L’ORA DI RELIGIONE

L’ORA DI RELIGIONE

LE SOURIRE DE MA MÈRE

Marco Bellocchio

Story of L’ORA DI RELIGIONE
L'ORA DI RELIGIONE LE SOURIRE DE MA MÈRE Ernesto est un illustrateur reconnu de fables pour enfants. Il est fraîchement séparé de sa femme Irène. Il conserve des liens privilégiés avec leur petit garçon, Leonardo qu'il aime profondément. Ernesto apprend, par un mystérieux émissaire du cardinal Piumini, que le Vatican veut canoniser sa mère. Cette dernière a en effet mené une vie très pieuse avant de mourir dans des conditions dramatiques : un de ses fils, le frère d'Ernesto, l'a assassinée et se terre, depuis son incarcération en hôpital psychiatrique, dans un mutisme total. Ernesto est stupéfait par cette nouvelle, d'une part parce que sa famille lui a toujours caché ses intentions et de l'autre, parce qu'elle est en oppo­sition totale avec sa personnalité d'artiste libre et athée. La perspective de cette canonisation le tourmente. Les conflits explosent. Le souvenir de sa mère ouvre un gouffre qui incite Ernesto à revoir son passé et à vivre différemment le présent. La mémoire de sa mère, qu'il n'avait jamais aimée et de son sourire si particulier lui reviennent brutalement ; il analyse alors son passé et sa façon de vivre, différente de celle du reste de sa famil­le, imprégnée de catholicisme. Il est d'autant plus troublé qu'on lui demande de témoi­gner afin de favoriser cette canonisation.   Ce film s'attache aux retombées de la canonisation d'une femme tuée par son fils et traite de la famille dans la société italienne d'aujourd'hui. Il a été tourné en dix semaines à Rome dans la foulée du jubilé pontifical de Jean-Paul II. Sergio Castellitto y joue le rôle d'Ernesto, dont il a déclaré à La Stampa qu'il s'agit "d'un homme au milieu de sa vie, qui est àla fois père, fils et amant, mari, frère et neveu". Sélection officielle Festival de Cannes, 2002
    • L'ORA DI RELIGIONE
      LE SOURIRE DE MA MÈRE

      Ernesto (Sergio Castellitto) est peintre et illustrateur reconnu de fables pour enfants. Il est fraîchement séparé de sa femme Irène (Jacqueline Lustig), mais il conserve des liens privilégiés avec leur petit garçon, Leonardo (Alberto Mondini) qu'il aime profondément. Ernesto apprend, par un mystérieux émissaire du cardinal Piumini (Maurizio Donadoni), que le Vatican veut canoniser sa mère. Cette dernière a en effet mené une vie très pieuse avant de mourir dans des conditions dramatiques : un de ses fils, Egidio (Donato Placido), l'a assassinée et se terre, depuis son incarcération en hôpital psychiatrique, dans un mutisme total. Ernesto est stupéfait par cette nouvelle, d'une part parce que sa famille lui a toujours caché ses intentions et de l'autre, parce qu'elle est en opposition totale avec sa personnalité d'artiste libre et athée. La perspective de cette canonisation le tourmente, et les conflits explosent.
      Le souvenir de sa mère ouvre un gouffre qui incite Ernesto à revoir son passé et à vivre différemment le présent. La mémoire de sa mère, qu'il n'avait jamais aimée, et de son sourire si particulier lui reviennent brutalement. Il est d'autant plus troublé qu'on lui demande de témoigner afin de favoriser cette canonisation…

      Ce film s'attache aux retombées de la canonisation d'une femme tuée par son fils et traite de la famille dans la société italienne d'aujourd'hui. Il a été tourné en dix semaines à Rome dans la foulée du jubilé pontifical de Jean-Paul II. Sergio Castellitto y joue le rôle d'Ernesto, dont il a déclaré à La Stampa qu'il s'agit "d'un homme au milieu de sa vie, qui est àla fois père, fils et amant, mari, frère et neveu".
      Sélection officielle Festival de Cannes, 2002

      « Je ne m’attaque pas seulement à l’hypocrisie religieuse, mais à un conformisme plus général, qui dépasse la corruption du haut clergé. C’est une réalité de la société italienne : longtemps, il suffisait d’être proche de la démocratie chrétienne pour avoir toutes sortes de privilèges. Aujourd’hui soutenir Berlusconi peut vous apporter les mêmes avantages. Mais on peut aussi refuser, comme Ernesto. Il est en accord avec lui-même, il ne se soumet pas à l’orthodoxie dominante. Si mon film a eu un certain succès en Italie, c’est, je crois, parce qu’il décrit cette volonté de mettre enfin ses actes en accord avec sa pensée. La vie politique en Italie est en effet trop marquée par l’incohérence, par des hommes qui passent sans scrupules de la gauche à la droite, ou inversement.[…] Aujourd'hui, Le Sourire de ma mère me permet de couper définitivement le cordon avec mon premier film, Les Poings dans les poches, qui évoquait déjà - il a trente-sept ans ! - la famille et la religion… »
      Marco Bellocchio,
      Propos recueillis par Aurélien Ferenczi, Télérama, 20 novembre 2002

      « Jean-Paul II canonise à tour de bras : déjà 462 nouveaux saints en vingt-quatre ans de pontificat ! Marco Bellocchio, lui, aurait plutôt tendance à canonner sévèrement lorsqu’il se penche sur la religion. Il avait lâché une première salve en 1973 avec Au nom du père, évocation de la révolte de deux élèves d’un collège religieux tenu par des Jésuites dans les années cinquante. Il revient aujourd’hui à la charge avec Le sourire de ma mère, présenté en mai dernier sur la Croisette puis auréolé du prix de la presse au Festival de Villerupt. […] Bellocchio a bien mûri. Il n’est plus cet écorché vif qui posait jadis un regard au vitriol sur la société italienne. Plus mesuré sans pour autant perdre sa verve d’antan il s’interroge sur la religion en mettant la forme au service du fond avec ce véritable polar spirituel. […]
      La sévère déprime du peintre est bien entendu le fil rouge du film. Entre son effroi et sa colère, on suit la plongée d’un homme dans l’univers de la religion catholique, la découverte de ses rites et de son poids On pénètre aussi le monde secret d’un procès en canonisation, que le cinéaste transalpin décortique méticuleusement. […] La réflexion est suffisamment brillante et la mise en scène appliquée pour que ce Sourire de la mère aussi énigmatique que celui de la Joconde suscite l’intérêt. »
      Michel Bitzer, Le Républicain Lorrain, décembre 2002

    • Réalisation
      Marco Bellocchio
    • Scénario
      Marco Bellocchio
    • Image
      Pasquale Mari
    • Montage
      Francesca Calvelli
    • Musique
      Riccardo Giagni
    • Producteur (s)
      Sergio Pelone, Marco Bellocchio
    • Productions
      Filmabatros, Rai Cinema, avec la contribution du Ministero della Cultura
    • Distribution France
      Paradis Films
    • Interprètes
      Sergio Castellitto, Jacqueline Lustig, Chiara Conti, Gigio Aberti, Gianni Schicchi, Pietro De Silva, Maurizio Donadoni, Piera Degli Esposti, Toni Bertorelli
    • Année
      2002
    • Durée
      1h 45
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      « Je ne crois pas en Dieu, mais je ne suis pas infaillible. S’il existe, il me pardonnera. »
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