PARENTI SERPENTI

UNE FAMILLE FORMIDABLE

1h 45min
1992
Story of PARENTI SERPENTI
PARENTI SERPENTI UNE FAMILLE FORMIDABLE Dans une ville des Abruzzes la veille de Noël. Comme tous les ans, la famille Colapietro, les deux frères (Eugenio Masciari, Alessandro Haber), les deux sœurs (Marina Confalone, Monica Scattini), conjoints et enfants respectifs, se rassemble chez les parents octogénaires, Trieste (Pia Velsi), encore lucide et active, et Saverio (Paolo Panelli), un ex carabinier qui n’a plus toute sa tête. Sous le regard perçant du petit Mauro (Riccardo Scontrini), 10 ans, les festivités commencent dans une douce atmosphère d’intimité familiale assaisonnée de facéties, potins, souvenirs et plaisanteries. Tout s’annonce de la meilleure manière : réveillon, messe de Minuit, échanges de cadeaux. Mais voilà que grand-mère Trieste annonce que, désormais trop âgés pour vivre seuls, ils souhaitent aller habiter chez l’un des enfants ; à eux de décider chez qui. Consternation générale : d’un seul coup toute la solidarité familiale hypocrite vole en éclats ; les reproches fusent, les jalousies et les rancœurs s’étalent au grand jour… et personne ne veut accueillir les «chers parents» !   « A Sulmona, la ville des Abruzzes qui a donné naissance à Ovide, une grande famille composée de grands-parents et de plusieurs petits-enfants se réunit la veille de Noël. Il en faut peu pour passer de l’apparence fragile de l’affection familiale à une guerre intestine qui fonctionne comme une bombe à retardement. Elle est déclenchée par l’annonce des grands-parents : âgés, ils n’ont pas envie de se retrouver en maison de retraite, aussi ont-ils pensé passer leurs dernières années chez leurs enfants. Monicelli relève le moindre signe de bassesse et de cynisme pour démasquer le mythe de l’unité familiale. Son scénario ne comporte ni innocence, ni pitié, ni empathie. La réalisation, serrée comme jamais, galvanisée par une humanité exécrable et un groupe de comédiens homogène, présente des moments de férocité à la Buñuel. » Mario Sesti, critique cinématographique et documentariste  Rétrospective Mario Monicelli - Villerupt, octobre 2019 (L’idée du scénario est de Carmine Amoroso, scénariste et réalisateur originaire de la région de Sulmona. Par la suite le film a été transposé, avec succès, en pièce de théâtre.)   On a beau se dire que le cinéma n'est parfois que le reflet lointain du réel, que les metteurs en scène ne font pas tous des films pour régler leurs comptes (il arrive qu'ils aiment également raconter des histoires), que la comédie italienne a toujours eu pour objet d'exagérer les situations les plus pathétiques afin de libérer l'émotion (et par là-même le rire), on a beau se dire tout cela, on est quand même heureux de ne pas faire partie de la famille de Mario Monicelli. Parce que même si ces "parents serpents" ne sont qu'une vue de l'esprit, le malaise n'est pas prêt de disparaître. Il est vrai que le cinéaste n'y va pas avec le dos de la cuillère, il en rajoute même de façon gourmande. […] Monicelli pousse même le vice jusqu'à nous la rendre presque sympathique, cette famille, pendant le premier tiers du film. Mais quand le vernis commence à craquer, plus rien ne peut endiguer le flot de boue qui se déverse sur elle. Un vrai jeu de massacre, du Mocky survitaminé, une cure de jouvence, grinçante à souhait, bref un régal… Yves Alion, Le mensuel du cinéma, septembre 1993
    • PARENTI SERPENTI

