L’UOMO NERO

0h 1min
2021
Story of L’UOMO NERO
L'UOMO NERO

Gabriele Rossetti, un universitaire de renom, est appelé d’urgence au chevet de son père Ernesto, dans les Pouilles. Les derniers mots que ce dernier prononce à son oreille sont énigmatiques : « Venusio et Zucchetti sont deux cons », mais ils ramènent Gabriele à un moment important de son enfance et de la vie de sa famille. Il n’avait pas encore huit ans lorsque son père, chef de gare et peintre amateur, grand admirateur de Cézanne, l’avait amené au musée de Bari pour admirer un autoportrait du maître.

Convaincu par une admiratrice d’exposer ses propres œuvres, Ernesto souhaite montrer aussi une copie de cet autoportrait. Toute la vie de la famille est bouleversée par la préparation de cette exposition. Lorsqu’enfin le grand jour arrive, la foule se presse dans la salle municipale. Venusio et Zucchetti, deux sommités locales en fait d’art, sont extrêmement critiques et dénigrent le travail d’Ernesto, tout particulièrement la copie de l’autoportrait. Gabriele retrouve les lieux de son enfance et une foule de souvenirs personnels affleurent. Son imaginaire et la société des années de son enfance se reconstruisent, avec leurs personnages hauts en couleurs, les petites intrigues, les premiers émois. Mais à travers tout cela Gabriele est à la recherche de son père.

 

Les trois interprètes des premiers rôles réalisent une grande performance. Valeria Golino est parfaite dans sa composition d’épouse indécise, un peu jalouse, mais toujours aux côtés de son mari et prête à le défendre de toutes ses forces. Riccardo Scamarcio incarne un extraordinaire tonton Pinuccio. Il est drôle et convaincant, même lorsqu’il joue un homme âgé. Mais la palme revient sans aucun doute à Sergio Rubini. Son Ernesto, distrait, rêveur et romantique, a une humanité et une épaisseur qui filtrent à travers ses yeux et qui captivent. Le scénario est parfait : à mi-chemin entre comédie et tragédie, entre rêve et réalité, entre le ciel et la terre, l'histoire se déroule légère et élégiaque, mêlant citations felliniennes et idées originales.

Rien n'est ce qu'il paraît, la réalité se révèlera très éloignée de ce qu’elle semble à première vue, le bonhomme tout noir n’est pas ce monstre qui effraye les enfants, Pinuccio, l’oncle insouciant et joyeux, se retrouve coincé dans une vie de famille dont il ne voulait pas et, surtout, Ernesto se révèle à Gabriele adulte très différent de ce que, enfant, il avait toujours imaginé.

Ernesto, qui semble vaincu par le provincialisme et sa cruauté, qui renonce à ses rêves et se plie à son destin de chef de gare, finit par être le vrai gagnant, en bernant tout le monde, sans que personne ne s'en aperçoive, parce que « les enfants se vantent, mais pas les hommes ». Il donne une merveilleuse leçon de vie dans un final beau et original, digne conclusion d'un film poétique et sensible, l'un des meilleurs de la saison.

Annarita Vitrugno, directorscup.it, 14 décembre 2009

    • L'UOMO NERO

      Gabriele Rossetti, un universitaire de renom, est appelé d’urgence au chevet de son père Ernesto, dans les Pouilles. Les derniers mots que ce dernier prononce à son oreille sont énigmatiques : « Venusio et Zucchetti sont deux cons », mais ils ramènent Gabriele à un moment important de son enfance et de la vie de sa famille. Il n’avait pas encore huit ans lorsque son père, chef de gare et peintre amateur, grand admirateur de Cézanne, l’avait amené au musée de Bari pour admirer un autoportrait du maître.

