PANE E CIOCCOLATA

PAIN ET CHOCOLAT

0h 1min
1973
Story of PANE E CIOCCOLATA
PANE E CIOCCOLATA PAIN ET CHOCOLAT Nino, laissant derrière lui une femme et deux enfants, a quitté l'Italie pour trouver du travail en Suisse. Serveur dans un grand restaurant, il est en butte à des tracasseries quotidiennes, tant de la part de ses supérieurs que d'un collègue «le Turc», qu'il soupçonne de chercher à l'évincer. Nino, loin de s'avouer déçu, fait tout pour s'adapter au mode de vie local. Un jour cependant, son patron le renvoie à la suite d'un incident insignifiant. Privé de son contrat, Nino décide pourtant de tenter une nouvelle fois sa chance. Il sollicite l'hospitalité d'Elena, une réfugiée politique grecque qui partage un modeste appartement avec son jeune fils et a obtenu la protection d'un fonctionnaire de l'immigration. Un peu plus tard, un industriel italien installé en Suisse pour échapper au fisc lui offre un emploi de valet dans sa luxueuse villa et lui propose de placer ses économies à la banque. Nino quitte Elena, après avoir passé une nuit avec elle. Entre-temps, l'industriel a appris la faillite de ses entreprises et a absorbé plusieurs flacons de barbituriques. Nino arrive trop tard pour le tirer d'affaire et repart totalement démuni. Un vieil ami, Gigi, l'aide à se loger dans un foyer de travailleurs immigrés, mais l'atmosphère déprime à tel point Nino qu'il ne tarde pas à repartir. Il entre en contact avec trois couples de «clandestins» qui élèvent des poulets et vivent ensemble dans un ancien poulailler. Leur seule attraction est d'observer les filles et les fils de leur employeur, et leurs amis, jouant ensemble, se baignant nus ou faisant l'amour. Fasciné par le spectacle de ces «demi-dieu» blonds et racés, Nino décide de se teindre les cheveux pour changer radicalement d'identité. D'abord convaincu de son succès, il ne tarde pas à trouver son nouveau rôle insoutenable et provoque une querelle. Expulsé brutalement, il est conduit sous escorte à la gare. Quelques minutes avant le départ de son train, il retrouve Elena, qui a épousé son ami fonctionnaire et obtenu qu'il prolonge le permis de séjour de Nino. A bout de forces, ce dernier renonce à profiter de l'occasion et quitte la jeune femme en l'incitant à rester fidèle à elle-même. Dans le compartiment, des Italiens chantent leur joie de retrouver le pays. A peine le train a-t-il parcouru quelques kilomètres que Nino redescend : il a désormais perdu le sens de son identité, il ne sait plus où aller. Il garde seulement un obscur désir de vivre.   L'identité dans l'exil c'est dans Pane e cioccolata, de BRUSATI, que nous la trouvons exprimée à la frontière du tragique et de la dérision, sans jamais basculer au-delà d'un rire à la fois tendre et pathétique... BRUSATI a volontairement amorcé le spectateur sur un mode mineur, frivole et facilement enjoué: des gags fusent, les trouvailles se succèdent, dans un registre délibérément chaplinesque : avec ce qu'il faut de tendresse et de solitude nostalgique sur un piano nocturne et mozartien. Le personnage de Nino MANFREDI se plie facilement à cette diversité du registre mélancolico-comique d'un déraciné qui se fait de l'ahurissement un peu stupide une cuirasse contre l'hostilité ambiante... A force de perdre le travail et l'espoir, acculé dans l'impasse d'un retour au pays qui serait l'aveu d'une défaite, l'homme va parcourir un itinéraire de dépossession de soi, d'aliénation et de perte d'identité dont le tragique se masque pudiquement sous les maquillages de la dérision et du grotesque... Marcel OMS,  Dossier de Cinémaction réuni par Michel Serceau : La comédie italienne de Don Camillo à Berlusconi.
    • PANE E CIOCCOLATA

