SALÒ O LE 120 GIORNATE DI SODOMA
SALÒ OU LES 120 JOURS DE SODOME

SALÒ O LE 120 GIORNATE DI SODOMA

Pier Paolo Pasolini

0h 1min
1975
Story of SALÒ O LE 120 GIORNATE DI SODOMA
SALÒ O LE 120 GIORNATE DI SODOMA SALÒ OU LES 120 JOURS DE SODOME Quatre hommes accompagnés de soldats fascistes sillonnent la campagne de l’Italie du Nord. Ils sélectionnent parmi les jeunes gens qui leur sont présentés, neuf jeunes gens et jeunes filles les mieux faits. Ils les réunissent dans une vaste demeure où ils seront, oubliés de tous, les esclaves de leurs désirs. Première vraie adaptation du marquis de Sade au cinéma, il s’agit d’une adaptation libre réussissant le difficile passage du mot à l’image par un dosage très efficace du dit, du montré et du suggéré. L’univers de Sade devient chez Pasolini un cri de rage, un plongeon horrifié et impuissant dans les profondeurs de l’exploitation de l’homme par l’homme, mais qui laisse aussi, par de brèves illumination, l’idée d’une issue, d’un espoir.   « Ce film n’est pas autre chose que la transposition cinématographique du roman de Sade Les 120 jours de Sodome. Je veux dire que j’ai été absolument fidèle à la psychologie des personnages et à leurs actions, et que je n’ai rien ajouté venant de moi ; même l’architecture de la narration est identique : elle évidemment très synthétisée. Pour faire cette synthèse, j’ai eu recours à une idée que Sade avait certainement à l’esprit, c’est le modèle de Dante. J’ai pu ainsi réduire, de manière dantesque, dans certains discours, dans certaines journées exemplaires, l’immense catalogue de Sade. Il y a une sorte de Anti-Inferno (vestibule de l’Enfer), suivi du Sang. En conséquence, les Historiennes qui, dans le roman de Sade, sont quatre, ici sont trois : la quatrième est devenue une « virtuose », elle accompagne au piano le récit des trois autres. « Curval, Blangis, Durcet, l’évêque, c’est-à-dire les personnages de Sade (qui s’avèreront clairement être des SS en civil) se comportent exactement avec leurs victimes comme les nazi-fascistes avec les leurs : ils les considèrent comme des objets entre leurs mains et détruisent a priori toute possibilité de rapport humain entre elles. » Pier Paolo Pasolini (d’après le catalogue de la 45è Rencontre Internationale de Cinéma de Pontarlier, 1995)
    • SALÒ O LE 120 GIORNATE DI SODOMA

      SALÒ OU LES 120 JOURS DE SODOME

      Quatre hommes accompagnés de soldats fascistes sillonnent la campagne de l’Italie du Nord. Ils sélectionnent parmi les jeunes gens qui leur sont présentés, neuf jeunes gens et jeunes filles les mieux faits. Ils les réunissent dans une vaste demeure où ils seront, oubliés de tous, les esclaves de leurs désirs. Première vraie adaptation du marquis de Sade au cinéma, il s’agit d’une adaptation libre réussissant le difficile passage du mot à l’image par un dosage très efficace du dit, du montré et du suggéré. L’univers de Sade devient chez Pasolini un cri de rage, un plongeon horrifié et impuissant dans les profondeurs de l’exploitation de l’homme par l’homme, mais qui laisse aussi, par de brèves illumination, l’idée d’une issue, d’un espoir.

       

      « Ce film n’est pas autre chose que la transposition cinématographique du roman de Sade Les 120 jours de Sodome. Je veux dire que j’ai été absolument fidèle à la psychologie des personnages et à leurs actions, et que je n’ai rien ajouté venant de moi ; même l’architecture de la narration est identique : elle évidemment très synthétisée. Pour faire cette synthèse, j’ai eu recours à une idée que Sade avait certainement à l’esprit, c’est le modèle de Dante. J’ai pu ainsi réduire, de manière dantesque, dans certains discours, dans certaines journées exemplaires, l’immense catalogue de Sade. Il y a une sorte de Anti-Inferno (vestibule de l’Enfer), suivi du Sang. En conséquence, les Historiennes qui, dans le roman de Sade, sont quatre, ici sont trois : la quatrième est devenue une « virtuose », elle accompagne au piano le récit des trois autres.

      « Curval, Blangis, Durcet, l’évêque, c’est-à-dire les personnages de Sade (qui s’avèreront clairement être des SS en civil) se comportent exactement avec leurs victimes comme les nazi-fascistes avec les leurs : ils les considèrent comme des objets entre leurs mains et détruisent a priori toute possibilité de rapport humain entre elles. »

      Pier Paolo Pasolini

      (d’après le catalogue de la 45è Rencontre Internationale de Cinéma de Pontarlier, 1995)

    • Réalisation
      Pier Paolo Pasolini
    • Scenario
      Sergio Citti, Pier Paolo Pasolini
    • Image
      Tonino Delli Colli
    • Montage
      Nino Baragli, Tatiana Casini Morigi
    • Musique
      Ennio Morricone
    • Producer (s)
      Alberto Grimaldi
    • Productions
      PEA , Artistes Associés
    • Distribution France
      Carlotta Films
    • Interprètes
      Paolo Bonacelli , Giorgio Cataldi ,  Umberto Paolo Quintavalle ,  Aldo Valleti, Caterina Boratto, Hélène Surgère, Elsa De Giorgi
    • Année
      1975
    • Durée
      1h 57
    • Pays de production
      Italie, France
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