village, au hasard des foires et des fêtes où elle l'assiste dans ses spectacles. Zampano est un homme bourru qui la maltraite sans scrupule mais pourtant, peu à peu, Gelsomina se prend de tendresse pour lui. Au cours de leurs pérégrinations Gelsomina rencontre un funambule, "le Fou" (Richard Basehart), violoniste et poète, qui seul sait lui parler. L'étrange affinité qui lie ces deux êtres provoque la colère de Zampano et au cours d'une rixe il tue accidentellement l'acrobate. Choquée, Gelsomina perd la raison. Devenue un compagnon de route inutile pour Zampano, celui-ci l'abandonne.

      Quelques années plus tard, entendant fredonner l'air que Gelsomina jouait sur sa trompette, Zampano noie son chagrin dans le vin. Ivre, seul sur la plage, il se met à pleurer.

       

      « Yeux de clown et tête d’artichaut, Gelsomina annonce avec la trompette ou le tambour l’entrée de Zampano, un costaud fruste et farouche qui répète de foire en foire son rituel d’hercule musclé. Tous deux vivent sur les routes. Une vie misérable et vagabonde. Mais c’est justement à travers des personnages comme eux que Fellini parvient à nous faire percevoir ce qui est au-delà des marges du visible, là où se cache - peut-être - le sens de la vie. Un film où il ne se passe rien (ou presque) et dans lequel le réalisme apparent de la mise en scène cache la vocation visionnaire intime de l’auteur. Entre poésie et loufoquerie, entre fable et allégorie, c’est un film hors norme, qui ne suit ni les modes ni les registres. Une tendre idylle sur la valeur de l’innocence, pour nous signifier que tout ce qui est en ce bas monde sert à quelque chose. Même un caillou. Même une étoile. Même une gelsomina. »

      Gianni Canova, critique cinématographique et historien du cinéma

      Rétrospective Federico Fellini - Villerupt, octobre 2018

       

      Premier Oscar du meilleur film étranger pour Fellini qui en décrochera trois autres par la suite : Le notti di Cabiria (Les nuits de Cabiria), 8 1/2 (Huit et demi) et Amarcord. Giulietta Masina restera à jamais Gelsomina.

    • Réalisation
      Federico Fellini
    • Scenario
      Federico Fellini, Tullio Pinelli
    • Image
      Otello Martelli
    • Montage
      Leo Catozzo
    • Musique
      Nino Rota
    • Producer (s)
      Dino De Laurentiis, Carlo Ponti
    • Productions
      Ponti-De Laurentiis Cinematografica
    • Distribution France
      Les Acacias
    • Interprètes
      Anthony Quinn, Giulietta Masina, Richard Basehart, Aldo Silvani, Marcella Rovena, Lidia Venturini, Mario Passante, Anna Primula, Gustavo Giorgi, Yami Kamadeva
    • Année
      1954
    • Durée
      1h 48
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOSTF
    • Citation
      Je vous épouserais même, si on doit rester ensemble.
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