      UNE FAMILLE FORMIDABLE

      Dans une ville des Abruzzes la veille de Noël. Comme tous les ans, la famille Colapietro, les deux frères (Eugenio Masciari, Alessandro Haber), les deux sœurs (Marina Confalone, Monica Scattini), conjoints et enfants respectifs, se rassemble chez les parents octogénaires, Trieste (Pia Velsi), encore lucide et active, et Saverio (Paolo Panelli), un ex carabinier qui n’a plus toute sa tête. Sous le regard perçant du petit Mauro (Riccardo Scontrini), 10 ans, les festivités commencent dans une douce atmosphère d’intimité familiale assaisonnée de facéties, potins, souvenirs et plaisanteries. Tout s’annonce de la meilleure manière : réveillon, messe de Minuit, échanges de cadeaux. Mais voilà que grand-mère Trieste annonce que, désormais trop âgés pour vivre seuls, ils souhaitent aller habiter chez l’un des enfants ; à eux de décider chez qui. Consternation générale : d’un seul coup toute la solidarité familiale hypocrite vole en éclats ; les reproches fusent, les jalousies et les rancœurs s’étalent au grand jour… et personne ne veut accueillir les «chers parents» !

       

      « A Sulmona, la ville des Abruzzes qui a donné naissance à Ovide, une grande famille composée de grands-parents et de plusieurs petits-enfants se réunit la veille de Noël. Il en faut peu pour passer de l’apparence fragile de l’affection familiale à une guerre intestine qui fonctionne comme une bombe à retardement. Elle est déclenchée par l’annonce des grands-parents : âgés, ils n’ont pas envie de se retrouver en maison de retraite, aussi ont-ils pensé passer leurs dernières années chez leurs enfants. Monicelli relève le moindre signe de bassesse et de cynisme pour démasquer le mythe de l’unité familiale. Son scénario ne comporte ni innocence, ni pitié, ni empathie. La réalisation, serrée comme jamais, galvanisée par une humanité exécrable et un groupe de comédiens homogène, présente des moments de férocité à la Buñuel. »

      Mario Sesti, critique cinématographique et documentariste 

      Rétrospective Mario Monicelli - Villerupt, octobre 2019

      (L’idée du scénario est de Carmine Amoroso, scénariste et réalisateur originaire de la région de Sulmona. Par la suite le film a été transposé, avec succès, en pièce de théâtre.)

       

      On a beau se dire que le cinéma n'est parfois que le reflet lointain du réel, que les metteurs en scène ne font pas tous des films pour régler leurs comptes (il arrive qu'ils aiment également raconter des histoires), que la comédie italienne a toujours eu pour objet d'exagérer les situations les plus pathétiques afin de libérer l'émotion (et par là-même le rire), on a beau se dire tout cela, on est quand même heureux de ne pas faire partie de la famille de Mario Monicelli. Parce que même si ces "parents serpents" ne sont qu'une vue de l'esprit, le malaise n'est pas prêt de disparaître. Il est vrai que le cinéaste n'y va pas avec le dos de la cuillère, il en rajoute même de façon gourmande. […] Monicelli pousse même le vice jusqu'à nous la rendre presque sympathique, cette famille, pendant le premier tiers du film. Mais quand le vernis commence à craquer, plus rien ne peut endiguer le flot de boue qui se déverse sur elle. Un vrai jeu de massacre, du Mocky survitaminé, une cure de jouvence, grinçante à souhait, bref un régal…

      Yves Alion, Le mensuel du cinéma, septembre 1993

    • Scénario
      Carmine Amoroso, avec la collaboration de Suso Cecchi D’Amico, Piero De Bernardi, Mario Monicelli
    • Image
      Franco Di Giacomo
    • Montage
      Ruggero Mastroianni
    • Musique
      Ruy De Cesaris
    • Producteur (s)
      Giovanni Di Clemente
    • Productions
      Clemi Cinematografica
    • Interprètes
      Marina Confalone, Alessandro Haber, Monica Scattini, Cinzia Leone, Eugenio Masciari, Pia Velsi, Paolo Panelli, Tommaso Bianco, Renato Cecchetto, Riccardo Scontrini, Eleonora Albert
    • Année
      1992
    • Durée
      105 min
    • Pays de production
      Italie
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