POSTI IN PIEDI IN PARADISO

Carlo Verdone

0h 1min
2021
Story of POSTI IN PIEDI IN PARADISO
POSTI IN PIEDI IN PARADISO Fulvio (Pierfrancesco Favino) est un journaliste en disgrâce auprès de son rédacteur en chef. Sa femme l’a mis à la porte après la découverte de ses infidélités. En quête d’un logement pour espérer obtenir la garde alternée de sa fille, il s’est adressé à Domenico (Marco Giallini), un agent immobilier, seul lui aussi et sans le sou, en retard chronique pour les versements de la pension alimentaire. Lors de la visite d’un appartement, il rencontre Ulisse (Carlo Verdone), un ancien producteur musical, nostalgique d’un rock pur, propriétaire d’un magasin de disques vinyles. Ses affaires ne vont pas fort. Il vit seul dans l’arrière-boutique de son magasin et ne voit sa fille Agnese (Maria Luisa De Crescenzo) qui vit à Paris avec sa mère (Diane Fleri) que par webcam. Pour Fulvio et Ulisse tous les loyers sont prohibitifs, alors, en dernier ressort, Domenico leur propose de s’associer à eux pour une colocation à trois. Il trouve un appartement qui certes présente quelques inconvénients mais dont le loyer est compatible avec leurs moyens. Leurs problèmes économiques et leurs situations familiales compliquées rendent inconfortable la cohabitation, mais petit à petit ils se connaissent mieux et une certaine entraide se manifeste. C’est ainsi que lorsque Domenico a un malaise, Ulisse et Fulvio appellent un médecin et restent à son chevet. Gloria (Micaela Ramazzotti), une cardiologue pas mal déboussolée par une vie sentimentale chaotique, entre ainsi dans leur univers précaire qui semble n’offrir aucune issue. Seuls leurs enfants, peut-être, leur donneront la force de continuer à se battre.   Les trois colocataires ne sont pas tant des personnages dotés d’une riche psychologie que de purs caractères. Ulisse le résigné, Domenico l’effronté et Fulvio le frustré représentent trois façons d’affronter les difficultés de la vie et Verdone ne leur épargne aucune humiliation. Sans atteindre les sommets de cruauté autopunitive typique des personnages d’Alberto Sordi, on retrouve dans ce film les meilleurs enseignements de l’école romaine de la comédie qui faisait rire sans éluder les tares et les mesquineries des personnages. La naïveté, les gaffes, les mesquineries, ainsi que la banalité d’Ulisse et consorts ne font peut-être pas rire aux éclats mais vont droit au coeur des spectateurs. Vers la fin, lorsque les trois histoires glissent vers un happy end mitigé et que la maturité des jeunes est opposée à l’inconséquence de leurs parents, le film est un peu moins fluide et montre des relâchements dans l’écriture ainsi que quelques banalités. Mais c’est peu de chose face aux mérites de cette comédie qui est sans doute la meilleure de la saison. Paolo MEREGHETTI, Corriere della Sera, 29 février 2012
 
    • POSTI IN PIEDI IN PARADISO

      Fulvio (Pierfrancesco Favino) est un journaliste en disgrâce auprès de son rédacteur en chef. Sa femme l’a mis à la porte après la découverte de ses infidélités. En quête d’un logement pour espérer obtenir la garde alternée de sa fille, il s’est adressé à Domenico (Marco Giallini), un agent immobilier, seul lui aussi et sans le sou, en retard chronique pour les versements de la pension alimentaire. Lors de la visite d’un appartement, il rencontre Ulisse (Carlo Verdone), un ancien producteur musical, nostalgique d’un rock pur, propriétaire d’un magasin de disques vinyles. Ses affaires ne vont pas fort. Il vit seul dans l’arrière-boutique de son magasin et ne voit sa fille Agnese (Maria Luisa De Crescenzo) qui vit à Paris avec sa mère (Diane Fleri) que par webcam. Pour Fulvio et Ulisse tous les loyers sont prohibitifs, alors, en dernier ressort, Domenico leur propose de s’associer à eux pour une colocation à trois. Il trouve un appartement qui certes présente quelques inconvénients mais dont le loyer est compatible avec leurs moyens. Leurs problèmes économiques et leurs situations familiales compliquées rendent inconfortable la cohabitation, mais petit à petit ils se connaissent mieux et une certaine entraide se manifeste. C’est ainsi que lorsque Domenico a un malaise, Ulisse et Fulvio appellent un médecin et restent à son chevet. Gloria (Micaela Ramazzotti), une cardiologue pas mal déboussolée par une vie sentimentale chaotique, entre ainsi dans leur univers précaire qui semble n’offrir aucune issue. Seuls leurs enfants, peut-être, leur donneront la force de continuer à se battre.

       

      Les trois colocataires ne sont pas tant des personnages dotés d’une riche psychologie que de purs caractères. Ulisse le résigné, Domenico l’effronté et Fulvio le frustré
      représentent trois façons d’affronter les difficultés de la vie et Verdone ne leur épargne aucune humiliation. Sans atteindre les sommets de cruauté autopunitive typique des personnages d’Alberto Sordi, on retrouve dans ce film les meilleurs enseignements de l’école romaine de la comédie qui faisait rire sans éluder les tares et les mesquineries des personnages. La naïveté, les gaffes, les mesquineries, ainsi que la banalité d’Ulisse et consorts ne font peut-être pas rire aux éclats mais vont droit au coeur des spectateurs. Vers la fin, lorsque les trois histoires glissent vers un happy end mitigé et que la maturité des jeunes est opposée à l’inconséquence de leurs parents, le film est un peu moins fluide et montre des relâchements dans l’écriture ainsi que quelques banalités. Mais c’est peu de chose face aux mérites de cette comédie qui est sans doute la meilleure de la saison.

      Paolo MEREGHETTI, Corriere della Sera, 29 février 2012

       

    • Réalisation
      Carlo Verdone
    • Scénario
      Carlo Verdone, Pasquale Plastino, Maruska Albertazzi
    • Image
      Danilo Desideri
    • Montage
      Antonio Siciliano
    • Musique
      Fabio Liberatori, Gaetano Currieri
    • Producteur (s)
      Aurelio De Laurentiis, Luigi De Laurentiis
    • Productions
      Filmauro
    • Vente à l’étranger
      Intramovies
    • Interprètes
      Carlo Verdone, Pierfrancesco Favino, Micaela Ramazzotti, Marco Giallini, Diane Fleri, Nicoletta Romanoff, Nadir Caselli, Valentina D&39;Agostino
    • Année
      2012
    • Durée
      1h 59
    • Pays de production
      Italie
    • Format
      VOST
    • Citation
      Pension alimentaire : ça te dit quelque chose ?
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