PRIMO AMORE

PRIMO AMORE

DERNIER AMOUR

Dino Risi

Story of PRIMO AMORE
PRIMO AMORE DERNIER AMOUR C’est au volant de son Alfa décapotable qu’Ugo Cremonesi (Ugo Tognazzi), dit Picchio, arrive à la "Villa Serena", une maison de retraite pour artistes de la scène. Sa voiture, désormais vétuste, symbolise les restes d’un passé glorieux. L’ancien comique de variétés s’installe dans cette villa de façon provisoire, en attendant l’argent de sa retraite qui lui permettra, selon ses dires, de fonder une nouvelle compagnie. C’est ici qu’il retrouve des amis d’antan, ainsi qu’une ancienne amoureuse qui brûle toujours pour lui. Mais c’est le regard de la jeune Renata (Ornella Muti), une servante à tout faire qu’il espère séduire, qui attire son attention. Après une série de péripéties comiques, et une fois sa pension perçue, il décide de quitter les lieux avec Renata à qui il promet un futur glorieux en tant que star de music-hall. Picchio, dont les tours sont désormais désuets, devra se rendre à l’évidence : le monde du spectacle a profondément changé. Le music-hall est mort. Il a été remplacé par des spectacles douteux proposés par des télévisions privées à la recherche de jeunes recrues capables d’aguicher des spectateurs noctambules… Dernier amour est un film sur la fin du désir, de l’amour et de la plénitude de la vie. Risi réfléchit avec amertume sur le temps qui passe et sur la vieillesse qu’il détestait tant. Fabrizio Corallo, réalisateur Rétrospective Dino Risi – Villerupt, octobre 2021   « D’autobiographique, il y a ce sentiment d ‘échec qui accompagne, je crois, chacun d’entre nous, quand la vie commence à courir, d’un mouvement progressivement accéléré jusqu’à la dernière station. Les pensionnaires sont, pour la plupart, d’ex acteurs de variété, des professionnels du "comique". Bien naturel qu’ils rient de la mort. De toute façon, dans presque tous mes derniers films je me suis approché en riant – ou en ricanant – de la mort. C’est chez moi une déformation professionnelle. […] Le film a été tourné à San Pellegrino, durant l’un des plus rudes hivers de ces cinquante dernières années ; mais même si j’avais tourné l’été j’aurais gardé ce côté sombre. Ceux qui se rajeunissent – ou essaient – en s’habillant en clair ne sont pas sympathiques. » Dino Risi, propos recueillis par Lorenzo Codelli Positif, n° 207, juin 1978   Au gré de sa très contemporaine « comédie humaine », il y a (il y a toujours eu) un Risi qui rit et un Risi qui pleure. C'est ici le second qui sollicite notre attention. Le moraliste au scalpel se fait en effet témoin compréhensif et presque attendri pour tracer le portrait doux-amer d'un vieil artiste de variétés (au talent et à la carrière modestes). (…) Ce dont il est question, tient-il à préciser, « c'est le désir humain et éternel de se survivre, de prolonger la jeunesse, de vivre et aimer encore, d'allumer cette flamme qui est l'amour et qui illumine la vie. » Dans cette comédie (car c'en est une), il est de petits coups de bistouri, fugaces mais précis, qui éclairent bien le sens de l'œuvre. Cet humour sur soi qui est bien, comme le disait Boris Vian, la politesse du désespoir. En cabot décati des feux du music-hall, Ugo Tognazzi s’impose - sans complaisance ni outrances - nourrissant son personnage de ses propres expériences : ne fut il pas lui-même artiste de variétés et d'"avant-spectacle" avant de débuter au cinéma ? Quant à Ornella Muti, elle est tout simplement belle à couper le souffle. Michel Boujut - Les Nouvelles Littéraires - 26/10/1978 in Dossier de presse Les Acacias
    • PRIMO AMORE

