SCIUSCIÀ

SCIUSCIA

Vittorio De Sica

0h 1min
2021
Story of SCIUSCIÀ
SCIUSCIÀ Emu par le sort des enfants de la guerre, livrés à eux mêmes dans les rues, DE SICA s’intéresse à deux d’entre eux. Ces deux-là, pour gagner leur vie cirent les chaussures des soldats américains. Pour les interpeller, ils inventent un mot, à mi-parcours entre la langue de Shakespeare et celle de Dante : Sciuscià… Ce nom  finira par les désigner. Simiette et Capellone, lorsqu’ils ont quelques lires en poche, courent à l’hippodrome de la villa Borghese, pour y louer un cheval. Ils vivent là, en selle, quelques minutes de bonheur avant de retourner à leur gagne-pain. A partir de ces faits réels Cesare ZAVATTINI, entraîne son équipe de scénaristes vers  la réalité sordide de l’après-guerre qui mêle Pasquale et son jeune compagnon Giuseppe aux trafics du marché noir. Scuiscià ne fait pas une étude  sociologique sur la délinquance, mais plutôt l’histoire d’une amitié corrompue par le monde des adultes. La terrible séquence finale est à la mesure de l’innocence perdue. Elle est aussi magnifiquement représentative d’une œuvre forte, pudique, où la détresse est sublimée par la poésie. L’épreuve de la prison a séparé les deux garçons. Estimant qu’il a trahi leur serment de fidélité, Pasquale attaque Giuseppe et se met à le frapper, provoquant involontairement sa mort. Désespéré, il crie son nom, tandis que le cheval  blanc qu’ils avaient acheté avec le fruit de leur trafic, et qui symbolisait leur rêve, s’enfuit au grand galop dans la nuit.   Premier d'une trilogie phare du néoréalisme italien, Sciusciàsera suivi du très célèbre Voleur de bicyclette et de Miracle à Milan, films à la double signature : Vittorio DE SICA pour la réalisation, mais aussi Cesare ZAVATTINI, scénariste et théoricien. La réédition aujourd'hui de Sciusciàgrâce au dynamisme d’un "petit" distributeur se justifie d'autant plus que le film était, commercialement du moins, en voie de perdition. Mais tout autant parce qu'il s'agit de l'une des œuvres les plus sensibles du cinéaste-comédien. Sur le décor, cassé, d'une Italie en ruines, DE SICA se montre poète de l'enfance. Sciusciàest le cri, la formule qu'ils espèrent magique avec laquelle les enfants abandonnés de l'après-guerre, devenus cireurs de souliers, tentent d'arrêter le grand et riche soldat américain qui passe. "Shoe Shine" croient-ils dire. Un cri d'enfant, le cri d'un pays aussi, répercuté à l'infini depuis quarante ans, dont l'écho rebondit encore et maintenant du côté de l'Amérique latine. Un cri sans fin, hélas ! C'est pourquoi nous l'entendons toujours aussi bien. l'Humanité(C. S.), 28 septembre 1984
    • SCIUSCIÀ

      Emu par le sort des enfants de la guerre, livrés à eux mêmes dans les rues, DE SICA s’intéresse à deux d’entre eux. Ces deux-là, pour gagner leur vie cirent les chaussures des soldats américains. Pour les interpeller, ils inventent un mot, à mi-parcours entre la langue de Shakespeare et celle de Dante : Sciuscià… Ce nom  finira par les désigner.

      Simiette et Capellone, lorsqu’ils ont quelques lires en poche, courent à l’hippodrome de la villa Borghese, pour y louer un cheval. Ils vivent là, en selle, quelques minutes de bonheur avant de retourner à leur gagne-pain.

      A partir de ces faits réels Cesare ZAVATTINI, entraîne son équipe de scénaristes vers  la réalité sordide de l’après-guerre qui mêle Pasquale et son jeune compagnon Giuseppe aux trafics du marché noir. Scuiscià ne fait pas une étude  sociologique sur la délinquance, mais plutôt l’histoire d’une amitié corrompue par le monde des adultes. La terrible séquence finale est à la mesure de l’innocence perdue. Elle est aussi magnifiquement représentative d’une œuvre forte, pudique, où la détresse est sublimée par la poésie.

      L’épreuve de la prison a séparé les deux garçons. Estimant qu’il a trahi leur serment de fidélité, Pasquale attaque Giuseppe et se met à le frapper, provoquant involontairement sa mort. Désespéré, il crie son nom, tandis que le cheval  blanc qu’ils avaient acheté avec le fruit de leur trafic, et qui symbolisait leur rêve, s’enfuit au grand galop dans la nuit.

       

      Premier d'une trilogie phare du néoréalisme italien, Sciusciàsera suivi du très célèbre Voleur de bicyclette et de Miracle à Milan, films à la double signature : Vittorio DE SICA pour la réalisation, mais aussi Cesare ZAVATTINI, scénariste et théoricien. La réédition aujourd'hui de Sciusciàgrâce au dynamisme d’un "petit" distributeur se justifie d'autant plus que le film était, commercialement du moins, en voie de perdition. Mais tout autant parce qu'il s'agit de l'une des œuvres les plus sensibles du cinéaste-comédien. Sur le décor, cassé, d'une Italie en ruines, DE SICA se montre poète de l'enfance. Sciusciàest le cri, la formule qu'ils espèrent magique avec laquelle les enfants abandonnés de l'après-guerre, devenus cireurs de souliers, tentent d'arrêter le grand et riche soldat américain qui passe. "Shoe Shine" croient-ils dire. Un cri d'enfant, le cri d'un pays aussi, répercuté à l'infini depuis quarante ans, dont l'écho rebondit encore et maintenant du côté de l'Amérique latine. Un cri sans fin, hélas ! C'est pourquoi nous l'entendons toujours aussi bien.

      l'Humanité(C. S.), 28 septembre 1984

    • Réalisation
      Vittorio De Sica
    • Scénario
      Cesare Zavattini, Sergio Amidei, A. Franci, C.G. Viola, Vittorio de Sica
    • Image
      Anchise Brizzi
    • Montage
      Nicolò Lazzari
    • Musique
      Alessandro Cicognini
    • Producteur (s)
      Giuseppe Amato
    • Productions
      Alfa Cinematografica
    • Interprètes
      Franco Interlenghi, Rinaldo Smordoni, Amiello Mele, Bruno Ortensi, Anna Pedoni, Enrico De Silva, Antonio Lo Nigro, Emilio Cigoli, Angelo D’Amico
    • Année
      1946
    • Durée
      1h 30
    • Pays de production
      Italie
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