      PAIN ET CHOCOLAT

      Nino, laissant derrière lui une femme et deux enfants, a quitté l'Italie pour trouver du travail en Suisse. Serveur dans un grand restaurant, il est en butte à des tracasseries quotidiennes, tant de la part de ses supérieurs que d'un collègue «le Turc», qu'il soupçonne de chercher à l'évincer. Nino, loin de s'avouer déçu, fait tout pour s'adapter au mode de vie local. Un jour cependant, son patron le renvoie à la suite d'un incident insignifiant. Privé de son contrat, Nino décide pourtant de tenter une nouvelle fois sa chance. Il sollicite l'hospitalité d'Elena, une réfugiée politique grecque qui partage un modeste appartement avec son jeune fils et a obtenu la protection d'un fonctionnaire de l'immigration. Un peu plus tard, un industriel italien installé en Suisse pour échapper au fisc lui offre un emploi de valet dans sa luxueuse villa et lui propose de placer ses économies à la banque. Nino quitte Elena, après avoir passé une nuit avec elle. Entre-temps, l'industriel a appris la faillite de ses entreprises et a absorbé plusieurs flacons de barbituriques. Nino arrive trop tard pour le tirer d'affaire et repart totalement démuni.

      Un vieil ami, Gigi, l'aide à se loger dans un foyer de travailleurs immigrés, mais l'atmosphère déprime à tel point Nino qu'il ne tarde pas à repartir. Il entre en contact avec trois couples de «clandestins» qui élèvent des poulets et vivent ensemble dans un ancien poulailler. Leur seule attraction est d'observer les filles et les fils de leur employeur, et leurs amis, jouant ensemble, se baignant nus ou faisant l'amour. Fasciné par le spectacle de ces «demi-dieu» blonds et racés, Nino décide de se teindre les cheveux pour changer radicalement d'identité. D'abord convaincu de son succès, il ne tarde pas à trouver son nouveau rôle insoutenable et provoque une querelle. Expulsé brutalement, il est conduit sous escorte à la gare. Quelques minutes avant le départ de son train, il retrouve Elena, qui a épousé son ami fonctionnaire et obtenu qu'il prolonge le permis de séjour de Nino. A bout de forces, ce dernier renonce à profiter de l'occasion et quitte la jeune femme en l'incitant à rester fidèle à elle-même. Dans le compartiment, des Italiens chantent leur joie de retrouver le pays. A peine le train a-t-il parcouru quelques kilomètres que Nino redescend : il a désormais perdu le sens de son identité, il ne sait plus où aller. Il garde seulement un obscur désir de vivre.

       

      L'identité dans l'exil c'est dans Pane e cioccolata, de BRUSATI, que nous la trouvons exprimée à la frontière du tragique et de la dérision, sans jamais basculer au-delà d'un rire à la fois tendre et pathétique... BRUSATI a volontairement amorcé le spectateur sur un mode mineur, frivole et facilement enjoué: des gags fusent, les trouvailles se succèdent, dans un registre délibérément chaplinesque : avec ce qu'il faut de tendresse et de solitude nostalgique sur un piano nocturne et mozartien. Le personnage de Nino MANFREDI se plie facilement à cette diversité du registre mélancolico-comique d'un déraciné qui se fait de l'ahurissement un peu stupide une cuirasse contre l'hostilité ambiante... A force de perdre le travail et l'espoir, acculé dans l'impasse d'un retour au pays qui serait l'aveu d'une défaite, l'homme va parcourir un itinéraire de dépossession de soi, d'aliénation et de perte d'identité dont le tragique se masque pudiquement sous les maquillages de la dérision et du grotesque...

      Marcel OMS, 

      Dossier de Cinémaction réuni par Michel Serceau : La comédie italienne de Don Camillo à Berlusconi.

    • Réalisation
      Franco Brusati
    • Scénario
      Franco Brusati, Laia Fiastri, Nino Manfredi
    • Image
      Luciano Tovoli
    • Montage
      Mario Morra
    • Musique
      Daniele Patucchi
    • Producteur (s)
      Maurizio Lodi Fè
    • Productions
      Verona Produzioni Cinematografiche
    • Interprètes
      Nino Manfredi, Anna Karina, Johny Dorelli, Paolo Turco, Ugo D'Alessio, Tano Cimarosa, Gianfranco Barra, Giorgio Cerioni
    • Année
      1973
    • Durée
      1h 55
    • Pays de production
      Italie
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