      Convaincu par une admiratrice d’exposer ses propres œuvres, Ernesto souhaite montrer aussi une copie de cet autoportrait. Toute la vie de la famille est bouleversée par la préparation de cette exposition. Lorsqu’enfin le grand jour arrive, la foule se presse dans la salle municipale. Venusio et Zucchetti, deux sommités locales en fait d’art, sont extrêmement critiques et dénigrent le travail d’Ernesto, tout particulièrement la copie de l’autoportrait.
      Gabriele retrouve les lieux de son enfance et une foule de souvenirs personnels affleurent. Son imaginaire et la société des années de son enfance se reconstruisent, avec leurs personnages hauts en couleurs, les petites intrigues, les premiers émois. Mais à travers tout cela Gabriele est à la recherche de son père.

       

      Les trois interprètes des premiers rôles réalisent une grande performance. Valeria Golino est parfaite dans sa composition d’épouse indécise, un peu jalouse, mais toujours aux côtés de son mari et prête à le défendre de toutes ses forces. Riccardo Scamarcio incarne un extraordinaire tonton Pinuccio. Il est drôle et convaincant, même lorsqu’il joue un homme âgé. Mais la palme revient sans aucun doute à Sergio Rubini. Son Ernesto, distrait, rêveur et romantique, a une humanité et une épaisseur qui filtrent à travers ses yeux et qui captivent. Le scénario est parfait : à mi-chemin entre comédie et tragédie, entre rêve et réalité, entre le ciel et la terre, l'histoire se déroule légère et élégiaque, mêlant citations felliniennes et idées originales.

      Rien n'est ce qu'il paraît, la réalité se révèlera très éloignée de ce qu’elle semble à première vue, le bonhomme tout noir n’est pas ce monstre qui effraye les enfants, Pinuccio, l’oncle insouciant et joyeux, se retrouve coincé dans une vie de famille dont il ne voulait pas et, surtout, Ernesto se révèle à Gabriele adulte très différent de ce que, enfant, il avait toujours imaginé.

      Ernesto, qui semble vaincu par le provincialisme et sa cruauté, qui renonce à ses rêves et se plie à son destin de chef de gare, finit par être le vrai gagnant, en bernant tout le monde, sans que personne ne s'en aperçoive, parce que « les enfants se vantent, mais pas les hommes ». Il donne une merveilleuse leçon de vie dans un final beau et original, digne conclusion d'un film poétique et sensible, l'un des meilleurs de la saison.

      Annarita Vitrugno, directorscup.it, 14 décembre 2009

    • Réalisation
      Sergio Rubini
    • Scenario
      Sergio Rubini, Carla Cavalluzzi, Domenico Starnone
    • Image
      Fabio Cianchetti
    • Montage
      Esmeralda Calabria
    • Musique
      Nicola Piovani
    • Producer (s)
      Donatella Botti, Ezio Orita
    • Productions
      Bianca Film, Rai Film, avec la contribution du MiBAC et le soutien d'Apulia Film Commission
    • Vente à l’étranger
      Rai trade
    • Interprètes
      Margherita Buy, Sergio Rubini, Riccardo Scamarcio, Valeria Golino, Anna Falchi, Fabrizio Gifuni, Maurizio Micheli, Mariolina De Fano, Guido Giaquinto, Vittorio Ciorcalo, Mario Maranzana, Adelaide Di Bitonto, Pierluigi Corallo, Vito Signorile, Nicoletta Carbonara, Isabella Ragno
    • Année
      2009
    • Durée
      1h 50
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Je ne serai jamais comme mon père. Je ne serai jamais comme mon père. - Tu ne peux pas être en guerre contre le monde entier !
    Movie, TV Show, Filmmakers and Film Studio WordPress Theme.

    Press Enter / Return to begin your search or hit ESC to close

    En vous inscrivant, vous acceptez nos Conditions générales d’utilisation et notre Politique de confidentialité .

    Les nouvelles adhésions ne sont pas autorisées.

    Festival du Film Italien de Villerupt

    Festival du Film Italien de Villerupt
    6 rue Clemenceau
    54190 Villerupt


    +33 (0)3 82 89 40 22
    organisation@festival-villerupt.com

    ©2021 Festival du Film Italien de Villerupt - Tous droits réservés - Réalisation Agacom