      DERNIER AMOUR

      C’est au volant de son Alfa décapotable qu’Ugo Cremonesi (Ugo Tognazzi), dit Picchio, arrive à la "Villa Serena", une maison de retraite pour artistes de la scène. Sa voiture, désormais vétuste, symbolise les restes d’un passé glorieux. L’ancien comique de variétés s’installe dans cette villa de façon provisoire, en attendant l’argent de sa retraite qui lui permettra, selon ses dires, de fonder une nouvelle compagnie. C’est ici qu’il retrouve des amis d’antan, ainsi qu’une ancienne amoureuse qui brûle toujours pour lui. Mais c’est le regard de la jeune Renata (Ornella Muti), une servante à tout faire qu’il espère séduire, qui attire son attention. Après une série de péripéties comiques, et une fois sa pension perçue, il décide de quitter les lieux avec Renata à qui il promet un futur glorieux en tant que star de music-hall. Picchio, dont les tours sont désormais désuets, devra se rendre à l’évidence : le monde du spectacle a profondément changé. Le music-hall est mort. Il a été remplacé par des spectacles douteux proposés par des télévisions privées à la recherche de jeunes recrues capables d’aguicher des spectateurs noctambules…

      Dernier amour est un film sur la fin du désir, de l’amour et de la plénitude de la vie. Risi réfléchit avec amertume sur le temps qui passe et sur la vieillesse qu’il détestait tant.

      Fabrizio Corallo, réalisateur
      Rétrospective Dino Risi – Villerupt, octobre 2021

      « D’autobiographique, il y a ce sentiment d ‘échec qui accompagne, je crois, chacun d’entre nous, quand la vie commence à courir, d’un mouvement progressivement accéléré jusqu’à la dernière station.
      Les pensionnaires sont, pour la plupart, d’ex acteurs de variété, des professionnels du "comique". Bien naturel qu’ils rient de la mort. De toute façon, dans presque tous mes derniers films je me suis approché en riant – ou en ricanant – de la mort. C’est chez moi une déformation professionnelle. […]
      Le film a été tourné à San Pellegrino, durant l’un des plus rudes hivers de ces cinquante dernières années ; mais même si j’avais tourné l’été j’aurais gardé ce côté sombre. Ceux qui se rajeunissent – ou essaient – en s’habillant en clair ne sont pas sympathiques. »

      Dino Risi, propos recueillis par Lorenzo Codelli
      Positif, n° 207, juin 1978

       

      Au gré de sa très contemporaine « comédie humaine », il y a (il y a toujours eu) un Risi qui rit et un Risi qui pleure. C'est ici le second qui sollicite notre attention. Le moraliste au scalpel se fait en effet témoin compréhensif et presque attendri pour tracer le portrait doux-amer d'un vieil artiste de variétés (au talent et à la carrière modestes). (…)
      Ce dont il est question, tient-il à préciser, « c'est le désir humain et éternel de se survivre, de prolonger la jeunesse, de vivre et aimer encore, d'allumer cette flamme qui est l'amour et qui illumine la vie. » Dans cette comédie (car c'en est une), il est de petits coups de bistouri, fugaces mais précis, qui éclairent bien le sens de l'œuvre. Cet humour sur soi qui est bien, comme le disait Boris Vian, la politesse du désespoir.
      En cabot décati des feux du music-hall, Ugo Tognazzi s’impose - sans complaisance ni outrances - nourrissant son personnage de ses propres expériences : ne fut il pas lui-même artiste de variétés et d'"avant-spectacle" avant de débuter au cinéma ? Quant à Ornella Muti, elle est tout simplement belle à couper le souffle.

      Michel Boujut - Les Nouvelles Littéraires - 26/10/1978
      in Dossier de presse Les Acacias

    • Réalisation
      Dino Risi
    • Scénario
      Ruggero Maccari, Dino Risi
    • Image
      Tonino Delli Colli
    • Montage
      Alberto Gallitti
    • Musique
      Riz Ortolani
    • Producteur (s)
      Pio Angeletti, Adriano De Micheli
    • Productions
      Dean Film
    • Distribution France
      Les Acacias
    • Interprètes
      Ugo Tognazzi, Ornella Muti, Mario Del Monaco, Riccardo Billi, Caterina Boratto, Enzo Maggio
    • Année
      1978
    • Durée
      1h55
    • Pays de production
      Italie
    • Citation
      « Dis-moi la vérité, désormais, je suis vieille et laide ? Non, tu es toujours très belle et désirable. »
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